Hier, à Kahramanmaraş, quatre vies ont été perdues dans une école. Nous ne pouvons plus balayer la violence visant les écoles et les enfants en la qualifiant d'« incident isolé ». Nous devons évaluer ce tableau dans son ensemble, en tenant compte des relations de cause à effet. La cause fondamentale de ce sombre paysage est le choix délibéré du pouvoir de livrer le système éducatif aux confréries religieuses et de transformer l'éducation en une marchandise commerciale plutôt qu'en un droit humain.
Alors que les structures des confréries s'enracinent aux quatre coins de l'Anatolie, des jeunes coupés des valeurs de la République et d'Atatürk, au cerveau lavé, se transforment en armes dangereuses. Le sentiment de « sécurité pour l'avenir » a été arraché aux mains des jeunes et des enfants. Ce vide est désormais comblé par la mafia, les barons de la drogue et le gangstérisme.
Les empires du crime sont glorifiés sur les écrans de télévision, et de nombreuses chaînes, dont la TRT, diffusent des séries qui sacralisent la violence et assimilent la perception de la « puissance » à la terreur. Le résultat ? Des groupes assez déchaînés pour attaquer avec des grenades et une jeunesse qui cherche des « offres d'emploi » sur des chaînes Telegram pour commettre des crimes contre rémunération...
LE RESPONSABLE EST BIEN ENTENDU LE POUVOIR POLITIQUE
Le responsable de ce processus est l'actuelle volonté politique, focalisée sur la rente et la domination du capital. Alors que le peuple est aux prises avec la crise économique, l'appauvrissement, la malnutrition et l'isolement social, les ministères de l'Intérieur, de la Justice et de l'Éducation nationale gaspillent leur énergie ailleurs au lieu de proposer une vision efficace.
Les marches des enseignants pour réclamer leurs droits sont entravées, et une pression judiciaire est exercée sur les journalistes. Pour masquer les véritables problèmes de la société, le peuple est endormi par des agendas « people », comme les opérations antidrogue visant des célébrités. Pourtant, la réalité dans la rue est celle d'une décomposition morale, d'une corruption et d'une culture de la violence qui s'approfondit de jour en jour.
NOUS CONNAISSONS L'AGENDA DE YUSUF TEKİN
L'architecte de ce sombre tableau dans le domaine de l'éducation est sans aucun doute le ministre de l'Éducation nationale, Yusuf Tekin. L'hypocrisie de cette approche, qui offre aux enfants du peuple les écoles Imam Hatip comme seule option alors que ses propres enfants reçoivent la meilleure éducation dans des écoles privées, a été condamnée par la conscience de la nation.
D'un côté, ceux qui restent silencieux face à l'enseignante Fatmanur Çelik assassinée, et de l'autre, ceux qui blanchissent des noms reconnus pour avoir insulté Atatürk en utilisant une rhétorique de « victime »... Alors que les enseignants ont peur d'aller à l'école, le fait que Yusuf Tekin pose aux côtés d'ennemis notoires d'Atatürk et de la République est une déclaration claire de ses intentions et de son camp.
D'AILLEURS, À QUOI SERVEZ-VOUS ?
Le peuple turc est contraint de devenir une « société moyen-orientale » en étant éloigné de la science, de la modernité et d'une éducation qualifiée. La langue se dégrade, la culture s'étiole, et la génétique même de la société est altérée.
Nous posons maintenant la question ouvertement : dans un pays où nos enfants ne sont même plus en sécurité à l'école, à quoi servez-vous, messieurs les dirigeants ? Avez-vous d'autre souci que de protéger vos sièges et de consolider votre base électorale ?
Yusuf Tekin, nous connaissons tes intentions et ton agenda idéologique. Mais la vie et l'avenir des enfants de cette nation sont trop précieux pour être sacrifiés aux expériences du système politique auquel tu appartiens. Que doit-il se passer de plus ?
Démissionne maintenant !
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