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La réalité d'une société dont les éducateurs sont des imposteurs s'assombrit également

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La lumière d'une société, c'est son enseignant. Si l'enseignant ne brille pas, la nation reste dans l'obscurité. Nous avons parmi nous des enseignants, des universitaires, des recteurs qui... non seulement éteignent la lumière, mais coupent l'électricité du bâtiment, démontent le compteur et s'en vont. Examinons maintenant, à travers trois exemples, ce paysage médiéval académique qu'aucune bougie ne saurait éclairer.

Il semble que pour être élu aux hautes fonctions du YÖK (Conseil de l'enseignement supérieur), ce ne soit plus l'obtention d'un prix Nobel qui compte, mais la capacité à faire tourner le « fonds de roulement ». Le recteur de l'Université de Karabük, le professeur Fatih Kırışık, a fait se retourner Adam Smith, le père même du capitalisme, dans sa tombe en matière de salaire. Non content de son salaire académique mensuel de 150 000 TL, il a puisé dans chaque institution de l'université pour se constituer une « part de soupe » et s'est bâti une gigantesque pâtisserie académique de 1,2 million de TL.

Ce n'est pas tout : il vit dans une villa à Safranbolu et l'université paie son loyer. Une sorte d'Airbnb académique ! Lorsqu'il part en voyage, il perçoit 250 euros d'indemnités journalières au nom d'un « mariage scientifique ». Il change de voiture, achète une maison, et à chaque fois, il prétend qu'il s'agissait d'un « voyage de recherche ». Ne peut-on pas lui demander, cher professeur : quelle est cette recherche ? Même Newton n'a pas eu besoin de voyager autant pour découvrir la gravité !

Passons au deuxième cas : le professeur Abdulvahap Akıncı de l'Université de Kocaeli. Par une publication sur les réseaux sociaux, il a tenté de cracher non seulement sur Mustafa Kemal Atatürk, mais aussi sur la mémoire de ce pays.

Quand on parle de scientifique, nous pensons toujours à Einstein, mais grâce à certains individus occupant le titre de « professeur » dans les universités de notre pays, nous n'avons plus aucun respect pour les scientifiques.

Voici un miracle académique qui, face à la publication pleine d'humanité d'un pharmacien comparant Atatürk à un médicament, s'est écrié : « Tu vas prescrire trois doses d'Atatürk par jour ? » : Abdulvahap Akıncı, qui exerce en tant que professeur à l'Université de Kocaeli !

Un pharmacien accroche une photo d'Atatürk au mur et écrit en dessous : « Le meilleur médicament : Atatürk. » Alors que cette phrase suffit à remonter le moral de la mémoire d'une nation, notre professeur s'en offusque. Et il ne se contente pas de s'en offusquer, il s'agite de toutes ses forces dans la fosse des réseaux sociaux en demandant : « Le gars va venir demander un médicament contre le cancer, et tu vas lui donner une pincée d'Atatürk ? ». Je n'ai même pas le courage de citer ici les phrases qui ont franchi le barrage de l'insulte et du manque de respect, mais que reste-t-il à dire à quelqu'un qui a perdu toute pudeur ?

Hé, professeur Abdulvahap (!), qui détient l'ordonnance pour votre esprit ? Car un tel degré d'ignorance ne se soigne plus seulement par la science, mais difficilement par la réhabilitation. Cet esprit qui s'emporte parce qu'un pharmacien a écrit « Atatürk », laissez tomber la production scientifique, il ne devrait être admis à l'université que par la sécurité. Et si aucune sanction sérieuse n'a encore été prise à son encontre, l'enseigne « foyer de science » à l'entrée de cette université semble bien prétentieuse.

Pour certains, Atatürk reste le plus grand antibiotique : contre l'ignorance, l'obscurantisme et les microbes de l'impertinence. C'est pourquoi, si vous trouvez que cette « pincée d'Atatürk » est de trop alors que la nation en réclame encore, votre maladie n'est plus seulement académique, c'est un problème d'immunité nationale !

Orner l'ignorance de science pour la présenter à la société est devenu le nouveau domaine populaire du milieu académique. Ces pseudo-universitaires qui prennent Atatürk pour cible sont ennemis de l'honneur de la science comme des principes éthiques de la profession. Ils portent la toge mais sont vides à l'intérieur ; ils ont le savoir mais n'ont pas de conscience.

Et dernier acte : l'article du professeur Metin Dağdeviren, auteur principal du rapport du YÖK ayant conduit à l'annulation du diplôme d'Ekrem İmamoğlu, publié dans une revue internationale, a été retiré pour « irrégularité ». La revue l'a retiré avec regret, mais notre universitaire est toujours sur la défensive. Comme s'il figurait sur la même liste qu'Einstein, il déclare : « Je suis l'un des scientifiques les plus influents au monde ». Pourtant, son article n'est qu'une soupe à l'intelligence artificielle !

Il faut maintenant poser la question :

Quel exemple peuvent donner à la jeunesse ces universitaires qui font payer leur loyer par l'État, qui prennent le fonds de roulement pour une caisse de fin de mois, qui font du profit en insultant Atatürk et qui salissent l'avenir de vraies personnes avec de faux articles ?

Si ces éducateurs, au lieu d'éclairer nos enfants, remplissent leurs propres poches, le diplôme, la chaire ou les publications scientifiques ont-ils encore une quelconque valeur ?

Le rectorat n'est-il plus une fonction de savoir, mais un poste à appels d'offres ?

Un pays s'élève par son éducation. Mais nous, nous ne souffrons pas de l'éducation, mais des « profiteurs éduqués ». Si nous continuons à ce rythme, au lieu de diplômes, on distribuera des titres de propriété, au lieu de laboratoires, on installera des coffres-forts pour devises, et les salles de classe deviendront des « salles de comptage d'argent ».

En somme, cher lecteur,

Si tel est l'enseignant d'une société, son avenir se résume à un « bon rétablissement ».