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Ils ont exigé avec « détermination » !

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Il a dit : nous serons ici jusqu'à ce que l'ordre divin se réalise...

Nous savions déjà qu'il voulait être « ici » jusqu'à ce que l'ordre divin se réalise.

Ce n'est pas une surprise.

Alors que le DEM a l'intention de jouer cartes sur table, Tayyip Erdoğan, qui préférait jusqu'à hier parler avec prudence, a fini par cracher le morceau.

Il sait qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps sur le plan politique.

Il sait aussi qu'il ne bénéficie plus du soutien populaire d'autrefois.

S'il ne se dépêche pas, le vase risque de déborder à tout moment.

Qu'il remercie Özgür Özel, qui, en multipliant les meetings ici et là, parvient à calmer la colère de mes concitoyens.

Mais il n'a pas l'intention de laisser les choses au hasard.

C'est pourquoi il a commencé à accélérer le pas.

Il faut souligner en gras sa déclaration : « J'ai chargé 10 amis juristes et ils vont commencer à travailler. Avec ce travail, nous mènerons, je l'espère, les préparatifs de la nouvelle Constitution ».

Il semble également certain que la commission « Turquie sans terrorisme » du Parlement commencera ses travaux lors de la nouvelle année législative !

Malgré les phrases creuses du pouvoir, le DEM donne progressivement corps à la question.

La semaine dernière, sous couvert de « Réunion intermédiaire des administrations locales démocratiques », ils ont clairement indiqué au pouvoir par où commencer.

À l'issue de la réunion, ils ont publié une liste de 7 revendications.

Ils ont demandé le retrait des administrateurs (kayyım) nommés dans toutes les municipalités concernées et la réintégration des élus dans leurs fonctions, la modification des articles pertinents de la loi n° 5393 sur les municipalités qui permet la nomination d'administrateurs afin de mettre fin à ces pratiques, l'inscription de la définition de la coprésidence figurant dans la loi sur les partis politiques dans la loi sur les municipalités, la suppression de la tutelle administrative et financière de l'administration centrale sur les administrations locales, la garantie légale des espaces d'organisation démocratique tels que les conseils de quartier, les conseils municipaux et les communes villageoises « où le peuple participe directement aux processus de décision, dépassant ainsi la démocratie représentative », et la révision des articles de loi limitant les pouvoirs de ces institutions dans les lois sur les municipalités et les administrations provinciales spéciales, afin de les organiser dans le cadre du principe de démocratie locale.

Toutes ces demandes convergent plus ou moins vers le même point, mais il convient de s'attarder particulièrement sur le 7e point de la liste.

Le DEM a renvoyé la balle dans le camp adverse avec la déclaration : « Nous exigeons avec détermination que la Turquie lève les réserves qu'elle a émises concernant la Charte européenne de l'autonomie locale ».

Bien sûr, ce n'est pas un hasard si Tayyip Erdoğan a récemment souligné la nécessité de procéder à une réglementation concernant les administrations locales.

Il est évident qu'un terrain propice est en train d'être préparé pour une dérive du régime néo-hamidien vers une fédération islamo-kurde !

Le DEM souhaite particulièrement la levée des réserves sur cette convention afin de pouvoir agir en toute liberté, comme en terrain conquis.

C'est une question d'une importance critique pour eux...

Si la Turquie lève ses réserves, remplit les obligations de la convention et modifie sa législation en conséquence...

Énumérons ce qui pourrait arriver :

Plus important encore, dans les conditions actuelles, la structure unitaire de la Turquie disparaîtrait de facto.

Les municipalités aux mains du DEM commenceraient à exercer leurs pouvoirs de décision indépendants et obtiendraient la force de défier ouvertement l'administration centrale.

Les mécanismes de contrôle d'Ankara resteraient largement lettre morte.

Ils pourraient accéder directement aux ressources financières ; cela constituerait une source puissante pour le financement de la politique kurdiste/séparatiste.

Les municipalités pro-DEM pourraient établir des relations directes avec des organisations internationales. La souveraineté de la Turquie serait remise en question.

La question n'a rien à voir avec la démocratie, les droits de l'homme ou l'État de droit. Tout le problème est de satisfaire les kurdistes qui, gonflés à bloc par le vent de la politique identitaire venant d'outre-Atlantique depuis 2002, sont devenus totalement arrogants...

Le reste n'est que bavardage !

Pour le DEM, la levée des réserves par la Turquie serait une opportunité immense. Il suffirait d'un décret présidentiel, tout comme pour la Convention d'Istanbul.

Il n'y a personne pour faire du bruit. Ils doivent donc penser que cela peut être réglé comme une lettre à la poste.

Il suffit que Tayyip Erdoğan dise « d'accord ».

Ils en sont conscients, c'est pourquoi ils l'ont « exigé avec détermination ».