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Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

Le président du Parti de la Victoire (Zafer Partisi), Ümit Özdağ, a comparu aujourd'hui pour la deuxième fois devant le juge dans le cadre du procès où il est détenu. La détention d'Özdağ, qui risque jusqu'à 4 ans et 6 mois de prison, est entrée dans son 148e jour. La défense présentée par Ümit Özdağ lors de son procès a été révélée. Voici les détails...

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Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

Le président du Parti de la Victoire, Ümit Özdağ, comparaît aujourd'hui (17 juin) pour la deuxième fois devant le juge, accusé d'avoir « incité le peuple à la haine et à l'hostilité ».

Le leader du Parti de la Victoire, Özdağ, a comparu pour la première fois face au juge il y a six jours (11 juin) concernant ces allégations. Özdağ, détenu depuis 148 jours, risque une peine allant de 4 ans à 6 mois de prison. L'acte d'accusation contre Özdağ, dont le maintien en détention a été décidé lors de la dernière audience, avait été rédigé en 77 jours. Au 84e jour de sa détention, Özdağ avait réagi en déclarant : « Un acte d'accusation de 9 pages a été rédigé en 77 jours ». Une décision est attendue aujourd'hui concernant son cas.

Voici la plaidoirie prononcée par le leader du Parti de la Victoire, Ümit Özdağ, lors du procès :

Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

Monsieur le Juge ;

L'acte d'accusation et le réquisitoire du procureur sont l'un des exemples les plus concrets d'un assassinat juridique. Dans son réquisitoire, le procureur a présenté le document préparé par la Direction de la sécurité de la province de Kayseri comme preuve de ma culpabilité. Le parquet ne peut présenter comme preuve un document sans signature, sans sceau, dont l'auteur est inconnu et qui ne peut même pas être qualifié de rapport de renseignement. De plus, ce document ne contient aucune publication X (anciennement Twitter) faite par Ümit Özdağ. Les publications X partagées appartiennent à d'anciens membres du Parti de la Victoire et à une personne prétendument proche du parti. Même si ces publications constituaient un délit, la responsabilité pénale est individuelle. Tenez-vous Erdoğan pour responsable des crimes commis par les membres de l'AKP, ou Bahçeli pour ceux commis par les membres du MHP, pour que Ümit Özdağ soit tenu responsable des crimes commis par d'anciens membres du Parti de la Victoire ? Par ailleurs, le seul message X issu du document factice de la Direction de la sécurité de Kayseri qui figure dans l'acte d'accusation est une publication d'Oğuzhan Kumpınar ayant fait l'objet d'un non-lieu. Les deux autres publications, que le procureur n'a pas incluses dans l'acte d'accusation, ont également fait l'objet d'un non-lieu. Même les procureurs des tribunaux de l'Inquisition n'auraient pas réussi à transformer des publications qui ne constituent pas des délits en crimes, mais le procureur y est parvenu.

Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

Monsieur le Juge ;

Bien que le nom d'Ümit Özdağ ne soit mentionné nulle part dans le document préparé par la Direction de la sécurité de Kayseri, le procureur a prétendu dans son réquisitoire que « dans le rapport daté du 21.01.2025, préparé par la Direction de la sécurité de la province de Kayseri, la Direction de la sûreté, le Bureau de la sécurité publique, il est indiqué que les publications d'Ümit Özdağ ont eu un effet sur la survenance des événements survenus dans la province de Kayseri entre le 30.06.2024 et le 03.07.2024, ayant entraîné la blessure de 25 policiers et d'un pompier, des dommages à 263 résidences/commerces et 166 véhicules, et la participation de 15 100 personnes aux manifestations ». Cette allégation est fausse. Il n'y a aucune telle allégation dans le document. Mon nom n'y figure même pas. Il est inacceptable que Monsieur le procureur déforme les faits avec une telle cruauté. Le nom d'Ümit Özdağ n'est jamais mentionné dans ledit document. Ce qui est dit dans le document, c'est qu'il est estimé que les participants aux événements de Kayseri ont été influencés par les publications X d'anciens membres du Parti de la Victoire et de personnes proches du parti. Le parquet a non seulement versé au dossier un prétendu document sans signature, sans aucune valeur juridique, mais il prétend maintenant que ce document accuse Ümit Özdağ. Rien que cette allégation illégale et manifestement mensongère du procureur montre que le parquet ne considère pas Ümit Özdağ comme un citoyen, mais comme un ennemi, et qu'il applique un « droit pénal de l'ennemi ».

