Des avocats ayant porté les allégations de Sedat Peker devant le parquet risquent la prison : accusation d'insulte au président
Les plaintes déposées par des avocats, relayant les allégations formulées en 2021 sur les réseaux sociaux par le chef de réseau criminel Sedat Peker, ont été qualifiées d'« insulte au président », et des peines de prison ont été requises contre ces avocats.
Le parquet général de Bakırköy a préparé un acte d'accusation contre les avocats Pınar Akbina Karaman, Ali Serdar Çıngı et Fettah Ayhan Erkan, membres du Parti de libération du peuple (HKP).
La plainte déposée par les avocats, qui portait devant le procureur les allégations exprimées en 2021 sur les réseaux sociaux par Sedat Peker, visé par un mandat d'arrêt en tant que chef de réseau criminel organisé, a servi de base à cette procédure.
ILS AVAIENT DÉPOSÉ PLAINTE
Dans la requête soumise au parquet général d'Istanbul le 12 juillet 2021, les avocats faisaient référence aux messages publiés par Sedat Peker sur les réseaux sociaux ainsi qu'aux reportages et émissions télévisées étayant ces allégations.
La plainte visait le président et président général de l'AKP, Recep Tayyip Erdoğan, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Süleyman Soylu, l'ancien ministre du Trésor et des Finances, Berat Albayrak, le président de la branche jeunesse de l'AKP à Istanbul, Osman Tomakin, le président de la branche jeunesse de l'Organisation de la coopération islamique, Taha Ayhan, l'ancien président de la branche jeunesse de l'AKP à Esenyurt, Abdülsebur Soğanlı, ainsi que le membre du personnel du ministère de l'Intérieur, Ahmet Onay, et « d'autres personnes dont l'identité n'a pu être établie ».
Selon les informations d'Ufuk Sepetçi pour le journal Cumhuriyet, la requête relayait les allégations de Peker selon lesquelles « après le 15 juillet, des armes de type Kalachnikov non enregistrées dans l'inventaire de l'État auraient été distribuées aux branches jeunesse de l'AKP ». Il était en outre précisé que cette situation indiquait l'existence d'une « organisation illégale au sein de l'État » et que les procureurs de la République avaient l'obligation d'ouvrir une enquête d'office.
LA PLAINTE DES AVOCATS QUALIFIÉE D'INSULTE AU PRÉSIDENT
Le parquet général de Bakırköy a, pour sa part, estimé que les expressions utilisées dans les requêtes à l'encontre du président Erdoğan constituaient le délit d'« insulte au président » au sens de l'article 299 du Code pénal turc (TCK). L'acte d'accusation requiert une peine allant jusqu'à 4 ans de prison pour les trois avocats.
Source de l'actualité: 12punto
Les plus lus
Vive réaction de l'Iran à l'attaque ukrainienne en mer Caspienne
Nos citoyens syriaques et arméniens disent « Que Dieu bénisse Erdoğan »
Le « brouillon » de Lausanne de la présidence... Le nouveau parti d'Özgür Özel...
Il fait un signe de la main à son interlocuteur au téléphone, puis tue le glacier
Si vous n'aviez pas d'argent, vous ne pouviez pas vous faire soigner ; désormais, vous ne pouvez même plus devenir médecin
Une femme sort à moitié nue dans la rue puis se jette du 3e étage
Les « Sultanes du Filet » sont championnes de la Ligue des Nations FIVB 2026 !
Qu'ont-ils exigé d'İsmet Pacha à Lausanne ?
Allégation de « démission de 10 députés » au sein du YENİ Parti
Şengül Yılmaz est le nom qui a attiré l'attention lors de la cérémonie de remise des épinglettes