Le Conseil de sécurité de l'ONU décide de maintenir les sanctions contre l'Iran
Le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) a rejeté le projet de résolution prévoyant la levée permanente des sanctions contre l'Iran. Le représentant permanent de l'Iran auprès de l'ONU, Amir Saeid Iravani, a réagi à cette décision en déclarant que toute tentative du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne de rétablir les sanctions constituerait une « attaque directe contre le droit international ».
Le CSNU a rejeté le projet de résolution confirmant l'engagement de l'Iran envers ses obligations nucléaires et prévoyant la levée permanente des sanctions de l'ONU à l'encontre du pays. Ainsi, le processus de réimposition des sanctions contre l'Iran a officiellement débuté. Lors du vote au Conseil, seuls la Chine, la Russie, le Pakistan et l'Algérie ont soutenu le projet, tandis que le Royaume-Uni, la France, les États-Unis, la Sierra Leone, la Slovénie, le Danemark, la Grèce, le Panama et la Somalie ont voté contre. Le Guyana et la Corée du Sud se sont abstenus.
Par ailleurs, si aucun accord n'est trouvé d'ici le 28 septembre entre l'Iran et le « trio européen » (E3), composé du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne, le mécanisme de « snapback » (déclenchement automatique) permettant de réactiver les sanctions de l'ONU sera mis en œuvre.
Le représentant permanent de l'Iran auprès de l'ONU, Amir Saeid Iravani, a exprimé son opposition à cette décision. Soulignant que les pays de l'E3 ne respectent pas leurs obligations dans le cadre de l'accord nucléaire, M. Iravani a déclaré : « Les mesures qu'ils prennent sont contraires au droit international et directement opposées au CSNU. Les trois pays ont eux-mêmes détruit le cadre qu'ils prétendent défendre. »
Insistant sur le fait que toute tentative du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne de rétablir les sanctions constitue une « attaque directe contre le droit international », M. Iravani a affirmé que le programme nucléaire iranien ne dévierait jamais de sa trajectoire pacifique. Le représentant iranien a déclaré que le CSNU avait perdu une opportunité de dialogue et de compromis, ajoutant que les trois pays européens seraient responsables de toute tension ou crise qui en résulterait.
Le 28 août, les pays de l'E3 avaient informé le Conseil de sécurité de l'ONU qu'ils activaient le mécanisme de retour en arrière prévu par l'accord nucléaire signé en 2015 entre l'Iran et les puissances mondiales. Cette démarche a soulevé la possibilité que les sanctions de l'ONU contre l'Iran soient rétablies dans un délai de 30 jours. Ces sanctions permettent aux autres parties de réimposer toutes les sanctions internationales si l'Iran ne respecte pas l'accord nucléaire.
En 2015, l'Iran avait signé le Plan d'action global commun (PAGC) avec le Royaume-Uni, la Chine, la France, l'Allemagne, la Russie et les États-Unis. Selon cet accord, l'Iran avait accepté de limiter son programme nucléaire en échange d'un allègement des sanctions. Le retrait unilatéral des États-Unis de l'accord en 2018 et le rétablissement des sanctions avaient conduit l'Iran à réduire progressivement le respect de ses engagements nucléaires.
Source de l'actualité: İHA
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