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Sans Atatürk, il n'y a pas de Turquie !

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Une étincelle jaillit, et la Turquie renaît de ses cendres !

Alors que le match de la Supercoupe, prévu à Riyad, capitale de l'Arabie saoudite, devait avoir lieu, les autorités ont refusé que Galatasaray et Fenerbahçe entrent sur le terrain avec des banderoles et des t-shirts à l'effigie d'Atatürk : la situation a basculé !

Fenerbahçe et Galatasaray ont pris la décision de ne pas jouer. Alors que les deux équipes ne quittaient pas leur hôtel à quelques minutes du coup d'envoi, les mots d'Ali Koç ont marqué cette réunion de crise.

« Sans Atatürk, il n'y a pas de Turquie, nous ne sommes pas là, et il n'y a pas de match ! »

La posture droite, honorable et déterminée des deux équipes a rappelé une fois de plus aux nations du monde, en cette année du centenaire de notre République, que nous ne ferions aucun compromis sur notre hymne national, notre amour pour Atatürk et notre drapeau, qui constituent notre ligne rouge.

J'étais l'une de celles qui s'interrogeaient : « Pourquoi la Supercoupe, que nous célébrons pour le centenaire de notre République, se joue-t-elle sur les terres d'un pays hostile aux valeurs d'Atatürk et à Atatürk lui-même ? »

Heureusement que cela s'est passé ainsi. Le scandale survenu à des milliers de kilomètres de la Turquie, ainsi que l'attitude honorable des dirigeants et des joueurs de Fenerbahçe et de Galatasaray, ont fait la une de la presse mondiale. Le résumé de ces titres :

« La raison de l'annulation du match de coupe est un conflit de religion et de valeurs avec les Saoudiens ! »

Oui. Ils ont mis à l'épreuve les valeurs de la Turquie à des milliers de kilomètres, sur des terres bédouines. Cette fois, ils ont testé les valeurs de la Turquie au sein même du football, un secteur où coulent des millions de dollars et où l'on pensait pouvoir imposer la soumission par de lourdes amendes. Et ils ont été choqués.

« La liberté et l'indépendance sont mon caractère », disait Mustafa Kemal Atatürk, lui qui a fondé la veine principale de notre République sur le principe de la laïcité. Ses petits-enfants ne se sont pas soumis.

La date du 29 décembre 2023, soir de la finale de la Supercoupe, où nous avons été témoins en tant que nation de l'hostilité de l'Arabie saoudite envers la Turquie laïque et la République de Turquie, marque une rupture !

Cette rupture a fait jaillir une telle étincelle que,

Au milieu de la nuit, des milliers de supporters ont afflué avec enthousiasme vers l'aéroport Sabiha Gökçen.

Les rivaux éternels, dont on disait qu'ils ne pourraient jamais se tenir côte à côte, les supporters fanatiques de Fenerbahçe et de Galatasaray, se sont tenus debout, épaule contre épaule, bras dessus, bras dessous !

À Istanbul, les bus de l'IETT ont commencé la journée en affichant les mots d'Atatürk : « Paix dans le pays, paix dans le monde ». À Ankara, les supporters de Fenerbahçe et de Galatasaray, bras dessus, bras dessous, ont marché vers l'Anıtkabir aux cris de « Paix dans le pays, paix dans le monde ». En tant que nation, nous avions soif de cette droiture et de la beauté de l'unité.

Le 29 décembre a fait jaillir une étincelle telle que les petits-enfants de Mustafa Kemal ont déclaré : « Même si nous soutenons des équipes différentes, votons pour des partis politiques différents ou pensons différemment, nous sommes unis sur les valeurs de la République et nous ne ferons aucune concession. » En cette année du centenaire de notre République, aucun événement n'a été aussi efficace pour rassembler notre nation que le scandale en Arabie saoudite. Peut-être qu'aucune coupe de derby n'a rendu ce peuple aussi heureux.

Le peuple turc a montré une fois de plus aux nations du monde qu'Atatürk et ses valeurs sont sa ligne rouge.

Que ceux qui cherchent à créer un ennemi à partir de la rupture du 29 décembre, et ceux qui transforment la question en une hostilité envers les Arabes, sachent que notre problème est l'opposition à la laïcité et l'obscurantisme. Notre ligne rouge, ce sont nos sensibilités. Atatürk et ses principes sont au premier rang de ces sensibilités.

Il semblerait que les autorités saoudiennes se préparent à transformer le scandale de la finale de la Supercoupe en une hostilité envers les Turcs, en appelant leurs citoyens à ne pas investir ni passer de vacances en Turquie...

Ne venez pas dans un pays dont vous ne partagez pas les valeurs, et n'y investissez pas non plus.

Car la Turquie est laïque et le restera !

Note : 2023 a été une mauvaise année. Lors de la catastrophe du siècle, nous avons perdu des milliers de nos concitoyens en une nuit.

2023, sur le point de s'achever, a fait jaillir une belle étincelle. Le 29 décembre est une rupture qui restera dans l'histoire. Je souhaite de tout mon cœur que 2024 apporte à notre pays la liberté et le bonheur grâce à l'étincelle jaillie de cette rupture...