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Si l'imam pète, les fidèles...

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Il existe un dicton qui dit : "Si l'imam pète, les fidèles..." C'est exactement ce genre de situation qui s'est produite ces derniers jours !

L'affaire concerne les imams d'une mosquée de quartier, mais le muftiat dont ils dépendent, ainsi que la Direction des affaires religieuses (Diyanet) à laquelle ce muftiat est rattaché, semblent tous incarner ce proverbe.

Au cours de la semaine, deux imams ont été démasqués à Mersin. L'un a été filmé en train de consommer de l'alcool sur la plage avec des amis, tandis que l'autre a été victime de ses propres fantasmes...

L'imam H.G., en poste dans le district d'Erdemli, est apparu sur les réseaux sociaux dans des images où on le voit boire du whisky avec des amis. Il a ensuite fait la une des journaux. L'imam en question n'est évidemment pas en turban, calotte ou robe, mais en tenue civile, en train de vider une bouteille de whisky ! L'épouse de l'imam a déclaré que les citoyens, et même elle-même, avaient signalé l'imam au CİMER (Centre de communication de la présidence), mais qu'aucune mesure n'avait été prise. La pauvre femme a raconté : "Je n'ai pas pu le prouver, mais je pense qu'il me trompe aussi. Il boit le soir et, le matin, il se place devant les fidèles pour diriger la prière."

L'autre imam, lui, a fait parler de lui avec des images de nu. L'imam L.S., en pleine conversation vidéo avec une femme sur son téléphone portable, se déshabille soudainement. Tout en appelant la femme "mon bébé", il se retrouve totalement nu et montre ses parties intimes à la caméra !

Cependant, cet imam est plus rusé que l'autre. Lorsque les images ont été diffusées, il a immédiatement déposé plainte : "On m'a tendu un piège, on me fait du chantage !" N'est-ce pas l'argument que nous entendons le plus souvent ces derniers temps ? Comme tout effronté pris en flagrant délit dans la nouvelle Turquie, il rejette la faute sur les autres.

Bien sûr, ce que vivent ces deux imams ne regarde qu'eux. Ce qui nous concerne, c'est l'indifférence de la Diyanet, qui se pose en juge de tout le monde, face à cette situation.

Pourtant, alors que ces scandales éclataient, la Diyanet s'était montrée très virulente sur un autre sujet. Il n'y a qu'un jour d'écart entre le scandale des imams et la déclaration de la Diyanet.

Qu'avait dit la Diyanet ? "Nous n'acceptons pas les unions hors mariage !" La Diyanet, qui s'arroge le droit de décider de ce que nous mangeons, de ce que nous buvons, de la façon dont nous nous habillons et de la façon dont nous faisons l'amour, n'a pas pipé mot sur ces deux imams.

Est-ce la logique classique du "Tout est permis pour ceux qui sont des nôtres" ?

Mais nous ne sommes pas étrangers à cette approche de la Diyanet. Par exemple, la Diyanet, qui a déclaré "Nous n'acceptons pas les unions hors mariage", n'a pas précisé de quel mariage elle parlait. N'accepte-t-elle pas les unions sans mariage civil, ou celles sans mariage religieux (imam nikahı) ?

La célébration d'un mariage religieux sans mariage civil était autrefois considérée comme un délit en vertu de l'article 237 du Code pénal turc (TCK), et les parties pouvaient être condamnées à des peines de prison. Cependant, cette sanction pénale a été supprimée par une décision de la Cour constitutionnelle le 27 mai 2015.

À quelle époque cela s'est-il produit ? Qui a encouragé à nouveau le mariage religieux ?

Il faut maintenant demander à la Diyanet : comment considérez-vous les enfants mariés par un imam, avec cette mentalité qui prétend que "la mineure était consentante" ?

Acceptez-vous les membres de confréries, les cheikhs de confréries, voire les bureaucrates et les politiciens qui vivent avec des "maîtresses" – connues comme telles dans la société – mais qui se donnent bonne conscience en vivant sous le couvert d'un mariage religieux ?

Ou bien, si nous épousons quatre femmes par mariage religieux, les considérez-vous comme mariées ?