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La liquidation du contrôle et du droit budgétaire dans le contexte de la décrédibilisation des rapports de la Cour des comptes

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Dans les pays ayant adopté la démocratie, le droit budgétaire ne se résume pas au simple exercice du droit de vote par les citoyens lors d'élections périodiques. Le droit budgétaire revêt une signification qui dépasse la simple délégation de pouvoir. Le droit budgétaire est un indicateur permettant de déterminer si le régime d'un pays est un système parlementaire démocratique. Les deux outils essentiels illustrant les résultats de l'application de la loi de finances sont la loi de règlement et les rapports de la Cour des comptes.

Bien que la Cour des comptes soumette à la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) une grande quantité et une grande variété de rapports, seule la déclaration de conformité générale est débattue au Parlement. De plus, en raison de la surcharge de travail de la Commission du plan et du budget, où les rapports de la Cour des comptes sont examinés, aucun temps n'est alloué à ces derniers, et ils ne sont parfois même pas discutés.

Cette situation démontre que la TBMM n'exerce pas son droit budgétaire. La loi n° 6085 sur la Cour des comptes stipule que l'objectif du contrôle est de fournir à la TBMM et au public des informations fiables et suffisantes sur les résultats des activités des administrations publiques, de garantir que la gestion des finances publiques est menée conformément à la loi, de protéger les ressources publiques, d'évaluer la performance des administrations publiques, et d'établir et de diffuser la responsabilité et la transparence financière.

Loi n° 6085 sur la Cour des comptes : Les rapports que la Cour des comptes soumet à la TBMM comprennent les déclarations de conformité générale, le rapport d'évaluation générale de l'audit externe et le rapport d'évaluation des statistiques financières.

La TBMM ne remplit pas efficacement sa fonction de suivi et de contrôle de l'exécution budgétaire.

Par ailleurs, l'examen simultané de la loi de finances et de la loi de règlement est l'une des pratiques qui entravent l'exercice effectif du droit budgétaire.

Ce sont les débats et les discussions sur la loi de règlement qui devraient être au cœur des échanges au sein de la Commission du plan et du budget ; or, ces sujets ne sont ni discutés au sein de la Commission du budget de la TBMM, ni partagés avec le public.

En ce sens, le Parlement ne remplit pas sa fonction d'information : la manière dont le pouvoir politique effectue ses dépenses, les secteurs dans lesquels il investit, et la question de savoir si les dépenses sont conformes au budget approuvé ne sont ni contrôlées ni partagées avec le public. Au lieu de cela, l'attention se concentre sur le budget de la nouvelle année. D'ailleurs, l'efficacité de la TBMM dans la préparation du nouveau budget est elle-même sujette à débat.

Ces documents, qui présentent les résultats de l'exécution budgétaire et contiennent des informations cruciales en termes de responsabilité, ne sont pas non plus mis à l'ordre du jour de la commission.

En conclusion, il apparaît que le projet de loi de règlement et ses annexes ne sont ni examinés ni analysés par la Commission du plan et du budget de la TBMM, ni en assemblée générale.

Pour que la Commission du budget et la TBMM puissent remplir efficacement leur fonction de suivi et de contrôle de l'exécution budgétaire, il est nécessaire de créer une commission permanente dédiée à l'examen des rapports de la Cour des comptes et d'établir d'urgence les procédures d'examen de ces rapports par ladite commission.