Il existe une blague que tout le monde connaît. Un homme de 90 ans emmène sa jeune épouse chez le médecin parce qu'elle est enceinte. Bien que le médecin tente d'expliquer au vieil homme qu'il y a un problème avec cette grossesse et que le père pourrait être quelqu'un d'autre, le vieil homme insiste fermement sur le fait que la grossesse est de son fait. Face à une telle insistance, le médecin raconte alors au vieil homme comment on tire sur un oiseau avec une canne.
Bref, je ne vais pas tout écrire pour éviter que l'on nous ferme notre rubrique, cherchez la suite de la blague sur Internet.
Ne vous demandez pas quel est le rapport entre cette blague et notre sujet. Lisez les lignes suivantes.
Je ne m'intéresse pas beaucoup au football. Autrefois, nous connaissions pas mal de noms de joueurs, aussi bien dans le monde qu'en Turquie. Les équipes avaient une âme. Les clubs des villes se livraient une concurrence acharnée. Il y avait même des joueurs dont le nom était indissociable de leur équipe, qui considéraient comme une question d'honneur de ne pas suivre les capitaines d'autres équipes et qui refusaient les transferts malgré des offres élevées.
Aujourd'hui, les clubs sont devenus comme des Blackwater ou des Wagner. Avec l'implication des paris sportifs, ce « jeu d'argent sans foi ni loi » comme on l'appelle pudiquement, les choses se sont compliquées. Quand Michel Platini, légende d'autrefois et modèle pour les enfants, s'est retrouvé mêlé à tout cela, le football s'est encore plus embourbé dans la saleté. Des libertins effrénés comme Sepp Blatter ont pris le contrôle des fédérations. Les joueurs compétents et intègres ont été tenus à l'écart du système.
En regardant les hyènes au visage sinistre dans les fédérations, on fait immédiatement le lien avec les jeux d'argent, mais voir des êtres exceptionnels comme Platini, qui faisaient vibrer des milliers de personnes dans les stades et des millions d'autres de différentes nationalités devant leur télévision, plongés dans cette fange, vous coupe l'appétit.
Le football mondial vit une crise d'identité. La Turquie, bien sûr, en subit les conséquences.
Il n'existe plus ces équipes dont même l'enfant dans la rue ou la femme dans les champs connaissaient le onze de départ.
Que peut-on attendre d'autre dans un environnement où les jeux d'argent ont pris le contrôle du sport ?
Et puis, dans un monde où tant de saletés corrompent le football, un événement que l'on pensait impossible s'est produit. L'État est venu à la rescousse d'une équipe dont l'encadrement était en échec.
La direction de la sécurité a envoyé un message disant : « Ne critiquez pas l'entraîneur, hein !!! ».
Les abonnements d'un groupe de supporters ont été annulés. Des responsables du club sont montés dans les tribunes pour demander de scander des slogans en faveur de l'entraîneur.
Tu étais le chasseur sous la protection de l'État, mais tu deviendras la proie des supporters. Si tu penses aussi que c'est toi, personnellement, qui as fait gagner le championnat à l'équipe après toutes ces années, alors cherche la blague mentionnée plus haut et lis-la. Ce n'est pas pour tout de suite, mais ça ne saurait tarder.
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