Coup dur de la Cour constitutionnelle contre le palais : la manœuvre d'Erdoğan jugée inconstitutionnelle
Saisie par le CHP, la Cour constitutionnelle a examiné le dossier et a empêché l'exécutif d'usurper les pouvoirs du corps législatif.
Saisie par le CHP, la Cour constitutionnelle (AYM) a annulé le pouvoir du président Recep Tayyip Erdoğan de créer des postes dans les universités par simple décret, au motif que cela dépassait les limites constitutionnelles. La Haute Cour a opposé une fin de non-recevoir en rappelant que « les universités sont régies par la loi ».
En examinant le dossier suite à la plainte déposée par le CHP, la Cour constitutionnelle n'a pas permis à l'exécutif d'usurper les prérogatives du pouvoir législatif. La Haute Cour a mis un terme à la création de postes dans la fonction publique par une simple signature, rendant une décision d'annulation critique, publiée au Journal officiel.
RECOURS DU CHP SUR LA SÉPARATION DES POUVOIRS : « VOUS NE POUVEZ PAS IGNORER LA LOI ! »
La crise a été déclenchée par le recours déposé auprès de la Cour constitutionnelle par les députés agissant au nom du groupe CHP. L'opposition a soutenu que les articles du décret sur la « Création de postes dans certaines institutions et organisations publiques », promulgué par l'AKP, violaient directement la Constitution. Dans la requête, il a été souligné que les procédures de recrutement du personnel chargé des missions essentielles au service public doivent être effectuées exclusivement par la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), c'est-à-dire par la loi. Il a été particulièrement mis en avant que la création de postes au sein de l'Université d'Istanbul devait être façonnée par la volonté du Parlement et non par décret, ce qui constitue une obligation constitutionnelle.
« LES UNIVERSITÉS SONT AUTONOMES, ELLES NE PEUVENT ÊTRE GÉRÉES PAR DÉCRET ! »
Rappelant l'article 130 de la Constitution, la Haute Cour a clairement statué que l'organisation et la structure des organes des établissements d'enseignement supérieur ne peuvent être régies que par la loi. Précisant que les décrets présidentiels ne peuvent interférer dans le domaine du pouvoir législatif, la Cour constitutionnelle a annulé ce pouvoir du Palais concernant les postes universitaires.
« LE PARLEMENT DOIT LÉGIFÉRER »
Suite à cette décision historique d'annulation, la Cour constitutionnelle a accordé un délai au gouvernement afin d'éviter tout vide juridique ou chaos soudain dans le système public et académique. Il a été décidé que cette décision d'annulation stricte, publiée au Journal officiel, entrerait en vigueur dans neuf mois.
Source de l'actualité: 12punto
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