Avec la nomination d'un administrateur judiciaire (kayyum) à Tele1, il apparaît clairement que le gouvernement se prépare à une intervention similaire contre la municipalité métropolitaine d'Istanbul (İBB) dans la période à venir.
L'enquête, menée sur la base d'accusations telles que le terrorisme ou l'espionnage, vise Istanbul sous la direction d'Ekrem İmamoğlu.
Il n'est pas réaliste d'attendre du gouvernement un comportement conforme au droit ou à la justice. Si un administrateur a été nommé à la chaîne dirigée par le journaliste Merdan Yanardağ sous les mêmes accusations, la saisie de la municipalité par une méthode similaire est désormais devenue possible.
Après l'audience d'aujourd'hui, la possibilité qu'İmamoğlu soit suspendu de ses fonctions et qu'un administrateur soit nommé à sa place ne peut être écartée. Il faut prendre conscience de la gravité de cette situation et mettre en œuvre rapidement des mesures stratégiques pour protéger la volonté des électeurs.
Dans un tel scénario, l'option pour İmamoğlu de démissionner afin de permettre l'élection d'un nouveau maire au sein du conseil municipal pourrait être envisagée. Bien entendu, j'ai de sérieux doutes quant à la volonté de la direction actuelle du Parti républicain du peuple (CHP) de mettre en œuvre une telle stratégie. Cependant, pour éviter la nomination d'un administrateur à Istanbul, cette manœuvre doit être considérée comme un réflexe politique important.
La prise de contrôle par le gouvernement d'une municipalité remportée par la volonté des électeurs n'est pas seulement un détournement démocratique ; elle ouvrira également la voie au transfert des ressources publiques vers des structures réactionnaires.
Au point où nous en sommes aujourd'hui, le gouvernement agit avec une mentalité prête à tout essayer pour conserver son pouvoir. Il utilise efficacement le mécanisme judiciaire dans le sens de ses intérêts, et ses prochaines étapes sont facilement prévisibles.
C'est pourquoi, dans la lutte contre cette mentalité, la sensibilisation du public est tout aussi vitale que la transparence. Des mesures doivent être prises pour révéler clairement les intentions du gouvernement ; il ne faut pas permettre que la volonté des électeurs soit confisquée.
Une éventuelle démission d'İmamoğlu pourrait être l'étape la plus stratégique pour empêcher cette confiscation.
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