Pour l'impérialisme, la situation la plus dangereuse est celle où les populations des pays dont il exploite les richesses souterraines et de surface accèdent à une conscience nationale. Le fait que l'idée d'avoir le droit de posséder un État indépendant, souverain et libre sur son propre territoire s'ancre dans les esprits constitue un risque majeur !
Ce n'est pas un hasard si l'ambassadeur des États-Unis à Ankara et l'envoyé spécial pour la Syrie, Tom Barrack, saisissent chaque occasion pour présenter les « États-nations » comme une menace pour la sécurité d'Israël, critiquant les « gouvernements centraux » et préconisant pour la Syrie une structure fragmentée, divisée sur des bases ethniques et confessionnelles. Des gens vivant sur les mêmes terres, dont on ne veut pas qu'ils forment une nation, et qui s'entretuent sur la base d'identités secondaires et de croyances… C'est précisément ce qu'ils désirent, et ce qu'ils ont réussi à accomplir dans une certaine mesure dans certains pays !
Les rêves de l'impérialisme pour la Turquie sont-ils différents ?
Lorsque nous examinons sous cet angle les attaques contre la Constitution de 1924, contre l'État-nation laïque et unitaire, contre le traité de Lausanne, ainsi que la volonté de redéfinir la citoyenneté, il devient plus facile de voir la situation dans son ensemble.
Ne connaissent-ils pas le sens contenu dans l'identité turque au sein de la Constitution ? L'article 66, relatif au concept de citoyenneté, stipule : « Toute personne liée à l'État turc par un lien de citoyenneté est Turc ». C'est le nom de l'identité nationale commune : Turc !
Gazi Mustafa Kemal Atatürk a déclaré : « Les nations qui ne trouvent pas leur identité nationale deviennent la proie d'autres nations ». Il a défini la nation comme « une société politique composée de citoyens liés entre eux par l'unité de langue, de culture et d'idéal (objectif) ». Il est également vrai que sa définition de la nation turque est très fédératrice : « Le peuple turc qui a fondé la République de Turquie est appelé la Nation turque » (Reşat Kaynar, « Atatürkçülük », Revue du Centre de recherche Atatürk, volume 2, numéro 5, mars 1986, p. 303-304).
À une époque où ceux qui disent « Turc », ceux qui disent « Nation turque » sont accusés de racisme, et où le nationalisme est utilisé comme un concept nuisible et stigmatisant par ceux qui se prétendent anti-impérialistes et progressistes, il est nécessaire d'insister sur le nationalisme d'Atatürk, fondé sur des bases scientifiques, et sur le nationalisme turc qui protège l'identité turque tout en se modernisant.
Nous ne nous lasserons pas de l'écrire et de le dire : la politique identitaire menée sur des bases ethniques, religieuses et confessionnelles entraînera des maux difficiles à réparer. Le scénario appliqué au Liban, en Syrie, en Irak, en Libye et auparavant en Yougoslavie, juste à côté de nous, s'appelle le Grand Moyen-Orient (GMO). Dans un sens, c'est le « Grand Israël ».
Le nationalisme d'Atatürk, qui est un « idéal d'intégration démocratique » (Cihan Dura), est le nom du ciment qui nous maintient unis et vivants face à tous les dangers et aux projets comme le GMO, à l'ère de l'impérialisme, aussi appelé Nouvel Ordre Mondial !
N'oublions pas !
Je célèbre le 30 août, jour de la Victoire, l'une des étapes les plus importantes de notre guerre d'indépendance, de notre souveraineté et de notre liberté, qui a été une lueur d'espoir pour les nations opprimées contre l'impérialisme. Je commémore avec respect, gratitude et miséricorde le chef de notre Grande Victoire, notre leader éternel Gazi Mustafa Kemal Atatürk, ses compagnons d'armes, ainsi que tous nos martyrs et vétérans.
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