L'énigme de la Bourse et des devises persiste : voici les 2 scénarios qui font grand bruit ! Cette possibilité est écartée
Suite à l'arrestation d'Ekrem İmamoğlu, la Bourse d'Istanbul a connu de fortes ventes, tandis que la livre turque a perdu de sa valeur et que la demande en devises étrangères a augmenté. Les experts se concentrent sur deux scénarios différents pour le BIST 100. Voici tous les scénarios probables concernant la Bourse et les devises...
L'arrestation et l'incarcération la semaine dernière du maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul (İBB), Ekrem İmamoğlu, ont provoqué des turbulences sur les marchés financiers. Les regards se sont tournés vers le premier jour de cotation de la semaine après la décision d'arrestation, et les marchés ont été sérieusement ébranlés.
LA BOURSE CHUTE BRUTALEMENT, LA LIVRE TURQUE SE DÉPRÉCIE
Tout au long de la semaine dernière, le taux de change a suivi une tendance à la hausse. Le taux dollar/livre turque a attiré l'attention en augmentant de 3,11 % en trois jours. À la Bourse d'Istanbul, l'indice BIST 100 a fait face à de fortes ventes et a perdu au total 16,3 % de sa valeur. La tendance des investisseurs à vendre s'est également reflétée sur les obligations d'État, entraînant des ventes massives. La prime de risque de la Turquie (CDS) a atteint 330 points de base, son plus haut niveau depuis un an.
La Banque centrale est intervenue sur le marché afin de limiter la dépréciation de la livre turque. Cependant, en raison de l'excès de liquidités sur les marchés, on prévoit que l'impact des mesures prises restera limité.
LA BAISSE DES TAUX EST ÉCARTÉE
Les économistes indiquent que ces développements pourraient également affecter la politique monétaire de la Banque centrale. Il est précisé que la possibilité d'une baisse des taux d'intérêt, précédemment évoquée lors de la réunion du Comité de politique monétaire du 17 avril, a été abandonnée en raison de la fragilité des marchés.
Par ailleurs, l'augmentation de la demande de devises étrangères de la part des investisseurs locaux apparaît comme un autre facteur de risque pour la gestion économique. Il se murmure également que l'émission d'obligations à l'étranger prévue par le ministère du Trésor et des Finances en mars pourrait être reportée en raison des conditions actuelles du marché.
DEUX FEUILLES DE ROUTE DIFFÉRENTES POUR LA BOURSE
Les experts évaluent la trajectoire que suivront les marchés dans la période à venir selon deux scénarios différents :
Scénario optimiste :
Si aucun administrateur judiciaire n'est nommé pour remplacer İmamoğlu, il est prévu que la pression vendeuse sur les marchés puisse s'arrêter à un moment donné. Bien que les pertes se poursuivent à la Bourse et sur la livre turque, il est affirmé que si aucune décision de nomination d'un administrateur n'est prise, la perte de confiance des investisseurs pourrait rester limitée. Cependant, l'arrestation d'une figure importante de l'opposition pourrait tout de même déclencher une tendance des investisseurs locaux à se tourner vers les devises étrangères.
Scénario pessimiste :
Si un administrateur judiciaire est nommé à la place d'İmamoğlu et que de nouvelles enquêtes sont lancées, la probabilité d'un approfondissement des pertes sur les marchés est élevée. Dans ce cas, il est indiqué que la demande de devises pourrait augmenter rapidement et que la gestion économique pourrait être contrainte de mettre en œuvre des mesures telles que des restrictions sur les devises. De plus, la possibilité que le nombre limité d'investisseurs étrangers encore présents sur le marché se retire pourrait déstabiliser davantage l'équilibre financier.
LES VACANCES DE L'AÏD VONT-ELLES APAISER LES MARCHÉS ?
En cette période de tension accrue sur les marchés, l'approche de la fête de l'Aïd el-Fitr pourrait offrir un répit de courte durée. Les marchés seront fermés pour les vacances de l'Aïd du 31 mars au 1er avril. Les experts soulignent que cette fermeture donnera aux marchés une opportunité de reprendre leur souffle à court terme.
Le ministre du Trésor et des Finances, Mehmet Şimşek, a travaillé intensément avec l'équipe de gestion économique suite à ces développements. Selon les informations rapportées par Bekir Gürdamar de Bloomberg HT, Şimşek a rencontré tout au long de la journée d'hier les représentants des institutions économiques.
Des représentants de la Banque centrale, du Conseil des marchés de capitaux (SPK), de l'Agence de régulation et de supervision bancaire (BDDK), du Fonds souverain de Turquie, de la Bourse d'Istanbul et des banques publiques ont participé à la réunion qui s'est tenue en soirée. Les mesures à prendre sur les marchés ont été discutées lors de cette réunion.
ERDOĞAN RÉUNIT LE CABINET
Aujourd'hui, lors de la réunion du Cabinet qui sera présidée par le président Recep Tayyip Erdoğan, il est attendu que Şimşek fasse une présentation complète des mesures prises concernant l'économie.
Source de l'actualité : 12punto
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