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Hilal et Hira ! Après le meurtre de ces deux jeunes filles, je pose la question au ministère…

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À l'université du Bosphore, Hilal Özdemir, âgée de 15 ans, a été abattue par arme à feu le 30 août.

Un jour plus tard…

Hira Aygar, âgée de 16 ans, a été elle aussi abattue par arme à feu à Mersin.

En deux jours, deux jeunes filles ont été tuées par arme à feu, arrachées à la vie.

Alors que toute la Turquie devrait se soulever et que les ministres devraient démissionner, on observe un grand silence et une normalisation. Comme si le meurtre de deux jeunes filles par arme à feu était une situation normale, conforme au cours ordinaire de la vie…

On n'en parle même pas.

Ceux qui dirigent l'État se vantent d'avoir arrêté le meurtrier. Pourtant, ce qui devrait être fait, c'est la prévention des crimes.

Certains individus immoraux ont perdu toute conscience au point de blâmer des jeunes filles de 15-16 ans.

Alors, qui est responsable ?

Selon les sources ouvertes, 421 féminicides ont été commis en Turquie en 2024. Dans 228 de ces meurtres, les femmes ont été arrachées à la vie par des armes à feu.

Je souhaite poser la question au ministre de l'Intérieur : Comment est-il possible d'accéder aussi facilement aux armes en Turquie ?

Selon des sources fiables, il y aurait plus de 30 millions d'armes non enregistrées en Turquie.

30 millions !

Un chiffre incroyable…

Alors, que font le ministère de l'Intérieur et le gouvernement ?

S'ils ne sont pas responsables des meurtres, de l'armement individuel et des organisations criminelles, qui l'est ?

Comment comptent-ils lutter contre l'armement illégal et l'agressivité des tueurs armés ?

Le meurtre de jeunes filles ne peut être balayé d'un revers de main sous prétexte de « crime passionnel ». Toutes les couches de la société doivent savoir que les féminicides sont politiques. Les impositions patriarcales et réactionnaires sont la cause fondamentale de ces décès.

Et tout comme le demandent les Comités de solidarité des femmes, en tant que journaliste et citoyen, je pose la question au ministère de l'Intérieur : allez-vous enfin agir ? Comment allez-vous lutter contre les armes non enregistrées et les organisations criminelles ?