La deuxième preuve de culpabilité du procureur réside dans mes publications X. Le procureur a affirmé que ces publications ont influencé le public en étant partagées par d'autres. Je suis le président d'un parti politique. Bien sûr que je vais faire des publications. Bien sûr que nos citoyens vont les lire. Cependant, le parquet doit démontrer, comme l'exige l'article 216/1 du Code pénal turc (TCK), quelle publication X de ma part a incité aux événements de Kayseri. Le parquet n'a présenté aucune publication X de ma part concernant Kayseri qui puisse prouver que j'ai incité aux événements survenus dans cette ville.

Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

Monsieur le Juge ;

Le procureur déclare textuellement dans son réquisitoire : « Il a été constaté que l'individu nommé Ümit Özdağ a effectué de nombreuses publications sur son compte X officiel, dont les détails figurent dans l'acte d'accusation, que l'examen de ces publications montre qu'elles sont de nature à inciter ouvertement une partie de la population à l'hostilité contre une autre, que les publications en question ont été citées et partagées à plusieurs reprises par de nombreuses personnes, et que de nombreuses actions ont eu lieu à Kayseri après ces publications ». Oui, telle est la construction criminelle du parquet. Seuls les habitants de Kayseri lisent-ils mes publications X ? Pourquoi n'y a-t-il pas eu d'événements à Hatay, Kilis, Gaziantep ou Şanlıurfa, où les Syriens sont beaucoup plus nombreux, à cause de mes publications X, alors qu'il y en a eu à Kayseri ? Il n'y a pas le moindre lien entre mes publications X et les événements de Kayseri. La raison des événements à Kayseri est la tentative d'agression sexuelle d'un Syrien de 27 ans sur la fille de 7 ans de son oncle, un fait que le parquet tente désespérément de dissimuler. Les gens honnêtes de Kayseri ne sont pas incités par le fait qu'un homme de 27 ans agresse une fillette de 7 ans dans des toilettes publiques, mais ils seraient incités par les publications X d'Ümit Özdağ. C'est le scénario du parquet. C'est une insulte au peuple de Kayseri. Il est impossible d'expliquer de manière rationnelle qu'un juriste, un procureur de la République, puisse dissimuler cette vérité et dire : « Ümit Özdağ a publié sur X, des événements ont éclaté à Kayseri ».

Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

Monsieur le Juge,

Le parquet, dans son acte d'accusation et son réquisitoire, prétend que j'ai incité aux événements sociaux qui ont commencé dans la nuit du 30 juin 2024 à Kayseri en effectuant 2 publications en 2020, 2 en 2021, 12 en 2022, 10 en 2023 et 2 en 2024, et en retweetant 3 comptes différents en 2023. Et il qualifie ces publications de délits. La 8e chambre pénale de la Cour de cassation a défini le cadre nécessaire pour qu'une déclaration constitue un délit. Je cite l'arrêt n° 2021/16861 : « Selon l'article, pour que le délit en question soit constitué, il faut que le risque de trouble à l'ordre public soit manifeste et imminent. La clarté est la probabilité que le danger survienne sans équivoque en raison de l'acte de l'auteur. La proximité signifie qu'il ne s'est pas écoulé suffisamment de temps entre l'acte de l'auteur et le danger de préjudice pour rompre le lien de causalité. Le juge doit discuter et motiver dans sa décision si ce danger s'est réalisé ou non en raison des expressions utilisées. L'existence d'un lien de causalité entre l'acte de l'auteur et le danger est nécessaire pour que le délit soit constitué. Selon le motif de l'article, on ne peut poursuivre pour ce délit tant que l'existence d'un danger manifeste et imminent n'est pas concrètement établie en raison de l'acte de l'auteur. De plus, l'« incitation » qui constitue le délit doit être objectivement apte à assurer ou à renforcer des attitudes hostiles envers une partie de la population, au-delà d'un simple manque de respect ou d'un rejet abstrait. L'auteur doit également poursuivre cet objectif subjectivement et inciter la population à la haine et à la rancœur... Pour que l'acte constitue un délit, il doit y avoir, au-delà de cela, une incitation à une haine et une hostilité graves et intenses. En d'autres termes, il doit contenir un appel efficace à la violence ou un discours de haine. »

Monsieur le Juge ;

Comment le fait que j'aie partagé le 18.04.2020 une nouvelle d'un site Internet intitulée « Le maire de Hatay, Lütfü Savaş, a réagi : Les Syriens ont commencé à acheter des terres agricoles propices à la culture » peut-il créer un « danger sans équivoque » pour les événements survenus à Kayseri le 30 juin 2024 et constituer le critère de clarté ? Et il y a 4 ans entre la date à laquelle j'ai fait cette publication et les événements de Kayseri. Quel lien de causalité peut-on établir ?

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Monsieur le Juge ;

La 8e chambre pénale de la Cour de cassation, dans son arrêt n° 2024/2317, a décidé qu'un lien de causalité ne pouvait être établi pour une publication négative faite 54 jours avant l'assassinat du sous-préfet de Derik (Mardin). Le parquet, quant à lui, prétend que 32 de mes publications faites il y a des années et des mois, qui n'ont aucun rapport avec Kayseri ni même avec les Syriens, ont incité aux événements de Kayseri. Cela est manifestement contraire à la loi et à la jurisprudence de la Cour de cassation.

La 8e chambre pénale de la Cour de cassation déclare dans son arrêt n° 2022/917 : « D'autre part, lorsqu'on considère les termes de haine et d'hostilité dans l'article, il apparaît que seules les incitations contenant de la violence ou appelant à la violence peuvent être évaluées dans le cadre de l'article. En effet, dans la doctrine, il est nécessaire que, suite à l'acte commis, divers segments de la population se rassemblent quelque part ou qu'une indignation se produise entre ces segments de la population. »

Monsieur le Juge ;

La raison pour laquelle je partage cet arrêt de la Cour de cassation est que le parquet a prétendu dans l'acte d'accusation que « pour que le délit soit constitué, il n'est pas nécessaire que l'incitation ait confronté les groupes mentionnés, il suffit que les personnes appartenant à une classe soient rendues hostiles envers certaines personnes appartenant à une autre classe, ou que l'hostilité existante soit renforcée ». Dans ma défense, j'avais demandé comment le parquet détectait cette hostilité, s'ils avaient inventé un appareil appelé « hostili-mètre ». Voyant que le délit défini à l'article 216/1 ne correspondait pas à Ümit Özdağ, le parquet a réécrit l'article. Cependant, l'arrêt de la 8e chambre pénale de la Cour de cassation est très clair :

1) Il doit contenir de la violence ou appeler à la violence,

2) Le peuple doit passer à l'action.

Aucun de mes messages X ne contient de violence ou d'appel à la violence, bien au contraire. Et aucun de mes messages X n'a poussé le peuple à l'action.

En résumé, les allégations du parquet sont dépourvues de tout fondement juridique et sont illégales.

Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

Monsieur le Juge ;

Le procureur a qualifié mes publications de « publications faisant l'objet d'un délit ». Existe-t-il une décision judiciaire sur laquelle de mes publications constitue un délit pour que le procureur fasse une telle allégation ? Tout d'abord, si l'on ne compte pas les publications répétées dans l'acte d'accusation, il y a 32 publications pour lesquelles je suis accusé.

Parmi celles-ci, il a été établi par une décision judiciaire que le message X d'Oğuzhan Kumpınar que j'ai repartagé ne constitue pas un délit.

Ramin Saeidi a été acquitté dans le procès concernant deux messages X qu'il avait partagés sur AmbargoTV. On ne peut plus prétendre qu'ils constituent des délits.

Concernant les messages X d'Uğur Batur et d'Emir Kosif que j'ai repartagés sans commentaire, ceux qui les ont publiés n'ont pas été accusés, alors pourquoi le serais-je ? Il reste 27 publications qui m'appartiennent. Parmi ces 27 publications, 2 ont été faites après les événements. Elles ne peuvent pas avoir incité aux événements de Kayseri. En résumé, le parquet peut techniquement dire que 25 de mes publications ont incité aux événements de Kayseri. Aucune poursuite judiciaire n'a été engagée concernant aucune de ces 25 publications X jusqu'à la phase d'enquête de ce procès. Si c'était un délit, un procès aurait été ouvert pour chacune d'elles depuis longtemps. Je vais maintenant vous expliquer ces 25 publications X une par une.

1) Le 18 avril 2020, alors qu'Ümit Özdağ était député du Parti IYI, il a partagé en citant une nouvelle d'un journal en ligne intitulée « Le maire de la municipalité métropolitaine de Hatay, Lütfü Savaş, a réagi : Les Syriens ont commencé à acheter des terres agricoles propices à la culture » en disant « Des terres sont vendues aux Syriens à Hatay ». C'était 4 ans et 2 mois avant les événements de Kayseri. La déclaration est celle du maire de la municipalité métropolitaine de Hatay de l'époque. Il n'y a pas d'accusation, pas d'incitation. Il y a un constat de situation. Le parquet dit : « Le gouvernorat de Hatay a démenti cela ». Le démenti du gouvernorat de Hatay ne signifie pas que la nouvelle est fausse. Le gouvernorat n'est pas une autorité judiciaire. La déclaration n'a aucune valeur juridique. Comment les événements de Kayseri peuvent-ils être incités par ce X ?

2) Le 4 août 2020, alors qu'Ümit Özdağ était député du Parti IYI, il a fait une publication intitulée « Les véhicules des Syriens sont contrôlés gratuitement ». C'était une information circulant sur les réseaux sociaux et elle circulait parmi le public. La publication a été faite 3 ans et 10 mois avant les événements de Kayseri. Elle ne contient ni haine ni hostilité, elle critique la politique du gouvernement. Le parquet dit : « Le ministère de l'Intérieur a démenti ». Le démenti du ministère de l'Intérieur n'a aucune valeur juridique. De plus, le premier contrôle était payant et le second gratuit.

3) Le 3 avril 2021, Ümit Özdağ a fait une publication intitulée « Les Syriens ne commettent pas de crimes, c'est un gros mensonge. La mafia syrienne grandit de jour en jour ». À l'époque où ce X a été partagé, l'allégation selon laquelle les Syriens commettent moins de crimes que les Turcs était avancée par des membres du pouvoir et des plumes partisanes. Cela ne contient ni haine ni hostilité. Il est curieux de savoir avec quelle logique le parquet a classé sous le concept de « haine et hostilité » un commentaire exprimant un fait concret, publié 3 ans et 2 mois avant les événements de Kayseri.

