Alors que la crise économique que traverse le pays pèse lourdement sur les travailleurs, les enseignants des écoles privées, malheureusement, ressentent cette pression jusqu'à leur dernier souffle.
L'écart entre les salaires des enseignants du public et ceux du privé ne cesse de se creuser. La plupart des enseignants du privé ne perçoivent qu'environ la moitié du salaire de leurs homologues du public. Et bien souvent, en raison de la mauvaise gestion de nombreux établissements, ils ne reçoivent même pas ce salaire à temps.
Face à cette situation, les enseignants du privé sont désormais au bord de la révolte. Pour résoudre ce problème, ils réclament au ministère de l'Éducation nationale (MEB) le rétablissement de l'application du « salaire de base », qui était en vigueur par le passé mais qui a été supprimée pour des raisons obscures. Ils ont transmis cette demande directement au ministre, mais aucune mesure concrète n'a encore été prise.
Si le MEB ne prend pas de mesures à ce sujet, il condamnera les enseignants du privé à la misère. Mais pourquoi rien n'est fait ?
La raison est évidente : les écoles privées ne veulent pas du « salaire de base » car elles ne pourraient pas payer ces montants. Dans l'état actuel des choses, le ministère agit malheureusement en faveur des propriétaires d'établissements plutôt que des enseignants.
J'espère que le MEB changera bientôt d'attitude et défendra les droits des enseignants du privé, à commencer par leurs salaires. Car cette indifférence revient à traiter les enseignants du privé comme des enfants de seconde zone.
N'oublions pas que le MEB n'est pas seulement le ministère des enseignants du public, mais celui de tous les enseignants. J'espère que M. Yusuf Tekin abordera la situation des enseignants du privé avec cette conscience et qu'il résoudra ce problème en leur faveur.
Un mot également aux parents qui scolarisent leurs enfants dans le privé : une école qui cherche à maintenir les salaires des enseignants à un niveau bas ne peut pas être bénéfique pour votre enfant.
N'oubliez pas : si l'enseignant est malheureux et désespéré, cette école ne pourra rien apporter de bon.
Soutenez les enseignants de vos écoles, interrogez impérativement sur leur situation économique et leurs salaires afin que les propriétaires des établissements soient contraints d'agir sur ce point.
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