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Hissons les drapeaux, descendons dans les rues, crions : Vive la République

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Notre République a 100 ans.
Notre République a atteint un siècle d'existence.
Longue vie, éternelle vie au Gazi Mustafa Kemal Pacha et à la République fondée sous sa direction !
Le 29 octobre est la date qui couronne notre Lutte nationale, qui a été une lueur d'espoir pour tous les peuples opprimés et a montré que les impérialistes et les occupants pouvaient être vaincus, et c'est la date à laquelle la République a été proclamée.
En Turquie, la République est une forteresse défensive, une révolte contre l'impérialisme et le sultanat !
Comme l'a souligné le Dr. Hikmet Kıvılcımlı, commandant de la Kuvva-yı Milliye de Köyceğiz, elle a créé une « Libération nationale » car elle a « renversé le chaudron du sultanat et éteint le feu de l'impérialisme en Turquie » et elle est née en « luttant contre le capital financier mondial (l'impérialisme) et l'usure marchande ottomane (le sultanat) ».
Lorsque Mustafa Kemal Atatürk a vaincu ces deux forces qui étaient le fléau de la Turquie depuis des siècles, il a hissé le drapeau de la République à l'Assemblée nationale, symbole de la volonté, de la légitimité et de l'administration de la nation, issues de la Lutte nationale.
La République, c'est l'indépendance totale, le populisme, le dirigisme public, les Lumières, la modernité, la raison, la science, le droit et la justice.
***
Après la Guerre d'indépendance, notre jeune République, qui a mené une véritable guerre de libération économique, a remporté de grands succès dans le domaine économique avec la devise : « L'indépendance totale n'est possible qu'avec l'indépendance économique ».
De gigantesques installations industrielles ont été construites dans le dénuement et la pauvreté. Ceux qui ont vendu tout ce qui restait en disant « L'État doit-il faire ceci ou cela ? » ont créé aujourd'hui une économie basée sur les importations et endettée. Nous en sommes arrivés à importer de la paille.
Où est passé le produit de la vente des entreprises d'État (privatisations), des emprunts extérieurs contractés et des impôts élevés collectés ? Est-ce allé vers l'investissement, la production ou l'emploi ?
La réponse à la question de savoir « pourquoi notre pays se trouve aujourd'hui dans un tel tableau politique, social et économique » est pourtant cachée dans la question elle-même.
***
Bien sûr, cela n'aurait pas dû être ainsi. Le centenaire de notre République n'aurait pas dû être accueilli de cette manière.
Chaque année est importante, chaque année est précieuse, mais le sens du centenaire est unique. Nous avons une fête qui sera célébrée avec enthousiasme, fierté et honneur aux quatre coins du pays. Notre plus grande fête est la République.
Nous sommes dans une géographie au milieu de guerres ethniques et confessionnelles, sous les plans et les provocations des puissances impérialistes.
Et si le Gazi Mustafa Kemal et la République n'avaient pas existé ?
Aujourd'hui, au milieu d'un cercle de feu, il est temps de mieux comprendre la valeur de notre État laïc et unitaire, de notre République centenaire, et de nous y accrocher fermement.
***
La tâche nous incombe à tous.
Les détenteurs du pouvoir, le parti héritier de la libération et de la fondation, ne font pas ce qu'il faut.
Alors, en tant que citoyens, écrivons-le en lettres capitales partout. Sans nous lasser, par défi envers ceux qui ne veulent pas entendre ou voir, crions : VIVE LA RÉPUBLIQUE !
Que les patriotes soient rassurés.
Que les réactionnaires qui disent « Si seulement les Grecs avaient gagné », les « intellectuels » qui font l'éloge du mandat britannique ou américain, et tous les collaborateurs, voient et sachent !
Que ceux qui qualifient de « parenthèse » la République créée à partir de rien avec âme, sang, détermination, sagesse et amour de la patrie sous la direction du Gazi Mustafa Kemal Atatürk, et ceux qui « tombent malades et s'alitent » lors des fêtes nationales, se souviennent grâce à qui ils occupent leurs sièges !
Il n'y a pas de place pour le désespoir !
Célébrons le centenaire de notre République, que Atatürk a décrite comme « le recours de ceux qui n'ont personne », dans chaque recoin de la patrie.
Que le 29 octobre soit une date où nous nous secouons, nous reprenons nos esprits et nous nous rassemblons pour l'indépendance, l'intégrité, l'avenir de la Turquie et pour la République d'Atatürk.
Que ce soit le jour où nous cessons d'attendre des actions concrètes de la part des attentistes !
Il est temps d'être comme Atatürk : nationaliste, populiste et révolutionnaire.
« L'indépendance de la nation sera sauvée par la détermination et la décision de la nation elle-même ! »
Tous ensemble, main dans la main, bras dessus bras dessous, épaule contre épaule ; en avant !