4) Le 26 octobre 2021, 3 ans avant les événements de Kayseri, la déclaration partagée en vidéo sur le compte X du Parti de la Victoire par Ümit Özdağ : « Le peuple turc sait à quel point les 5,3 millions de réfugiés syriens vivant dans notre pays constituent un lourd fardeau économique, politique, culturel et géopolitique pour la Turquie. Il n'est malheureusement pas possible de dire qu'ils ont répondu positivement à la compassion que le peuple turc leur a témoignée. Il s'avère que les réfugiés syriens, qui ont lancé une campagne de bananes dans les médias contre le reproche d'un Turc que je trouve tout à fait justifié, n'aiment pas notre pays et n'apprécient pas du tout le peuple turc. Le Parti de la Victoire lance une campagne de pétition et le but de cette campagne est d'obtenir le soutien du peuple turc pour le retour des Syriens en Syrie. Nous n'aimons pas non plus ceux qui ne nous aiment pas. Nous promettons de faire tout notre possible pour qu'ils retournent dans leur pays dès que possible. » a été considérée comme un délit de haine et d'hostilité. Le parquet a classé le droit démocratique d'un parti politique à recueillir des signatures dans la catégorie de la haine et de l'hostilité. Cela n'est pas acceptable juridiquement ni moralement.

5) Le parquet a considéré comme une incitation du peuple à la haine et à l'hostilité l'expression utilisée par Ümit Özdağ dans une interview vidéo le 18 janvier 2022 : « Regardez, de nombreuses femmes syriennes travaillent comme prostituées en Turquie. Sortons immédiatement à Taksim et marchons ensemble. De nombreux enfants syriens se préparent à devenir la mafia dans l'avenir de la Turquie, à devenir membres d'organisations salafistes, à devenir membres d'organisations nationalistes arabes ». De nombreux rapports ont été publiés sur les femmes syriennes travaillant dans le secteur du sexe en Turquie. La déclaration d'Ümit Özdağ n'est pas une accusation, c'est le constat d'une évolution négative. Il met en garde contre l'avenir concernant les jeunes Syriens. Il n'y a aucun élément constitutif d'un délit sur le plan juridique.

Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

6) Le 5 mai 2022, Ümit Özdağ, en tant que président du Parti de la Victoire et député, 2 ans et 1 mois avant les événements de Kayseri, a fait une publication : « Le Parti de la Victoire met en garde. La mauvaise politique en matière de réfugiés entraîne la Turquie vers une catastrophe. Vous avez rempli la Turquie de 10 millions de personnes, dont toutes sortes de pervers, sous le nom de communauté (ümmet). Si aucune catastrophe n'a eu lieu jusqu'à présent, c'est grâce à la noblesse et à la patience de la nation turque. Mais toute patience a une fin ». C'est une critique de la politique de frontières ouvertes de l'AKP. Il n'y a même pas le mot « Syrien ». Cependant, le procureur a pensé que ce X a incité aux événements de Kayseri.

7) Le 18 mai 2022, 2 ans et 2 mois avant les événements de Kayseri, Ümit Özdağ a eu une conversation téléphonique avec le journaliste Sedat Aral, qui travaille à Londres et a une réputation justifiée de correspondant de guerre au Moyen-Orient depuis 30 ans. Sedat Aral lui a fait part de ses impressions et de ses inquiétudes. Ümit Özdağ a voulu que ces informations soient également connues des autorités de sécurité et de renseignement de la République de Turquie. En ajoutant le ministre de l'Intérieur Süleyman Soylu et le chef du MIT Hakan Fidan, il a fait une publication : « J'ai parlé hier avec S.A, qui a été correspondant de guerre pendant 30 ans au Moyen-Orient, au Pakistan et en Afghanistan. Il a visité nos provinces du sud il y a 1 mois et a dit qu'il s'attendait à des événements très graves dans les 6 mois. Il a raconté ses observations en Afghanistan, en Irak et en Syrie. Écoutez l'enregistrement de la conversation WhatsApp Soylu/Fidan, parlez avec S.A. ». C'est incroyable, mais le procureur a interprété ce X, qu'Ümit Özdağ a partagé pour attirer l'attention des deux plus hauts responsables de la sécurité de l'État, comme le X ayant incité aux événements de Kayseri. Ümit Özdağ n'a pas seulement fait ce X à ce sujet. Il a également appelé le gouverneur de la province concernée et lui a transmis ce que Sedat Aral lui avait raconté. Alors qu'Ümit Özdağ lutte pour la sécurité de notre pays, le procureur a qualifié le sujet d'incitation.

