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Loi sur la presse : objectif, champ d'application et concepts fondamentaux

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L'un des concepts fondamentaux les plus importants de la véritable démocratie est l'accès à l'information et la connaissance de la vérité. L'accès à l'information et la connaissance de la vérité permettent la formation libre des pensées et des opinions. L'expression libre de la pensée dépend de l'existence réelle de la liberté d'expression. Dans un régime démocratique, la formation d'une opinion publique consciente est possible grâce à la circulation rapide et étendue des informations, des idées et des nouvelles.

La liberté de la presse, accordée aux journalistes et aux organisations de presse afin d'atteindre les objectifs d'éclaircissement de la société et de développement social et culturel, est également importante pour que les individus ne se sentent pas seuls et démunis dans la protection de leurs droits et libertés fondamentaux. 

Quel est l'objectif de la loi sur la presse ?

L'objectif de cette loi est de déterminer les procédures et principes relatifs à la liberté de la presse, à l'exercice de cette liberté et à la carte de presse. (ARTICLE 1)

La liberté d'exprimer et de diffuser des idées ou des pensées figure dans les constitutions modernes. Les principes de cette liberté sont également énoncés à l'article 26 de notre Constitution. En fait, bien que l'article 25 porte le titre de « Liberté de pensée et d'opinion », la « liberté d'exprimer ses pensées » est traitée à l'article 26. L'article 25 stipule que « nul ne peut être contraint d'exprimer ses pensées ». Le texte de l'article 25 est le suivant : 

Article 25 de la Constitution : « Chacun a la liberté de pensée et d'opinion. 

Nul ne peut être contraint, pour quelque raison ou objectif que ce soit, d'exprimer ses pensées et opinions ; nul ne peut être blâmé ou accusé en raison de ses pensées et opinions. » 

L'article 26, quant à lui, concerne l'expression et la diffusion des pensées. Le premier paragraphe de cet article stipule : 

« Chacun a le droit d'exprimer et de diffuser ses pensées et opinions, seul ou en groupe, par la parole, l'écrit, l'image ou par d'autres moyens. Cette liberté comprend également la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans ingérence des autorités publiques. Les dispositions de ce paragraphe ne font pas obstacle à ce que les émissions réalisées par radio, télévision, cinéma ou moyens similaires soient soumises à un système d'autorisation. » 

Précisons que la « liberté de la presse » ne figure pas seulement dans notre Constitution de 1982, mais aussi dans nos autres constitutions. Le premier paragraphe de l'article 28 de la Constitution de 1982 stipule : 

« La presse est libre, elle ne peut être censurée. La création d'une imprimerie ne peut être soumise à une autorisation préalable ou au dépôt d'une garantie financière. » 

Dans la Constitution précédente de 1961, l'article 22, et dans la Constitution de 1924, l'article 77, régissaient la question de la liberté de la presse. La Constitution de 1921 ne mentionnait pas la « liberté de la presse », mais notre première Constitution de 1876 mentionnait une liberté sous le nom de « liberté de la presse » (Matbuat Hürriyeti), concept qui englobe la « liberté de la presse » actuelle. 

En conclusion, trois objectifs sont définis dans le premier paragraphe de l'article 1er de la loi sur la presse.

  1. La liberté de la presse.

  2. Les conditions d'exercice de cette liberté.

  3. Les procédures et principes relatifs à la carte de presse.


Quel est le champ d'application de la loi sur la presse ?

Le champ d'application de la loi est défini aux deuxième et troisième paragraphes de l'article 1er. La loi sur la presse couvre les activités suivantes :

a- L'impression d'œuvres imprimées.

b- Leur diffusion. 

c- Les sites d'information en ligne.

d- En ce qui concerne la délivrance de la carte de presse, les membres des médias et les agents d'information qui demandent une carte de presse entrent dans le champ d'application de cette loi.

« La raison pour laquelle cette liberté est tant discutée à notre époque est l'émergence de la presse écrite et, surtout ces dernières années, de la presse audiovisuelle qui s'est largement répandue. En particulier avec l'augmentation du nombre d'émissions en direct à la télévision, la multiplication des moyens technologiques et la facilité des retransmissions en direct, la liberté de la presse conserve son statut de l'une des libertés les plus évoquées. 

Une autre raison pour laquelle on parle tant de la liberté de la presse est que les gens vivent quotidiennement en contact avec cette liberté. 

Une autre raison pour laquelle la liberté de la presse attire l'attention du public est le contact très étroit entre les fonctionnaires, les forces de l'ordre et les membres de la presse. On peut dire que la liberté avec laquelle les forces de l'ordre sont en contact quotidien et à laquelle elles ne peuvent éviter d'être confrontées est sans aucun doute la liberté de la presse. 

La presse est devenue un moyen couvrant presque tous les sujets : actualités, images, interviews, histoires, romans, etc. La presse audiovisuelle, c'est-à-dire la télévision, en est l'exemple le plus vivant. Elle se manifeste comme une liberté très évoquée et attirant particulièrement l'attention des politiciens, surtout lors des élections et des crises gouvernementales qui suivent, ainsi que lors des événements marquants de la politique étrangère. Les télévisions utilisent la liberté de la presse à travers des programmes très attractifs tels que Hodri Meydan, Arena, Söz Fato’da, Ateş Hattı, Siyaset Meydanı

Si la presse n'est pas libre, la société ne sera pas informée de la réalité. Dans de tels cas, une dictature de menteurs, d'escrocs et de fraudeurs s'installe dans la société. Pour ces raisons, la presse est une question de sécurité. Les pillages des budgets de l'État, constitués par les impôts des citoyens, ont toujours été réalisés en faisant taire la presse. Aujourd'hui, malheureusement, la presse est sous le contrôle des grands propriétaires de capitaux et du pouvoir politique. La presse n'est pas libre.

Les journalistes n'ont pas de sécurité professionnelle. Des événements très douloureux sont arrivés aux journalistes qui ont gêné le pouvoir ou qui ont mis des bâtons dans les roues des rouages financiers. La presse est engagée dans une lutte pour la liberté. La condition la plus importante pour réussir dans cette lutte est de bien connaître le droit de la presse. Les membres de la presse doivent très bien connaître le droit de la presse qui les concerne. Sinon, ils deviennent les victimes des actions arbitraires de certains responsables.