Trouvez les actualités publiées dans la plage de dates ci-dessous
et et
et et
et et
Effacer
Euro
Arrow
53,9958
Dollar
Arrow
47,3674
Livre sterling
Arrow
62,8837
Or
Arrow
6165,9934
BIST 100
Arrow
10.729

Explication du tribunal sur la peine légère dans l'affaire de l'hôtel Isias : « Ils ont compté sur leur chance »

Le jugement motivé a été rendu dans le procès concernant les fonctionnaires publics poursuivis pour l'effondrement de l'hôtel Grand Isias à Adıyaman, où 72 personnes, dont 26 enfants venus de la RTCN pour un tournoi de volley-ball, ont perdu la vie.

Ne laisse pas l'algorithme choisir tes actualités, décide toi-même ce que tu lis. Ajoute 12punto à tes sources préférées !
Explication du tribunal sur la peine légère dans l'affaire de l'hôtel Isias : « Ils ont compté sur leur chance »

Dans le cadre du procès ouvert contre des fonctionnaires publics concernant l'effondrement de l'hôtel Grand Isias lors du séisme, le tribunal a condamné l'ancien directeur de l'urbanisme Mehmet Salih Alkayış, le chef du bureau des permis Bilal Balcı et l'ancien maire adjoint Osman Bulut à 10 ans de prison pour « homicide et blessures involontaires par négligence consciente ».

L'ancien directeur de l'urbanisme de la municipalité d'Adıyaman, Yusuf Gül, ainsi qu'Abdurrahman Karaaslan et Fazlı Karakuş, employés au service des permis, ont été acquittés.

Selon les informations de Cengiz Anıl Bölükbaş pour T24, la 1ère Cour d'assises d'Adıyaman a publié le jugement motivé relatif à cette affaire.

La 1ère Cour d'assises d'Adıyaman a justifié le choix de retenir la qualification de « négligence consciente » — qui limite la peine à un maximum de 22,5 ans — plutôt que celle de « dol éventuel » (qui aurait permis des peines équivalentes à celles pour « meurtre ») en invoquant le facteur « chance ». Dans le jugement motivé, l'ampleur des séismes du 6 février et le fait qu'un tel séisme ne s'était jamais produit auparavant à Adıyaman ont été présentés comme des éléments en faveur des accusés. Le tribunal a déclaré que, bien que le séisme fût prévisible, les accusés pensaient qu'il ne se produirait pas et ont compté sur leur chance. Pour ces raisons, le tribunal a estimé que les actes des accusés devaient être évalués dans le cadre d'une « négligence consciente ».

LES DIFFÉRENCES EXPLIQUÉES

Dans le jugement motivé, il est précisé que la différence la plus marquée entre le dol éventuel et le dol direct réside dans l'élément de connaissance présent dans le dol direct.

Il est indiqué que l'autre élément distinguant le dol éventuel du dol direct est le fait qu'il soit « probable » que les éléments constitutifs de l'infraction se réalisent. Le jugement motivé stipule : « Dans une telle situation, l'auteur accepte la survenance d'un résultat qui, bien que non certain, est très probablement susceptible de se produire, et il prend le risque avec l'idée que "advienne que pourra" ; il ne fait aucun effort pour empêcher la réalisation du résultat. Dans le dol éventuel, bien que la réalisation d'un résultat défini par la loi soit considérée comme probable, ce résultat est accepté par l'auteur. »

Soulignant que dans la négligence simple, l'auteur ne prévoit pas le résultat pourtant prévisible, alors que dans la négligence consciente, il l'a prévu, le jugement motivé précise : « Dans la négligence consciente, le résultat survenu n'a pas été souhaité par l'auteur, bien qu'il l'ait prévu. En réalité, la dangerosité d'une personne qui, tout en prévoyant le résultat, agit en comptant uniquement sur sa chance, sur d'autres facteurs, voire sur ses propres compétences ou connaissances, ne peut être mise sur le même plan que celle d'une personne qui n'a pas pu prévoir ce résultat. Quiconque prévoit le résultat est tenu de ne pas accomplir l'acte qui, quoi qu'il arrive, entraînera ce résultat. »

L'AMPLEUR DU SÉISME A ÉGALEMENT ÉTÉ DÉTERMINANTE

L'ampleur des séismes du 6 février et l'absence de précédent d'un séisme d'une telle magnitude à Adıyaman ont été avancées comme justification pour condamner les fonctionnaires accusés pour « homicide par négligence consciente » plutôt que pour « dol éventuel ».

Dans le jugement, en attirant l'attention sur l'intervalle de temps entre les dates de délivrance des permis de construire et d'occupation de l'hôtel Isias et les séismes du 6 février, il est indiqué qu'il n'a pas été possible de parvenir à une conviction certaine quant au fait qu'ils aient agi avec un dol éventuel.

Le jugement motivé souligne que les accusés ont commis leurs actes en espérant que le séisme, pourtant prévisible, ne se produirait pas, ou en comptant sur leur chance. Pour cette raison, le tribunal a conclu que les actes des accusés devaient être évalués dans le cadre d'une « négligence consciente ».


Source de l'actualité: 12punto

Séisme du 6 février acquittement Maire procès Peine de prison agents publics