Il est nécessaire d'évaluer correctement le point atteint par le pays en matière d'endettement au regard des politiques économiques appliquées récemment en Turquie.
Selon les données du ministère du Trésor et des Finances :
« Le stock de la dette extérieure brute de la Turquie » s'élevait à 506,8 milliards de dollars américains au 31 mars 2024, le ratio du stock par rapport au revenu national étant de 43,8 %. À la même date, le « stock de la dette extérieure nette de la Turquie » s'élevait à 283,9 milliards de dollars américains, soit un ratio de 24,5 % par rapport au revenu national.
Selon ces données, le niveau d'endettement du pays semble raisonnable par rapport aux pays en développement.
L'une des raisons est que le niveau du taux de change est maintenu bas, ce qui permet de gonfler artificiellement les revenus et de présenter un stock de dette extérieure brute plus faible. Si le taux de change était à son niveau réel, le stock de la dette extérieure brute serait plus élevé. Lors des périodes de hausse soudaine du taux de change, on observe une augmentation immédiate de ce chiffre, ce qui entraîne une hausse progressive de la prime de risque du pays.
Deuxièmement, une partie de la dette extérieure de la Turquie n'apparaît pas dans les registres car elle est couverte par des garanties. La Turquie a des dettes garanties à l'étranger dans le cadre de partenariats public-privé. Celles-ci pèsent chaque jour davantage sur le budget public et sur le pays. Cependant, ces dettes ne figurent pas dans les données partagées ci-dessus. Malheureusement, comme nous l'avons souligné dans de nombreux articles précédents, ces dettes conduiront les générations futures à être écrasées sous ce fardeau.
Comme nous l'avons toujours dit, la politique financière et économique de l'époque d'Atatürk incluait la dette extérieure héritée de l'Empire ottoman, dont la majeure partie a été remboursée sous Atatürk, libérant ainsi la République de Turquie de ses dettes.
La situation de l'endettement des citoyens est malheureusement pire. Les citoyens basent leurs dépenses sur leurs cartes de crédit et ne parviennent pas à les rembourser. Dans un environnement de taux d'intérêt élevés, la situation de l'endettement des citoyens se dégrade encore davantage. Les citoyens et les petits commerçants ne peuvent pas prévoir comment ils vont s'en sortir dans cet environnement de crédit coûteux. Il est évident que les citoyens ont du mal à joindre les deux bouts. Ces entreprises stagnent, reculent lentement et ne voient aucune lumière au bout du tunnel.
Il est important de sauver les citoyens et l'État de ce bourbier de dettes et de se souvenir à nouveau des politiques financières et économiques des débuts de la République.
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