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Can Atalay, détenu, sur l'actualité : « Notre réalité évidente est que nous sommes un pays sans Constitution »

Le député de Hatay, Can Atalay, a vivement critiqué, dans une déclaration publiée sur son compte de réseau social, les interventions judiciaires et administratives visant le CHP.

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Can Atalay, détenu, sur l'actualité : « Notre réalité évidente est que nous sommes un pays sans Constitution »

Le député de Hatay, Can Atalay, maintenu en détention malgré les décisions de la Cour constitutionnelle, a publié une déclaration suite à la décision de « nullité absolue » visant le CHP et à l'évacuation forcée du siège du parti par la police. Atalay a souligné que ces événements visent l'ensemble de l'opposition sociale.

Le député de Hatay du Parti des travailleurs de Turquie (TİP), Can Atalay, actuellement détenu à la prison de Silivri, a vivement critiqué, via son compte de réseau social, les interventions judiciaires et administratives se développant autour du CHP. Affirmant que les décisions prises ne concernent pas seulement un parti, mais l'ensemble du pays, Atalay a déclaré : « L'essence du processus est : "Je ne permets pas que mon pouvoir soit remis en question". »

« BIEN QUE LES DÉCISIONS VISENT LE CHP, LEUR PORTÉE DÉPASSE LE CHP »

Notant que les décisions judiciaires sont prises dans le but de contrôler et de diriger la politique par le biais de « la justice et de l'administration », Can Atalay a précisé qu'une stratégie à deux volets est mise en œuvre et a exprimé ce qui suit :

« Notre réalité évidente est que nous sommes un pays sans Constitution. Ceux qui ne respectent pas les décisions de la Cour constitutionnelle appellent la société à respecter les décisions judiciaires. Ceux qui considèrent le pouvoir comme leur propriété privée s'efforcent d'imposer l'arbitraire dans tous les domaines, y compris la justice, pour assurer la pérennité de leur pouvoir... Ils suivent la voie consistant à dire : "J'ouvre un espace à ceux qui ne contestent pas mon pouvoir, et je m'en prends à ceux qui aspirent au pouvoir jusqu'à ce qu'ils se soumettent". C'est pourquoi, bien que les décisions visent le CHP, leur portée dépasse le CHP et concerne l'ensemble de notre vie politique et sociale. »

« COMMENT LE CITOYEN DÉTERMINERA-T-IL LE POUVOIR PAR LE BIAIS DES ÉLECTIONS ? »

Exprimant que l'ingérence dans la politique par le biais de la justice paralyserait la volonté du peuple, Atalay a posé ces questions critiques dans sa déclaration :

« Si la politique est interférée par le biais de "la justice", comment le citoyen pourra-t-il déterminer le pouvoir par le biais d'élections déjà limitées ? Comment le citoyen exercera-t-il ses droits et libertés démocratiques, y compris la recherche d'un nouveau pouvoir, comment s'organisera-t-il et comment sera-t-il efficace dans la vie du pays ? »

« NOUS ALLONS SORTIR LA CONSTITUTION DE SA SUSPENSION ET REMETTRE LE DROIT SUR PIEDS »

Déclarant que la solidarité manifestée par l'opposition sociale est porteuse d'espoir et que seule la posture ferme des citoyens peut empêcher cette dérive dangereuse, le député de Hatay a conclu son message par ces mots :

« Je crois que l'opposition sociale s'opposera aux tentatives de diversion par des jeux bureaucratiques, d'apaisement, de gain de temps et de régulation de la politique par des faits accomplis, dans une unité solidaire, résiliente, persistante et patiente. Nous surmonterons ces jours ensemble grâce à la solidarité. Nous sortirons la Constitution de sa suspension et remettrons le droit et les institutions sur pieds. En démocratisant notre République, nous poursuivrons notre marche vers une Turquie égale et libre. »

Voici l'intégralité des déclarations d'Atalay :

« Notre réalité évidente est que nous sommes un pays sans Constitution. Ceux qui ne respectent pas les décisions de la Cour constitutionnelle appellent la société à respecter les décisions judiciaires. La ou les décisions visent à contrôler et à diriger la politique par le biais de la justice et de l'administration. Ceux qui considèrent le pouvoir comme leur propriété privée s'efforcent d'imposer l'arbitraire dans tous les domaines, y compris la justice, pour assurer la pérennité de leur pouvoir... L'essence du processus est : “Je ne permets pas que mon pouvoir soit remis en question”. Tous les moyens administratifs et judiciaires sont utilisés sans égard pour la Constitution, les lois ou les règles, et une stratégie à deux volets est mise en œuvre. Ils suivent la voie consistant à dire : “J'ouvre un espace à ceux qui ne contestent pas mon pouvoir, et je m'en prends à ceux qui aspirent au pouvoir jusqu'à ce qu'ils se soumettent”.

C'est pourquoi la ou les décisions, bien qu'elles visent le CHP, dépassent le CHP et concernent l'ensemble de notre vie politique et sociale. Si la politique est interférée par le biais de “la justice”, comment le citoyen pourra-t-il déterminer le pouvoir par le biais d'élections déjà limitées ?

Comment le citoyen exercera-t-il ses droits et libertés démocratiques, y compris la recherche d'un nouveau pouvoir, comment s'organisera-t-il et comment sera-t-il efficace dans la vie du pays ? La solidarité manifestée par l'opposition sociale face à cette décision est porteuse d'espoir. Ce qui mettra fin à cette dérive dangereuse, c'est la posture ferme que montreront les citoyens, ainsi que toutes les organisations et mouvements sociaux et politiques. Le mouvement citoyen démocratique existant depuis le 19 mars 2025 est important, il constitue un point d'appui.

Je crois que l'opposition sociale s'opposera aux tentatives de diversion par des jeux bureaucratiques, d'apaisement, de gain de temps et de régulation de la politique par des faits accomplis, dans une unité solidaire, résiliente, persistante et patiente. Nous surmonterons ces jours ensemble grâce à la solidarité. Nous sortirons la Constitution de sa suspension et remettrons le droit et les institutions sur pieds. En démocratisant notre République, nous poursuivrons notre marche vers une Turquie égale et libre. »


Source de l'actualité: 12punto