Ses propos tenus à l'encontre d'un père de martyr avaient suscité la polémique
Une enquête a été ouverte contre le journaliste Can Ataklı pour « incitation à la haine et à l'hostilité ou humiliation du public ».
Le parquet général d'Istanbul a ouvert une enquête contre le journaliste Can Ataklı.
LE PARQUET OUVRE UNE ENQUÊTE
Le parquet général d'Istanbul a qualifié de « négatifs et offensants » les propos tenus par Ataklı au sujet des familles de martyrs et des pères de martyrs dans une vidéo partagée sur la plateforme de médias sociaux X et sur d'autres comptes de réseaux sociaux.
Le parquet a ouvert d'office une enquête contre Ataklı pour « incitation à la haine et à l'hostilité ou humiliation du public ».
Déclaration du ministre Tunç concernant ceux qui utilisent des expressions constituant un délit à l'encontre des familles de martyrs :
Le ministre de la Justice, Yılmaz Tunç, a déclaré que les enquêtes concernant les personnes utilisant des expressions constituant un délit à l'encontre des familles de martyrs étaient menées avec rigueur, affirmant : « Aucune concession ne sera faite aux individus qui se livrent à de tels actes, quel que soit leur statut. »
Dans une publication sur son compte de réseau social, Tunç a précisé que les enquêtes judiciaires nécessaires concernant ceux qui utilisent des expressions constituant un délit à l'encontre des familles de martyrs, font de la propagande terroriste, font l'apologie du crime et des criminels, ou commettent le délit d'incitation à la haine et à l'hostilité, sont menées avec rigueur par les parquets généraux.
Dans sa déclaration, le ministre Tunç a ajouté : « Aucune concession ne sera faite aux individus qui se livrent à de tels actes, quel que soit leur statut. »
QUE S'ÉTAIT-IL PASSÉ ?
Mehmet Aslan, père du soldat contractuel d'infanterie Kemal Aslan, tombé en martyr dans la zone de l'opération Pençe-Kilit, avait assisté aux funérailles de son fils en portant l'uniforme de ce dernier et avait déclaré : « Je ne pardonne pas non plus ceux qui envoient des salutations à Selahattin Demirtaş et Osman Kavala. »
Le journaliste Can Ataklı, dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, avait réagi à ces propos en déclarant : « De l'autre côté, on lui tend un micro. Il dit : "Nous ne pardonnons pas ceux qui veulent la liberté pour Kavala et Öcalan". Qui es-tu, bon sang, qui es-tu ? Parce que tu es le père d'un martyr, as-tu le droit de dire tout ce qui te passe par la tête ? »
Source de l'actualité: 12punto
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