Décision de grève des coursiers de Yemeksepeti ! Ils cesseront le travail pendant trois jours pour réclamer des conditions de travail dignes
Les coursiers à moto travaillant pour Yemeksepeti ont annoncé qu'ils cesseraient collectivement le travail les 18, 19 et 20 janvier, suite au refus de satisfaire leurs demandes d'amélioration des conditions de travail.
La vice-présidente du Parti du travail (EMEP) et députée de Gaziantep, Sevda Karaca, a annoncé sur son compte de réseau social qu'elle soutenait la décision de grève des coursiers de Yemeksepeti. Dans sa déclaration, Mme Karaca a souligné que les coursiers réclament depuis longtemps la garantie de leurs droits fondamentaux, tels qu'un salaire équitable, un système de primes transparent, des conditions de travail sûres et une participation aux mécanismes de décision.
Mme Karaca a déclaré dans sa publication :
"Les coursiers de Yemeksepeti vont couper le contact les 18, 19 et 20 janvier pour exiger des conditions de vie et de travail dignes ! Les revendications que les travailleurs coursiers à moto expriment depuis des mois sont extrêmement claires : une rémunération transparente, un système de bonus accessible, un équilibre juste entre distance et salaire, des conditions de travail sûres et une participation aux processus de décision. En réponse, l'attitude des patrons est tout aussi claire : ignorer, temporiser et continuer à imposer leurs conditions. Les entreprises de plateformes utilisent la technologie comme un bouclier pour tenter de condamner les travailleurs à la précarité.
Cet ordre imposé aujourd'hui aux coursiers à moto est celui que l'on veut rendre "normal" demain pour l'ensemble du secteur des services. C'est pourquoi la lutte des travailleurs coursiers n'est pas une question limitée à un seul lieu de travail. Il s'agit d'une lutte de classe ouverte menée contre la dévalorisation du travail. Les travailleurs coursiers à moto ne sont pas seuls. Nous amplifierons la voix qu'ils élèvent les 18, 19 et 20 janvier. Nous porterons également leurs revendications le plus haut possible dans tous les espaces de lutte où nous nous trouvons."
Les coursiers précisent qu'avec ces trois jours de débrayage, ils ne réclament pas seulement de meilleures conditions pour leurs propres droits, mais pour tous les travailleurs du secteur des services. Comme le souligne Mme Karaca, cette lutte est perçue au-delà d'une grève individuelle, comme une étape vers la protection des droits des travailleurs et la redéfinition de la valeur du travail.
Source de l'actualité: 12punto
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