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Message du conseiller principal du président sur la « nouvelle constitution » : « Les 3 premiers articles... »

Mehmet Uçum, conseiller principal du président et vice-président du Conseil des politiques juridiques de la présidence, a partagé un article intitulé « Nouvelle Constitution » sur son compte X. Dans sa publication, M. Uçum a déclaré : « Il est clair que les principes de notre République et notre acquis démocratique constitueront le socle, c'est-à-dire la base la plus solide, de la nouvelle constitution. »

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Message du conseiller principal du président sur la « nouvelle constitution » : « Les 3 premiers articles... »

Mehmet Uçum, conseiller principal du président et vice-président du Conseil des politiques juridiques de la présidence, a publié un article intitulé « Nouvelle Constitution » sur son compte X. 

Dans son texte, M. Uçum a évoqué la nécessité d'une « nouvelle constitution ». Voici les propos tenus par M. Uçum dans son article :

"Le débat sur la « Nouvelle Constitution » revient au premier plan de l'agenda habituel de la Turquie. Il est clair que ce débat se poursuivra jusqu'à ce que notre pays se dote d'une nouvelle constitution. Car la nouvelle constitution est un besoin objectif de la Turquie, indépendant des évaluations subjectives et des volontés individuelles. Tant que ce besoin ne sera pas satisfait, la nouvelle constitution continuera d'être à l'ordre du jour de notre pays. 

Bien qu'une nouvelle constitution soit visée, il est largement admis par l'ensemble de la société qu'il ne s'agira pas d'une construction partant de zéro ou d'une remise à plat totale. 

Une constitution (c'est-à-dire les trois premiers articles) fondée sur la République, sur le leader fondateur de notre République, Atatürk, sur la structure unitaire, sur la justice et les droits de l'homme, sur un État démocratique, laïc, social et de droit, où la langue officielle est le turc, le drapeau est le drapeau rouge à croissant et étoile, l'hymne national est l'hymne de l'Indépendance et la capitale est Ankara, est indispensable pour notre Nation.

Dans la nouvelle constitution, la préservation et le développement du système présidentiel, qui est une conquête fondamentale de la volonté populaire, ainsi que du principe de légitimité démocratique pour tous les pouvoirs, et le maintien de la règle des 50 % + 1 sont une exigence des acquis de la lutte démocratique du peuple. 

 Il est clair que les principes de notre République et notre acquis démocratique constitueront le socle, c'est-à-dire la base la plus solide, de la nouvelle constitution. 

Quels pourraient être les principes fondamentaux de la nouvelle constitution :

Une « nouvelle constitution » qui s'élèvera sur le fondement de la République et de la démocratie, et qui nous permettra de nous libérer totalement de la constitution issue du coup d'État après 42 ans, par son nom, sa philosophie et son contenu adapté à notre époque.

Une « constitution civile » préparée non pas selon les demandes et la volonté des structures institutionnelles et des élites, mais selon les demandes et la volonté du peuple.

Une « constitution inclusive » fondée sur une approche englobante de la Nation turque et de la citoyenneté turque, où chaque individu de Turquie se considère comme un élément essentiel.

Une « constitution libertaire » où tous les droits et libertés de la personne sont pleinement intégrés, où les domaines des droits et libertés de nouvelle génération sont définis, et où les droits et libertés sont la règle, tandis que les restrictions sont l'exception.

Une « constitution protectrice » qui garantit la protection et le développement de l'existence matérielle et morale des personnes, qui assure la protection, l'utilisation correcte et dans l'intérêt public de la nature, de l'environnement, du climat, des mers, des côtes, des forêts, des ressources en eau, des ressources naturelles et des richesses souterraines, et qui contient des mesures juridiques visant à protéger l'homme contre les catastrophes naturelles.

Une « constitution sociale » qui permet de nombreuses approches de justice sociale et de nouvelles politiques sociales, telles que la garantie de revenus pour tous, l'égalité des chances en général, un salaire minimum équitable pour les travailleurs, le droit à la santé gratuite, le droit à l'éducation gratuite, le droit à une sécurité sociale complète, des soutiens supplémentaires pour les groupes sociaux vulnérables, le développement de diverses opportunités d'aide sociale et de services sociaux, la réalisation complète du droit au travail, et le passage à un système de répartition équitable des revenus qui réduira les écarts entre les groupes de revenus dans la société.

Une « constitution permettant une démocratie avancée » par le biais d'institutions telles que le droit de participation électronique pour le développement du fonctionnement du système démocratique à initiative individuelle/démocratie électronique, le droit de révocation des députés par le peuple, le droit d'initiative législative populaire, le droit de référendum révocatoire, le droit de recours du peuple devant la Cour constitutionnelle pour le contrôle abstrait des normes, la diversification et le renforcement des moyens et canaux de participation du peuple au processus législatif, ainsi que des structures et fonctions où la volonté populaire sera également effective dans les processus judiciaires.

Chaque État souverain, lors de l'élaboration et de l'application de son droit positif, produit et applique le droit avec une compréhension politique fondée sur la survie. C'est d'ailleurs ce que font de nombreux États occidentaux. Une application du droit qui créerait une menace pour la survie ou qui donnerait un terrain et une force aux menaces contre la survie n'est pas légitime pour un État souverain et ne peut jamais être acceptée. C'est pourquoi une « constitution nationale » qui garantit la protection et le développement de l'existence matérielle et morale de l'État, et qui permet de protéger et de renforcer l'indépendance totale du pays dans toutes ses dimensions."


Source de l'actualité: 12punto

Mehmet Uçum nouvelle Constitution