Décision de la Cour constitutionnelle sur le CİMER : annulé pour inconstitutionnalité
La Cour constitutionnelle a expliqué les motifs de sa décision dans un communiqué de presse concernant « l'annulation de la règle prévoyant que les procédures et principes de fonctionnement du CİMER soient déterminés par un règlement émis par le Président ».
La Cour constitutionnelle a annulé le décret présidentiel n° 101, qui permettait de soumettre des demandes aux institutions et organismes publics via la plateforme CİMER.
Dans un communiqué de presse, la Cour constitutionnelle a expliqué les motifs de cette demande d'annulation comme suit :
« IL A ÉTÉ AVANCÉ QU'IL EST CONTRAIRE À LA CONSTITUTION »
« Dans la requête, il est résumé que : la règle relative à la liberté de recours, au droit de pétition et au droit d'accès à l'information contient des dispositions dans un domaine interdit qui ne peut être réglementé par décret présidentiel (CBK) ; les réglementations prévoyant des limitations aux droits et libertés fondamentaux doivent être faites exclusivement par la loi ; la règle réglemente des questions déjà clairement définies par la loi ; et il a été avancé que la règle est contraire à la Constitution car elle n'est prévisible ni pour les individus ni pour l'administration. »
L'évaluation de la Cour contient les déclarations suivantes :
« NE PEUT ÊTRE RÉGLEMENTÉ PAR DÉCRET PRÉSIDENTIEL »
Le droit de pétition et le droit d'accès à l'information sont garantis par l'article 74 de la Constitution. L'article 104 de la Constitution stipule que les droits fondamentaux, les droits et devoirs individuels figurant dans les première et deuxième sections de la deuxième partie de la Constitution, ainsi que les droits et devoirs politiques figurant dans la quatrième section, ne peuvent être réglementés par décret présidentiel. Compte tenu de l'objectif de l'institution visée par la règle contestée, il a été constaté que les missions assumées et les activités menées par le CİMER relèvent du droit de pétition et du droit d'accès à l'information garantis par l'article 74 de la Constitution. À cet égard, il a été conclu que la règle contenant des dispositions relatives au droit de pétition et au droit d'accès à l'information concerne un domaine interdit qui ne peut être réglementé par décret présidentiel.
Par ailleurs, une relation importante peut apparaître entre le droit d'accès à l'information et de nombreux autres droits et libertés fondamentaux garantis par la Constitution, notamment la liberté d'expression, qui relèvent également du domaine interdit ne pouvant être réglementé par décret présidentiel. Dans ce contexte, il a été évalué que les réglementations concernant le droit d'accès à l'information pourraient, dans certains cas, avoir des effets et des conséquences sur d'autres droits et libertés fondamentaux liés à ce droit et relevant du domaine interdit.
Pour les raisons exposées, la Cour constitutionnelle a décidé que la règle est contraire à la Constitution et a prononcé son annulation.
UNE RÉGLEMENTATION EST NÉCESSAIRE
La Cour constitutionnelle a décidé que l'annulation entrerait en vigueur neuf mois après la publication de la décision au Journal officiel, ce qui nécessitera l'adoption d'une réglementation législative pour assurer la poursuite de l'application.
Source de l'actualité: 12punto
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