Trouvez les actualités publiées dans la plage de dates ci-dessous
et et
et et
et et
Effacer
Euro
Arrow
53,9958
Dollar
Arrow
47,3674
Livre sterling
Arrow
62,8837
Or
Arrow
6169,2331
BIST 100
Arrow
10.729

Comment mener une réforme agraire ?

Ne laisse pas l'algorithme choisir tes actualités, décide toi-même ce que tu lis. Ajoute 12punto à tes sources préférées !

Dans le Sud-Est et l'Est  de l'Anatolie, en cherchant la réponse à la question  « Comment mener une réforme agraire ? », on peut dire qu'il est tout d'abord nécessaire d'examiner deux  questions.

La première : est-il possible, dans le contexte spécifique de la Turquie, d'augmenter la production et le rendement agricoles en transformant les terres agricoles entourant les villages féodaux en grandes exploitations agricoles capitalistes et/ou en agriculture d'entreprise ?    tarımsal üretim ve verimi artırmak olası mı?

La réponse est claire : comme dans les pays du tiers-monde, la production agricole par habitant n'a pas augmenté en Turquie, et le pays est devenu un importateur net de produits agricoles.

Une deuxième question, tout aussi importante que la première, est la suivante : y a-t-il du travail dans les villes pour les paysans de l'Est et du Sud-Est qui se retrouveront sans rien suite à la liquidation de la paysannerie ? 

La réponse aux deux questions  est évidente. Il s'agit d'une tendance négative. 


Qu'est-ce que la réforme agraire  ou le droit à l'accès à la terre ?

Face à l'agriculture d'entreprise,  qui est un produit du capitalisme mondial, la solution fondamentale et prioritaire consiste à garantir le droit des paysans à accéder à la terre, c'est-à-dire à doter suffisamment de terres, par le biais d'une réforme agraire, les agriculteurs sans terre ou possédant peu de terres qui souhaitent exercer leur métier. 


Une réforme agraire n'est pas nécessairement radicale. Dans les pays en développement, elle peut également être utilisée pour prévenir l'opposition sociale dans les zones rurales. Par conséquent, le résultat obtenu par une réforme agraire dépend de la force des classes sociales et de l'évolution de la lutte des classes. 

Comme indiqué, la réforme agraire est un outil, et la question de savoir si elle s'inscrira dans un ordre capitaliste ou socialiste dépendra de qui contrôle cet outil. Le problème fondamental réside dans la propriété des moyens de production (individuelle ou collective) et dans le processus de répartition des richesses (qu'il s'agisse de capital privé ou d'accumulation de capital social et de développement des forces productives). 


Dans ce cadre, pour l'organisation d'une réforme agraire, « Quoi et comment produire, à qui et quand vendre les produits » si les décisions concernant ces questions sont prises par des institutions gouvernementales capitalistes, la majeure partie des bénéfices ira au secteur agro-industriel dominant. C'est le paradigme de réforme agraire souhaité par les classes dominantes. 


La réforme agraire peut être organisée sous différentes structures, allant de la base familiale à la propriété collective, en fonction de divers facteurs (qualité des sols, type de culture, structure du marché, etc.). 


Par exemple, la propriété peut être familiale, les intrants agricoles et la valorisation des produits peuvent être gérés par des coopératives ; la propriété peut être commune et la production réalisée de manière collective ; ou encore, la production peut être menée individuellement sur une partie de la terre et collectivement sur une autre ; ou bien la propriété peut être totale et les familles peuvent produire sur une parcelle pour leurs propres besoins. Pour les classes laborieuses, une bonne réforme agraire ne sera couronnée de succès que si elle devient un instrument de répartition des revenus plus égalitaire. 


Quel type de réforme agraire ?

La réforme agraire doit être lancée en priorité dans le Sud-Est et l'Est de l'Anatolie.

Pour le financement de la réforme agraire :

• Assurer son financement en imposant les paysans riches, mais surtout les grands propriétaires terriens, de manière progressive en fonction de la superficie des terres,

• Encourager la vente des grandes propriétés dans les autres régions par des mesures fiscales,

• Fournir des crédits aux agriculteurs sans terre et aux petits producteurs pour leur permettre d'acquérir facilement des terres, et,

• Pour cela, il sera nécessaire de « créer un Office foncier » pour mettre en œuvre ces mesures.

Le point sur lequel il convient d'insister ici est la nécessité de travailler à l'obtention d'un soutien populaire solide.


La réforme agraire proposée en Turquie peut être organisée sous différentes structures, allant de la base familiale à la propriété collective, en fonction de divers facteurs tels que la qualité des sols, la variété des cultures ou la structure du marché.


Comme indiqué, la réforme agraire est un outil, et la question de savoir si elle s'inscrira dans un ordre capitaliste ou socialiste dépend de qui contrôle cet outil.

Pour les classes laborieuses, une réforme agraire efficace ne sera couronnée de succès que si elle devient un levier pour une répartition plus équitable des revenus.


Sur la base de la réforme agraire, l'organisation coopérative doit permettre aux paysans de devenir des industriels.


La réforme agraire ne doit évidemment pas  se limiter à l'étape de la  distribution des terres. 

Il est également impératif que ces exploitations, qui ont une dimension sociale puisqu'elles emploient la population agricole, s'organisent au sein de coopératives agricoles.  indispensable

Il faut permettre aux agriculteurs de devenir des industriels par le biais de coopératives agricoles. Il ne faut pas oublier que la valeur ajoutée  peut ainsi revenir directement aux agriculteurs. 

À cette fin, les coopératives doivent être approvisionnées en intrants pour la production agricole (carburant, électricité, engrais, produits phytosanitaires, parcs de machines communs, production de fourrage grossier et concentré) et en biens intermédiaires.  C'est une nécessité.


Cependant, cela ne suffit pas. Le soutien nécessaire doit être apporté pour qu'ils deviennent des industriels dans la transformation des produits  et qu'ils jouent également un rôle prédominant dans leur commercialisation.  Le soutien nécessaire doit être apporté.


Il faut prendre en compte le fait que si les agriculteurs s'organisent au sein de coopératives agricoles, ils auront de meilleures chances de négociation et de compétitivité face aux intermédiaires et aux industriels organisés lorsqu'ils arriveront sur le marché. 


En terminant cet article, j'aimerais poser une question. Aujourd'hui, la « réforme agraire » n'est pas à l'ordre du jour en Turquie. Certains affirment que les organisations politiques  cherchent à obtenir les voix des paysans sans terre ou possédant peu de terres  par l'intermédiaire des grands propriétaires terriens. J'aimerais  connaître votre réponse.