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Opération sauvetage pour Netanyahou !

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Parlons franchement.

Le plan en 20 points de Trump ne promet en rien la paix. Il s'agit d'une opération de sauvetage pour Netanyahou.

C'est aussi clair que cela !

Quoi qu'en disent certains, depuis deux ans, il n'a pas réussi à obtenir ce qu'il voulait à Gaza. Il a fait couler le sang de dizaines de milliers de Palestiniens innocents, mais n'a atteint ni ses objectifs militaires ni ses objectifs politiques.

De plus, il a été marqué du sceau de « génocidaire ».

En attaquant l'Iran, la Syrie et le Qatar sous des prétextes fallacieux, il a montré au monde entier à quel point il est peu fiable et méprisant envers le droit.

Il a érodé l'image soigneusement construite par Israël d'un « État fondé par un peuple opprimé qui a failli disparaître pendant la Seconde Guerre mondiale » et a perdu une position politique majeure sur la scène internationale.

La situation devenait d'autant plus critique, notamment après le bombardement des membres du Hamas au Qatar, que Trump est intervenu.

Il avait compris que cela ne pouvait plus durer ainsi.

Alors que Netanyahou, ayant perdu toute raison, toute lucidité, toute humanité et toute conscience, frappait à tort et à travers, il nuisait en réalité à Israël, ce qui, à un moment donné, mettait en péril les intérêts américains dans la région.

Il a appuyé sur le bouton pour sauver ce criminel déchaîné du bourbier dans lequel il s'est enfoncé, et a préparé un prétendu plan de paix pour Gaza. Ainsi, il sauverait Netanyahou, donnerait à Israël l'occasion de redorer son image et permettrait à l'impérialisme de s'installer au Moyen-Orient pour ne plus jamais en repartir.

Ce que Trump appelle une « opportunité historique » est en réalité exactement cela.

Mais il fallait d'abord régler le compte du Hamas pour que les choses se déroulent comme il le souhaitait.

De toute façon, sa date de péremption était dépassée. Avec autant d'organisations terroristes prêtes à l'emploi sous la main, il n'y avait aucun inconvénient à se débarrasser de cet appareil désuet de la Guerre froide.

Il a décidé de lui couper les vivres. D'ailleurs, le compte à rebours avait commencé avec l'échec des Frères musulmans lors du Printemps arabe, et le bouton avait été actionné d'une manière ou d'une autre le 7 octobre 2023.

Ce qui a suivi fut un déluge. Nous le savons tous.

Le reste n'est qu'un détail pour Trump. Il ne s'est jamais soucié des innocents que Netanyahou a massacrés sans distinction de femmes ou d'enfants, ni de l'arrêt de l'effusion de sang ! Pourvu que personne ne marche sur les pieds de l'Amérique.

De toute façon, le bien-fondé du plan sert toujours les intérêts d'Israël.

Nous n'avons pas lu l'avenir dans le marc de café et nous n'avons pas de boule de cristal. Quiconque examine attentivement les points et possède un minimum de culture diplomatique peut le constater.

Ils préparent maintenant le terrain pour mettre en œuvre ce plan. À partir de maintenant, le temps jouera en faveur d'Israël.

Ensuite, Netanyahou, dont Trump aura facilité la tâche, reprendra là où il s'est arrêté, que personne n'en doute ; à moins que le Hamas n'accepte ce plan !

Mais c'est une épée à double tranchant.

S'il dit « oui » au plan et ne crée pas de difficultés pour sa mise en œuvre, cela signifiera qu'il mettra fin à sa propre existence de sa propre volonté.

Ainsi, Gaza lui échappera pour toujours, et l'idéologie des Frères musulmans en Palestine prendra fin ou sera sur le point de s'éteindre.

En somme, une ère va se clore.

Et s'il dit « Je n'accepte pas le plan » ? C'est alors que les portes de l'enfer s'ouvriront à nouveau. Il aura donné à Netanyahou l'opportunité qu'il attendait, et avec un bon prétexte en prime !

Après cela, nous entendrons tous ensemble : « Nous voulions la paix, nous avons préparé un bon plan, le sang allait cesser de couler, mais le Hamas a voulu la guerre ».

Personne ne se lèvera pour soutenir les Palestiniens comme c'est le cas actuellement, personne ne le pourra, et même si quelqu'un essayait, ce ne serait plus comme avant.

En somme, nous sommes à un tournant très, très important.

Le Hamas devra soit accepter de renoncer à sa propre existence pour que les Palestiniens de Gaza ne soient plus brisés, que leur sang ne coule plus à flots et que les gens puissent respirer un peu, en se pliant à ce plan impérialiste, soit il ouvrira la voie à sa propre destruction totale et à celle de Gaza.

Quelle que soit la direction de sa décision, il est désormais hors de l'équation. Il joue les prolongations. La question cruciale ici est de savoir s'il est prêt à sacrifier son propre peuple, les Palestiniens innocents.

Malheureusement, aucune troisième voie ne semble exister pour le moment.

Bien sûr, il ne faut pas oublier le soutien des Émirats arabes unis, de Bahreïn, de l'Égypte, de l'Arabie saoudite et surtout de la Turquie au plan pour Gaza.

La position politique qu'ils ont adoptée en soutenant ce plan est extrêmement importante.

Surtout celle de la Turquie.

Si l'on considère que l'AKP est aussi une sorte de gouvernement des Frères musulmans, que signifie le fait d'applaudir le plan de Trump et de sacrifier si facilement son partenaire idéologique ? Tom Barrack a donné la réponse à cette question la semaine dernière.

Il est clair que la contrepartie de cette légitimité tant désirée n'était pas seulement du gaz, des avions ou des réductions d'impôts. Le Hamas en faisait aussi partie !

Terminons notre article en disant qu'il ne se lasse pas de faire passer Machiavel pour un enfant de chœur.