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Violences policières contre le député CHP Mahmut Tanal à Saraçhane : il dévoile ses blessures !

Le député CHP Mahmut Tanal a été agressé par la police lors des manifestations de soutien à Ekrem İmamoğlu à Saraçhane. Tanal a partagé les photos des traces de coups sur son corps via son compte de réseau social.

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Violences policières contre le député CHP Mahmut Tanal à Saraçhane : il dévoile ses blessures !

Le député CHP de Şanlıurfa, Mahmut Tanal, présent à Saraçhane lors des manifestations contre l'arrestation du maire d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, a déclaré avoir été agressé par la police. Partageant des photos des traces de coups sur son corps, Tanal a affirmé : "Cette agression a laissé une blessure profonde non seulement sur mon corps, mais aussi dans l'âme de l'État de droit".

Voici la déclaration de Tanal, intitulée "Ces blessures ne sont pas seulement sur le corps, elles ont été infligées à l'État de droit !" :

Cela fait exactement 48 heures que je suis sur le terrain. Du palais de justice de Çağlayan à Saraçhane, puis de nouveau au palais de justice... Je n'ai même pas pu passer chez moi, ni changer de vêtements. Lors de l'agression policière, ma chemise a été déchirée et ce matin, en me déshabillant, j'ai découvert des traces de coups, des égratignures et des ecchymoses sur la zone située juste sous ma chemise. Ces marques ne sont pas seulement le résultat d'une agression physique, mais aussi une attaque contre le droit, les droits de l'homme et la démocratie.

Cette violence exercée contre des citoyens qui exercent leur droit de manifester pacifiquement et expriment leur réaction démocratique dans ce pays constitue une violation flagrante du "droit de réunion et de manifestation" garanti par l'article 34 de la Constitution. De même, la liberté d'expression a été bafouée conformément à l'article 26 de la Constitution.

Par ailleurs, la loi n° 2559 sur les devoirs et pouvoirs de la police stipule clairement : la police est tenue d'intervenir de manière proportionnée, mesurée et conforme au droit. Le personnel qui abuse de ses fonctions, utilise une force excessive et attaque en ciblant délibérément commet un crime manifeste.

Je tiens à distinguer les membres des forces de l'ordre consciencieux, qui font leur travail dans le cadre de la loi et qui sont la police du peuple. Quant aux responsables de cette attitude agressive, je les condamne et annonce que je vais engager des poursuites judiciaires à leur encontre.

Par ces agressions, on tente d'intimider non seulement ma personne, mais tous les citoyens qui cherchent à faire valoir leurs droits démocratiques. Mais nous ne nous tairons pas ! Car si nous nous taisons, le droit, la démocratie et l'humanité se tairont aussi !

Que chacun sache ceci :

La Turquie n'est pas un État policier !

Un citoyen ne peut pas être frappé à coups de matraque pour avoir exercé ses droits constitutionnels !

Les gens qui réclament justice dans la rue ne sont pas des ennemis ; ils sont l'honneur de ce pays !

Cette agression a laissé une blessure profonde non seulement sur mon corps, mais aussi dans l'âme de l'État de droit. Je ne lâcherai jamais cette injustice et cette mentalité de tutelle !



Source de l'actualité: 12punto

Mahmut Tanal