Le but de mon article d'aujourd'hui n'est pas de commenter les paroles de la chanson "Umut fakirin ekmeği" (L'espoir est le pain du pauvre) d'Orhan Çakır.
Une "Commission pour la solidarité nationale, la fraternité et la démocratie" a été créée au sein de la Grande Assemblée nationale de Turquie. Elle a fait naître un espoir pour l'avenir, pour une Turquie sans terrorisme et une Turquie démocratique. Une ou deux réunions sont organisées chaque semaine. Elle vise à instaurer la solidarité nationale, la paix, la fraternité et à atteindre une démocratie moderne dans notre pays. À mon avis, c'est une initiative et une commission très précieuses. Mais est-ce la direction prise ? Offre-t-elle une telle image ? Ou bien ressent-on un tel effort ? Je suis sceptique. Je suis inquiet pour l'avenir.
Diverses contrariétés et voix discordantes, à l'intérieur comme à l'extérieur de la commission, ont déjà commencé à se faire entendre. Mon espoir pour l'avenir (bien que je le souhaite ardemment) n'est pas sans être ébranlé. Pourquoi ? Les "Mères du samedi" et les "Mères de Diyarbakır" n'ont pas été autorisées à s'exprimer en kurde devant la commission. Les propos de ceux qui ont exprimé leurs doléances en kurde ont été consignés sous la mention "langue inconnue". C'est un mensonge total. Je le jure, c'est un mensonge. Au moins, s'ils écrivaient la vérité en disant "langue interdite au Parlement". Comment 51 députés, hommes et femmes d'expérience, peuvent-ils qualifier de "langue inconnue" le kurde qu'ils comprennent ou ne comprennent pas ? Comment un tel mensonge peut-il être consigné dans les registres en regardant 85 millions de personnes dans les yeux ? Cette hypocrisie ne devrait-elle pas être résolue par le Parlement au plus vite ? À mon avis, l'un des premiers problèmes que cette commission doit résoudre est celui de la "langue inconnue". Ensuite viendront la fraternité, la paix et la démocratie. C'est là que l'espoir réside dans une gouvernance portée par Ekrem İmamoğlu et Özgür Özel. Nous gardons espoir...
Notre République, vieille de plus d'un siècle, ne devrait-elle pas être désormais bien établie ? La République a deux objectifs principaux. Le premier est de devenir un pays économiquement développé et prospère, le second est de forger une conscience citoyenne ayant atteint des valeurs sociales modernes. Mais force est de constater que nous n'avons atteint le point souhaité ni en économie ni en matière de valeurs sociales modernes. Dans un pays qui a atteint son deuxième siècle, il ne devrait plus y avoir de problème d'identité. Nous devons construire et créer une Turquie où l'identité avec laquelle chacun est né n'est plus un sujet de discussion. L'une des premières tâches de cette commission doit être de faire preuve d'une volonté forte pour résoudre la question de l'identité et de la langue. Sans résoudre les problèmes fondamentaux ou de base, je ne crois pas que l'on puisse atteindre aucun des objectifs de fraternité, de paix et de démocratie qui donnent son nom à la commission.
Il faut fournir de très grands efforts pour atteindre l'objectif d'une Turquie sans terrorisme et d'une Turquie démocratique. Sans effort, sans travail, il n'y a pas d'espoir. Sinon, ce n'est que de l'utopie. Nous n'avons rien à faire avec l'utopie.
Je vois de nombreuses contrariétés devant cette commission. Il faut avant tout ne pas tomber dans les pièges des puissances souveraines intérieures et extérieures, et de l'impérialisme. Si les membres de la commission parviennent à assurer la fraternité, la paix et les développements démocratiques souhaités malgré toutes les difficultés, nous aurons remporté un succès historique.
Alors, y a-t-il de l'espoir ? Je ne veux pas être pessimiste. Cependant, j'ai l'impression qu'il y aura beaucoup d'obstacles et d'entraves. Les souffrances des habitants de ce pays ont assez duré. Dans notre pays, où la population vivant sous les seuils de faim et de pauvreté a tant augmenté (dépassant les 70 %), cette commission, bien que petite, est un espoir. Faisons tout notre possible pour faire grandir cet espoir. Un espoir sans travail ne peut être un espoir.
Nous vivons tous ensemble la fierté de la grande victoire qui a jeté les bases de notre République, qui est le symbole de la détermination et de la persévérance de notre nation, et qui nous permet de regarder l'avenir avec espoir. Je souhaite à tout notre peuple et à nos lecteurs une joyeuse fête de la Victoire du 30 août. Vers de nombreux jours meilleurs...
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