Je suis une femme…
« Parfois », je suis un peu complexe…
Parfois une chanson triste, parfois un air de fête…
Et la transition entre ces deux états n'appartient qu'à moi…
Parfois, nous-mêmes ne parvenons pas à déchiffrer les sons qui émanent des cordes vocales de notre cœur.
Comme s'ils parlaient une autre langue.
C'est pourquoi il est si difficile pour un homme de comprendre une femme.
C'est pourquoi ce ne devrait pas être « un homme » qui décide, qui dicte ou qui impose les droits, la justice, les désirs ou le mode de vie « d'une femme » !
Est-ce que nous nous mêlons de votre barbe, de votre moustache, de la façon dont vous portez votre pantalon ou de la couleur de votre sous-vêtement ?
Alors, si vous ne comptez pas apporter votre pierre à l'édifice, contentez-vous au moins de ne pas faire d'ombre !
Je suis une femme…
Un peu complexe aussi…
Nous, les femmes, nous nous inspirons les unes des autres, nous nous imitons.
Nous, les femmes, nous nous agaçons parfois les unes les autres.
En réalité, même si nous ne nous aimons pas toujours, même si nous nous agaçons parfois, nous oublions malheureusement trop souvent que nous ne devenons vraiment plus fortes que lorsque nous commençons à être fières des succès des autres et à les apprécier.
Nous ne le savons pas.
Mais nous nous en souvenons…
Surtout face aux injustices vécues ces dernières années, les sœurs qui en prennent conscience se soutiennent, malgré toutes leurs différences…
Je suis une femme…
Un peu complexe aussi…
Je ne peux pas me faire enlever les cordes vocales de mon cœur. Je ne le peux pas.
En fait, je ne veux même pas qu'on me les enlève.
Même si elles chantent parfois des airs tristes, j'aime beaucoup les sons qui en sortent.
Parce que juste après cette chanson triste, ce cœur éclate parfois de rire, et ces rires me rendent encore plus belle.
Je suis une femme…
Un peu complexe aussi…
Parfois, je fais et je défais !
Parfois, comme une tigresse, je soigne mes blessures avec ma propre langue…
Parfois, je trouve cette tendresse chez un homme, chez un enfant ou chez un chat…
Si je m'ennuie, je me coupe les cheveux…
Puis, avec obstination, je continue à les laisser pousser.
Je suis une femme…
Un peu complexe aussi…
Je prends parti…
Je suis du côté de chacune de mes sœurs pour leurs croyances, leur mode de vie, leurs droits et leurs libertés…
Autant j'ai de blessures, autant je trouve de guérison en moi…
Cette guérison est dans mon cœur, dans ma poitrine, dans mon rire, dans mes larmes, dans mon courage, dans mon amour, dans les rides de mon visage, dans les cheveux blancs, dans les vergetures de mon corps, dans les yeux qui me regardent dans le miroir…
Je suis une femme…
Chaque matin, je me donne naissance à nouveau…
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