L'utilisation efficace des ressources limitées du pays et la prestation efficiente et équilibrée des services à l'échelle nationale sont devenues les points les plus importants de l'agenda de notre pays. Cependant, alors qu'il faudrait débattre de qui utilisera les ressources nationales de manière efficace, et qui saura mettre les ressources locales au service du public de la meilleure façon possible, sans gaspillage ni corruption, le débat se concentre sur quel parti remportera les élections.
La question qui devrait être débattue ici est : qui, c'est-à-dire quel parti, utilisera correctement le droit au budget local ?
Quel parti mettra en œuvre une démocratie locale, une gestion municipale sociale, axée sur le développement et populaire, conforme à ce droit au budget local, et qui créera le plus d'emplois pour la population ? C'est ce qui doit être débattu, et les questions suivantes doivent être posées :
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Qui alloue le plus de budget par habitant ?
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Qui accroît les actifs de la population locale ?
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Qui augmente la part de la population locale dans les dépenses budgétaires ?
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Qui augmente les fonds propres des municipalités ?
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Qui endette la municipalité, peu ou beaucoup ?
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Qui accroît les actifs de la municipalité ?
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Qui collecte correctement les impôts locaux ?
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Qui peut offrir du travail à la population locale sans distinction de parti ?
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Qui recrute la population locale en respectant la justice, l'égalité et le mérite, sans distinction de parti ?
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Qui investit les impôts collectés par les municipalités sans provoquer de gaspillage ni de corruption ?
Avant les élections locales, une nouvelle loi sur le partage administratif et financier doit impérativement être adoptée. Ce devrait être la tâche prioritaire des partis en ce moment. Si cette loi n'est pas adoptée, l'idée selon laquelle « si l'on élit le candidat du parti au pouvoir, on obtiendra plus de services, plus d'investissements et plus d'emplois » continuera de provoquer une concurrence déloyale grave entre les partis.
Bien que la fourniture aux administrations locales de sources de revenus proportionnelles à leurs missions soit définie comme une obligation constitutionnelle, cela n'est pas fait. Si nous voulons accepter la démocratie comme mode de vie fondamental, nous devons respecter cette disposition constitutionnelle.
Si l'administration centrale transfère aux administrations locales des ressources conformes aux missions qui leur sont assignées par la Constitution, les migrations liées à l'urbanisation prendront fin. Sinon, nous serons condamnés à vivre dans de grands villages appelés villes.
Une partie importante des besoins fondamentaux des personnes installées dans une zone donnée est liée aux administrations locales. Dans diverses études d'opinion réalisées, les biens et services demandés par les citoyens, en particulier ceux relevant des administrations locales, occupent une place importante.
L'époque des municipalités qui se contentent de construire des parcs, des jardins, des routes et des cimetières est révolue, et elle doit l'être. Même notre plus petite municipalité doit répondre aux besoins de la population locale et de chaque individu qui y vit, et offrir des services municipaux aux normes contemporaines. Aujourd'hui, les municipalités doivent assurer au moins 60 % de l'emploi public. Les municipalités doivent utiliser les ressources publiques au profit de la population et pour l'emploi, plutôt que de les gaspiller ou de les laisser être détournées par la corruption. Aujourd'hui, dans notre pays, les municipalités tirent 90 % de leurs revenus des parts qui leur sont allouées par l'administration centrale. Ce n'est pas durable.
L'administration centrale envoie chaque mois la part allouée sur les revenus du budget général aux administrations locales. Le problème fondamental est que les administrations locales sont devenues dépendantes de l'administration centrale et que 80 à 90 % de leurs revenus proviennent des parts allouées sur les revenus du budget général. Si l'administration centrale ne versait pas ces parts du budget général pendant un mois, 99 % des municipalités ne pourraient pas payer les salaires de leurs employés ce mois-là. Cette situation n'est pas durable, c'est pourquoi une nouvelle loi sur le partage administratif et financier doit être adoptée avant les élections. Sinon, les administrations locales, c'est-à-dire les municipalités, seront contraintes de fonctionner comme des unités dépendantes de l'administration centrale.
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