On dit que les fêtes sont des jours où l'on oublie les rancœurs, où les personnes fâchées s'embrassent et où la colère laisse place à la sérénité !
Que personne ne m'en veuille, mais ce ne sont que des paroles en l'air...
Comme je l'ai écrit il y a quelque temps : « Si une personne décédée était mauvaise, je parlerai d'elle, qu'elle soit devant ou derrière moi »...
Je vais adopter une attitude similaire :
Je ne m'embrasserai avec personne qui mène une vie de sultan avec l'argent du peuple, qui spolie les droits de millions de personnes, qui utilise son siège pour ses intérêts personnels, qui recommande l'austérité aux pauvres tout en vivant comme un pacha, et qui est aveuglé par l'arrogance !
Pas seulement pour cette fête ; même si mille fêtes passaient, je ne me réconcilierai pas avec ces gens-là, je ne leur serrerai pas la main, je ne leur dirai même pas bonjour !
Car je n'ai rien à faire avec ceux qui prêchent la vertu tout en s'empiffrant en cachette !
Aucune fête ne peut absoudre ces gens...
***
Si vous me demandez : « Pourquoi cette colère en pleine fête ? Dis-nous au moins avec qui tu ne te réconcilies pas »...
Je vais vous le dire :
Avec le président des Affaires religieuses (Diyanet) et tous ceux qui approuvent ses mauvaises actions et les mettent en œuvre avec lui...
En somme, avec l'« Oligarchie du Diyanet »...
Je continuerai à critiquer et à condamner, tant que je vivrai, le président des Affaires religieuses, qui est aujourd'hui presque aussi protégé que le président de la République, qui gaspille des budgets plus importants que ceux de huit ministères, et qui prépare des banquets de luxe pour ses membres alors que le peuple ne peut pas dormir à cause de la faim.
Je contesterai le budget du Diyanet, constitué par les impôts du peuple.
Je défendrai la thèse selon laquelle les revenus de cette institution et de tout son personnel devraient être couverts uniquement par les taxes prélevées sur les fidèles des mosquées (comme l'impôt ecclésiastique).
Parce que cette oligarchie est devenue arrogante, impolie et a dépassé les bornes.
Elle a sombré dans l'excès du luxe.
Elle s'est habituée à mener une vie de sultan et à se considérer comme privilégiée...
Je vais l'écrire comme le peuple le dit :
Ils ont pris la grosse tête !
***
Vous avez sans doute entendu parler de la dernière affaire :
La présidence des Affaires religieuses a emmené au pèlerinage (Hajj) des centaines de personnes qui n'avaient pas participé au tirage au sort et qui n'étaient pas sur la liste d'attente...
Alors que 2,5 millions de personnes au total s'inscrivaient au tirage au sort pour partir en pèlerinage, il est apparu que les dirigeants de la présidence des Affaires religieuses ont emmené leurs épouses, amis et proches au pèlerinage avec un visa de « courtoisie » (Mücamele), sans passer par le tirage au sort...
En 2023, la fille et le frère du président des Affaires religieuses, Ali Erbaş, ont bénéficié de ce privilège...
Cette année, plus de 200 personnes...
Grâce à ce privilège, ces messieurs et ces dames sont occupés à devenir pèlerins ces jours-ci !
Si la fille et le frère d'Ali Erbaş bénéficient de ce visa de courtoisie, dont je n'arrive toujours pas à comprendre la nature, son épouse Seher Hanım et son neveu allaient-ils rester en arrière ?
Bien sûr que non...
Seher Hanım, qui a effectué trois « Omra VIP » rien que durant les cinq premiers mois de cette année, est maintenant devenue pèlerine grâce au piston...
Une suite spéciale a été préparée pour Ali Erbaş et son épouse Seher Hanım à l'attaché des services religieux à La Mecque !
Beaucoup d'autres « proches » d'Ali Erbaş figureraient également parmi ceux qui ont bénéficié de ce privilège...
Les listes auraient été préparées personnellement par le directeur du cabinet d'Erbaş, Hasan Güçlü...
Alors, combien ces pèlerins pistonné ont-ils dépensé de leur poche ?
C'est là tout le mystère !
***
Au fait, savez-vous ce qui s'est passé ?
La présidence des Affaires religieuses a dénoncé à la police saoudienne ceux qui se sont rendus à La Mecque avec un « visa commercial » sans passer par le tirage au sort du Hajj pour accomplir leur pèlerinage, les faisant arrêter...
***
Maintenant, nos traditions disent que...
Pendant la fête, il n'y a pas de dispute, pas de rancœur, les personnes fâchées se réconcilient !
À ces impudents qui exploitent nos sentiments religieux, qui transforment leurs sièges en trônes de sultanat, et qui n'ont aucune notion de droit et de justice, je crache ma colère avec le quatrain de Kazak Abdal et je refuse de me réconcilier :
« Creusez profondément sa tombe...
Qu'il gémisse de douleur !
Qu'il soit l'aiguille pour coudre son linceul...
Et maudite soit la femme de celui qui le soutient ! »
***
Bref... Bonne fête des Pères en retard...
Quant à la fête... En ces jours où trente millions de personnes sont officiellement condamnées à la faim et où le gouvernement prévoit d'accroître encore la pauvreté avec son nouveau paquet fiscal, j'ai aussi une chanson pour elle :
À quoi bon la fête pour moi...
Le sang coule dans mon cœur !
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