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Le Royaume-Uni rouvre ses portes aux immigrants citoyens de l'UE

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Lorsque le Royaume-Uni a pris la décision du Brexit, l'un des arguments fondamentaux était l'indépendance. Les électeurs se sont rendus aux urnes avec la promesse de la liberté, de la capacité à établir ses propres règles, de la protection de ses propres frontières et de la libération de la pression de l'UE.

À l'époque, la propagande contre l'Union européenne et les accords de libre-échange était si intense qu'une grande partie de la population était devenue hostile à l'Europe. Cependant, avec le temps, les travailleurs venus notamment des pays d'Europe de l'Est, qui occupaient des emplois pénibles, ont quitté le Royaume-Uni. Par la suite, de graves difficultés liées à la main-d'œuvre ont commencé à apparaître au Royaume-Uni. Les perturbations dans la chaîne d'approvisionnement, la pénurie de chauffeurs routiers et, bien sûr, les tensions avec la France concernant la pêche ont confronté les Britanniques aux conséquences sérieuses de la sortie de l'UE pendant un certain temps.

Venons-en à aujourd'hui… Le Royaume-Uni est de nouveau plongé dans un débat sur le Brexit. Les allégations selon lesquelles le Parti travailliste prévoit d'ouvrir ses portes aux immigrants de l'UE afin d'obtenir de meilleures conditions commerciales avec l'Union européenne ont soulevé l'indignation des partisans du Brexit.

Dans le cadre d'un programme de mobilité des jeunes, il est question d'autoriser les citoyens de l'UE de moins de 30 ans à vivre et à travailler en Grande-Bretagne pendant une période allant jusqu'à trois ans. Bien qu'il soit précisé que cela sera limité par un quota spécifique et que les candidats devront payer une contribution au Service national de santé (NHS), cela ne suffit pas à endiguer la réaction croissante de l'opinion publique.

DES CONCESSIONS SUR LA SOUVERAINETÉ AU NOM DU COMMERCE ?

La question de savoir si le Parti travailliste, dirigé par Sir Keir Starmer, cède trop aux exigences de Bruxelles fait débat. Le gouvernement, qui souhaite rétablir les relations avec l'UE pour atténuer les difficultés économiques engendrées par le Brexit, semble prêt à faire certaines concessions en échange d'avantages commerciaux. Cependant, la crainte que ces concessions ne placent à nouveau le pays sous la juridiction de la Cour de justice de l'Union européenne a provoqué une vive réaction au sein de l'aile conservatrice.

La sortie de l'ancien négociateur du Brexit, Lord Frost, déclarant : « Honte à vous, Keir Starmer et Nick Thomas-Symonds, pour avoir livré un pays souverain à un tribunal étranger », montre à quel point la tension est élevée. La ministre fantôme des Affaires étrangères, Dame Priti Patel, a quant à elle vivement critiqué le Parti travailliste, affirmant que cette politique ouvre la porte à un retour à la libre circulation.

QUE DIRA L'ÉLECTORAT ?

Pour l'instant, le gouvernement adopte un langage prudent sur le sujet. Bien que le bureau du Premier ministre tente de temporiser en déclarant : « Nous n'avons pas de plan pour un accord de mobilité des jeunes, mais nous sommes à l'écoute des propositions raisonnables », les débats dans l'opinion publique ne faiblissent pas. Les partisans du Brexit estiment que de telles initiatives constituent une trahison de la volonté populaire. Les opposants au Brexit et les Libéraux-démocrates pro-UE, quant à eux, accueillent favorablement ces développements.

En conclusion, même des années après le Brexit, les débats ne s'essoufflent pas. Le fossé entre les promesses faites et la situation actuelle ne cesse de se creuser. Le Parti travailliste sacrifiera-t-il l'esprit du Brexit pour des bénéfices économiques, ou fera-t-il marche arrière sous la pression des électeurs ? Lorsque le jour du scrutin arrivera, nous verrons tous ensemble comment le public répondra à ces manœuvres politiques.