Trouvez les actualités publiées dans la plage de dates ci-dessous
et et
et et
et et
Effacer
Euro
Arrow
53,9958
Dollar
Arrow
47,3674
Livre sterling
Arrow
62,8837
Or
Arrow
6167,5832
BIST 100
Arrow
10.729

Enterrez les femmes sans leur laisser d'héritage

Ne laisse pas l'algorithme choisir tes actualités, décide toi-même ce que tu lis. Ajoute 12punto à tes sources préférées !

Nous nous vantions d'être l'un des premiers pays au monde à avoir accordé aux femmes le droit de vote et d'éligibilité… Dans ces terres où Atatürk disait : « La République, c'est l'égalité entre les femmes et les hommes »…

Qu'est-ce que nous sommes devenus aujourd'hui ?

D'abord, ils nous ont imposé une réglementation en toute discrétion…

Avec un nom pompeux : « Partage consensuel »

Que signifie ce « Partage consensuel » ?

Lors du partage d'un héritage au cadastre, le notaire est écarté. Désormais, si les héritiers parviennent à un accord entre eux, personne ne contrôle rien.

Mais cette mesure va en réalité nuire avant tout aux femmes. Par exemple, si une femme renonce à son droit à l'héritage, personne ne demandera : « Cette femme a-t-elle vraiment donné son consentement, est-elle sous la menace, a-t-elle subi des pressions ? »

L'affaire sera étouffée avec cette expression que nous avons l'habitude d'entendre dans les cas d'abus sur mineurs : « Elle était consentante ».

Savez-vous ce que cela signifie, en particulier pour une femme victime de violences ou sous la menace ? Cela signifie être forcée de signer un document à table, non pas pour être déshéritée par sa famille, mais pour renoncer à son héritage. Et tout cela sera qualifié de « libre arbitre » !

Une porte dérobée légale a été ouverte pour s'emparer de la seule sécurité économique dont dispose la femme, ces quelques sous hérités d'un père ou même de la maison laissée par un grand-père.

La Fédération des associations de femmes de Turquie crie haut et fort : « La femme n'a déjà aucune chance de négocier sur un pied d'égalité, surtout si elle est sous pression économique et sociale ! » Mais en vain. L'État se dédouane en disant « je ne suis pas notaire » et ignore les pressions au sein de la famille. Le droit de propriété, la protection des femmes, tout cela reste lettre morte.

En Turquie, la femme est malheureusement si peu considérée qu'on ne lui permet même pas de décider de son propre corps.

Le nouveau scandale concerne l'avortement…

Selon la loi, l'interruption de grossesses non désirées dans les délais légaux est un droit pour les femmes.

Mais dans la pratique, on tente de leur retirer ce droit également.

L'Association médicale turque (TTB) déclare : « La femme se rend à l'hôpital, demande un avortement conformément à la réglementation, mais elle est refusée. Sans aucune justification. » C'est-à-dire un droit selon la loi, mais une interdiction dans les faits. La TTB affirme avoir signalé les plaintes reçues à la Direction générale des services de santé du ministère de la Santé. Personne ne sait pour quelle raison ces demandes sont rejetées.

De plus, l'accès aux méthodes de contraception est limité. Les moyens de protection gratuits ne sont pas fournis. La femme ne peut ni se protéger, ni éviter la grossesse, ni mettre fin à une grossesse non désirée.

La question n'est pas le nombre d'enfants, la question est l'élimination du droit de la femme à décider de sa propre vie. L'État et la mentalité patriarcale deviennent les seuls décideurs concernant son corps, son utérus et sa vie.

Prendre son héritage à table, la mettre à la porte de l'hôpital, façonner sa vie par la pression dans le quartier ou la famille… Tout cela est le résultat d'une mentalité de « possession ».

N'oubliez pas… En 1934, Atatürk a accordé le droit de vote et d'éligibilité aux femmes de ce pays. Aujourd'hui, dans la Turquie de 2025, la femme ne peut même pas protéger son propre héritage, ni faire valoir son droit sur son propre corps. Alors que nous devrions avoir progressé au cours des 90 années écoulées, nous basculons en arrière, vers l'obscurité et une mentalité médiévale.

Mais quoi qu'ils fassent, les femmes ne quitteront pas cette table, ne feront pas demi-tour devant cet hôpital et ne lâcheront pas ce document d'héritage. Et qu'on le sache : la femme qui rit, qui réclame ses droits et qui descend dans la rue n'inscrira pas son nom sur la pierre tombale de ce pays, mais sur son avenir.