Trouvez les actualités publiées dans la plage de dates ci-dessous
et et
et et
et et
Effacer
Euro
Arrow
53,9958
Dollar
Arrow
47,3674
Livre sterling
Arrow
62,8837
Or
Arrow
6168,1432
BIST 100
Arrow
10.729

Rapport sur la situation actuelle de la normalisation…

Ne laisse pas l'algorithme choisir tes actualités, décide toi-même ce que tu lis. Ajoute 12punto à tes sources préférées !

L'agenda politique ne connaît pas de pause pour les fêtes. Les déclarations virulentes faites à la veille de la fête, les partis qui ne se rendent pas visite et les propos acerbes tenus dans le vent de la normalisation se succèdent. L'agenda politique turc, habitué à la dureté, semble mériter un bilan de la situation actuelle. 

On peut dire que le Parti républicain du peuple (CHP) est le seul parti qui rencontre et échange des vœux de fête avec tous les autres partis, à l'exception du HÜDAPAR, ou plus précisément, le seul qui en est capable. Si l'on considère les partis qui sont généralement en conflit avec la structure dont ils sont issus, cette situation montre que le CHP porte toujours son identité et sa responsabilité de parti fondateur. Par exemple, dans un climat où le DEVA, le Gelecek et le Saadet ne rencontrent pas l'AKP, ou où le MHP ne rencontre pas l'İYİ Parti, le CHP est le seul parti capable de dialoguer avec le Memleket Partisi, issu de ses propres rangs (ce qui est un signe de bonnes relations mutuelles). Ce tableau n'est pas nouveau, bien sûr. À chaque fête, le CHP démontre une fois de plus qu'il conserve son caractère de parti rassembleur et fondateur.

Même les rencontres de fête révèlent que le CHP n'est pas le sujet de la polarisation. Venons-en maintenant à notre sujet principal, les pourparlers de normalisation…

Après la rencontre entre le président Erdoğan et le président du CHP, Özgür Özel, au siège du CHP, le président du MHP, Devlet Bahçeli, a publié une déclaration intitulée « Opérations politiques menées contre le Parti d'action nationaliste (MHP) sous couvert de normalisation et d'apaisement dans la politique turque ». Si l'on ajoute à cela l'attitude sévère adoptée simultanément envers les journalistes et les chaînes de télévision d'opposition, on peut facilement affirmer que le partenaire de l'Alliance populaire (Cumhur İttifakı) n'aborde pas le processus de normalisation avec modération. Büyükataman, du MHP, est allé jusqu'à dire : « Le théâtre de la normalisation est en apparence une opération contre le MHP, et en arrière-plan une opération contre la Turquie », ce qui montre qu'il est désormais évident que le MHP perçoit le processus de normalisation comme une opération dirigée contre lui-même, voire contre la Turquie. Bien entendu, face à ces accusations, les réponses historiques du CHP, d'abord par le porte-parole du parti Deniz Yücel, puis par le vice-président Ensar Aytekin, ne se sont pas fait attendre. 

Cette nouvelle situation oblige également le CHP à réfléchir sérieusement, à se demander combien de temps les pourparlers peuvent se poursuivre dans ce climat et dans quelle mesure cela contribuera positivement à l'opposition sociale. En d'autres termes, alors que les discussions se poursuivent avec le partenaire de l'alliance, l'AKP, il est permis de se demander s'il est normal que l'autre partenaire multiplie les accusations contre le CHP. Bien sûr, nous pouvons interpréter tous les mots adressés au CHP comme une manière de dire : « Je te le dis, ma fille, pour que tu comprennes, ma belle-fille ». Comme l'a dit le président du CHP, M. Özel, les partenaires de l'alliance préfèrent en réalité s'envoyer des messages via le CHP.

Si l'on évalue le point atteint par les pourparlers de normalisation entamés après les élections locales en juin 2024, on constate que l'Alliance populaire, malgré ses conflits internes et ses tensions, continue d'exister et de maintenir son unité. Il ne faut pas s'en étonner, car cette alliance n'a pas été créée uniquement pour gouverner. On peut dire qu'il s'agit d'une structure scellée et ancrée par le système présidentiel de type turc, destinée à déterminer l'orientation politique de la Turquie après la tentative de coup d'État du 15 juillet. Dans ce contexte, la survie ou non de l'Alliance populaire n'est pas l'affaire du CHP. Comme il n'a aucune intention de former une alliance ou une coalition avec l'AKP, et qu'il est opposé à un système où tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains d'une seule personne, cette situation n'affecte pas le CHP et ne l'intéresse pas.

Alors, quelle sera l'attitude du Parti républicain du peuple dans cette nouvelle situation ?

Si l'on considère que la question fondamentale de l'AKP est une nouvelle constitution, il est devenu beaucoup plus discutable de savoir dans quelle mesure le CHP pourra répondre à l'agenda du peuple et à ses attentes vis-à-vis de ces pourparlers, et dans quelle mesure l'Alliance populaire pourra supporter ces discussions et cette tension. De plus, il est certain que le CHP n'adoptera pas l'approche consistant à dire « l'AKP est bon, mais son entourage est mauvais ». En tant que parti fondateur, le CHP peut bien sûr rencontrer tous les partis. Cependant, dans une atmosphère politique aussi tendue, il serait utile de réévaluer la normalisation, son cadre et l'importance qui lui est accordée.