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Le lourd fardeau des frais d'avocat pour la partie perdante

Une nouvelle décision du Conseil d'État impose à la partie perdante, dans le cadre des contestations d'amendes routières, le paiement de frais d'avocat commençant à 30 000 lires. Cette situation constitue un risque financier sérieux, en particulier pour ceux qui engagent des poursuites pour des amendes de faible montant.

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Le lourd fardeau des frais d'avocat pour la partie perdante

Une décision critique prise récemment par le Conseil d'État (Danıştay) ouvre une nouvelle ère dans les litiges concernant les ordres de paiement liés aux amendes routières. Désormais, dans ces affaires, la partie perdante sera tenue de payer les honoraires d'avocat forfaitaires fixés pour les contentieux administratifs conformément au Tarif minimum des honoraires d'avocat. Dans le barème de 2026, ce montant a été fixé à 30 000 lires pour les procédures sans audience et à 40 000 lires pour les procédures avec audience.

Dans la décision publiée au Journal officiel, la 8e chambre du Conseil d'État a qualifié les contestations contre les ordres de paiement émis pour des amendes routières de « recours en annulation d'acte administratif ». Ainsi, si la partie qui cherche à faire valoir ses droits devant le tribunal perd, les frais d'avocat qu'elle devra payer seront appliqués de manière forfaitaire, indépendamment du montant de l'amende.

Par exemple, lors d'une contestation contre une amende de 5 000 lires pour un franchissement de feu rouge, la personne ou l'institution qui perd le procès pourrait se retrouver à devoir payer entre 30 000 et 40 000 lires de frais d'avocat. Cette situation expose à un risque financier important ceux qui souhaitent contester des amendes de faible montant.

UNE AFFAIRE À TRABZON A SERVI DE BASE À LA DÉCISION

Le dossier ayant motivé cette décision repose sur une affaire traitée par le tribunal administratif de Trabzon. Après qu'une amende de 2 167 lires a été infligée à un conducteur, un ordre de paiement lui a été envoyé ; le conducteur a alors intenté un procès contre cette procédure, au motif qu'elle était illégale. Dans un premier temps, le tribunal a partiellement annulé l'acte, ordonnant au conducteur de payer 2 492 lires de frais d'avocat à l'administration, tout en appliquant la règle selon laquelle les frais à payer ne peuvent excéder la valeur du litige.

Le dossier a été porté devant la 8e chambre du Conseil d'État suite à un appel. Lors de l'examen, il a été souligné que les frais d'avocat avaient été mal calculés et qu'une erreur avait été commise dans la décision du tribunal.

Dans sa décision, la haute juridiction a déclaré : « Dans le litige concret, l'ordre de paiement faisant l'objet du recours est un acte administratif. Le fait que le tribunal ait ordonné le remboursement de la somme payée avec l'ordre de paiement ne transforme pas l'objet du litige en une action en indemnisation. » Il a également été clairement précisé que le litige devait être considéré comme une annulation d'acte administratif et que des honoraires d'avocat forfaitaires devaient être prononcés.

ELLE FAIT JURISPRUDENCE

La décision du Conseil d'État sert de guide, c'est-à-dire qu'elle fait jurisprudence pour les litiges intentés contre des amendes routières. Ainsi, dans les affaires similaires qui seront portées devant les tribunaux à l'avenir, la partie perdante devra prendre en compte le risque de frais d'avocat élevés, même si le montant de l'amende est faible.

Les experts soulignent que les citoyens souhaitant contester des amendes routières de faible montant ne devraient pas agir sans prendre en considération cette nouvelle pratique.


Source de l'actualité: 12punto