Le Premier ministre roumain Ciolacu a démissionné
Le Premier ministre roumain Marcel Ciolacu a annoncé sa démission après la lourde défaite du candidat soutenu par le gouvernement lors du premier tour de l'élection présidentielle qui s'est tenu hier.
Le premier tour de l'élection présidentielle qui s'est tenu hier en Roumanie a plongé le pays, membre de l'Union européenne (UE) situé à la frontière de l'Ukraine et sur le flanc oriental de l'OTAN, dans une nouvelle crise politique. Le Premier ministre roumain pro-UE, Marcel Ciolacu, a annoncé sa démission après que le candidat d'extrême droite George Simion a remporté le premier tour avec une large avance et que le candidat soutenu par le gouvernement a été éliminé de la course. Lors d'une déclaration faite après une réunion au siège du Parti social-démocrate (PSD) qu'il dirige, M. Ciolacu a déclaré : "Au lieu d'attendre que le futur président me démette de mes fonctions à l'issue du processus, j'ai décidé de démissionner moi-même".
Affirmant que les résultats électoraux démontrent que le gouvernement a perdu la confiance du peuple, M. Ciolacu a annoncé que son parti, le PSD, se retirerait du gouvernement de coalition, ce qui signifie de facto la fin de ce dernier. M. Ciolacu était entré en fonction à la suite des élections générales du 1er décembre 2024.
Lors du scrutin d'hier, le leader de l'Alliance pour l'unité des Roumains (AUR), le candidat d'extrême droite George Simion, est arrivé en tête avec 40,96 % des voix. Le candidat qui affrontera Simion lors du second tour, prévu le 18 mai, est le maire de Bucarest, Nicusor Dan, qui a obtenu 20,99 % des suffrages. Le candidat soutenu par la coalition au pouvoir, Crin Antonescu, a quant à lui échoué de peu à se qualifier pour le second tour, avec 20,07 % des voix.
IL A TERMINÉ L'ÉLECTION EN TÊTE
Le succès obtenu par le candidat d'extrême droite Simion lors du vote survient après l'annulation par la Cour constitutionnelle roumaine du premier tour de l'élection présidentielle qui s'était tenu en novembre dernier. La Cour constitutionnelle avait annulé le scrutin, arrivé en tête pour le candidat d'extrême droite Calin Georgescu, suite à des rapports de renseignement faisant état d'une ingérence russe dans les élections, et avait également interdit à M. Georgescu de se présenter à nouveau.
Le leader de l'AUR, George Simion, avait critiqué la décision de la Cour constitutionnelle pendant la campagne électorale, affirmant qu'il se présentait pour rétablir la volonté du peuple. Critique des politiques de l'UE, M. Simion se distingue comme une figure opposée à l'aide militaire à l'Ukraine et se définit comme un politicien adoptant la ligne du "Make America Great Again" du président américain Donald Trump.
Source de l'actualité: İHA
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