8) Le 22 mai 2022, Ümit Özdağ a fait une publication X pour mettre à l'ordre du jour l'augmentation du harcèlement dans les rues et les incidents de tournage et de diffusion de vidéos : « Ils harcèlent comme ils marchent, respirent, boivent de l'eau. Ils ne pensent pas que ce qu'ils font est mal. Ils pensent que les femmes turques le méritent à cause de leurs vêtements. Si cela continue, un père va sortir son arme et tirer. Ensuite, ne dites pas que le Parti de la Victoire a incité. C'est vous qui les avez remplis ici. ». Le procureur dit que ce X a incité aux événements survenus à Kayseri 2 ans et 1 mois plus tard.

Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

9) Le 23 mai 2022, Ümit Özdağ, en tant que président du Parti de la Victoire et député, a fait une publication X. Il a partagé une vidéo. Dans la vidéo, il dit : « La Turquie a été sous une vague migratoire dépassant les 10 millions entre 2011 et 2022 et la migration n'est pas encore terminée... Notre pays devient de plus en plus dangereux de jour en jour. À Gebze, un Afghan venu via l'Iran a écrasé la tête d'Ayşegül avec une pierre et l'a tuée parce qu'elle résistait à un viol. Nos femmes sont harcelées dans les rues par des clandestins venus d'Afghanistan et du Pakistan. Le ministre de l'Intérieur Süleyman Soylu, chargé de protéger les frontières, dit : « Envoyons les Afghans, les Pakistanais. Qui fera le métier de berger, qui travaillera dans certains endroits ? Je verrai les hommes d'affaires à ce moment-là. Ils diront : « Ne partez pas, je vais augmenter votre salaire ». Le ministre de l'Intérieur, qui devrait protéger l'honneur de la nation turque, a défendu dans une émission de télévision non pas nos femmes harcelées, mais le comportement des harceleurs. « Ce sont les Syriens qui font toutes les radiographies. C'est-à-dire que maintenant je prends un selfie. Si vous aviez de mauvaises intentions, si je prenais un selfie et qu'il y avait une femme derrière moi, si je publiais le selfie, ce serait : « Regardez, il radiographie cette femme », dit Süleyman Soylu. La nation turque, elle, regarde l'invasion silencieuse de son pays, tendue et en colère. » Il n'y a aucune incitation ici. Un président de parti politique et député critique les conséquences de la politique de frontières ouvertes du gouvernement. Le procureur, quant à lui, redéfinit la section de la Constitution sur la liberté de pensée et interprète cette question comme un délit.

10) Süleyman Soylu fait une déclaration en tant que ministre de l'Intérieur. Le procureur dit dans l'acte d'accusation : « Süleyman Soylu, membre de la Grande Assemblée nationale de Turquie ». L'expression de Soylu, qui était ministre de l'Intérieur lorsqu'il a fait cette déclaration, est la suivante : « Nous ne parlons pas dans le vide. Nous produisons des solutions ! 62 145 maisons en briques ont été achevées à Idlib pour le retour digne, volontaire et sûr de nos frères syriens. L'objectif d'ici la fin de l'année est de 100 603 maisons en briques ». Ümit Özdağ, en prenant cette publication X de Süleyman Soylu, l'a mise à l'ordre du jour avec les informations données par un employé du gouvernorat d'Ordu, en disant : « Ils ont envoyé des lettres aux gouvernorats pour demander de transférer des ressources des budgets provinciaux pour ces maisons. Le gouvernorat d'Ordu a transféré 8 millions de TL qui auraient dû être dépensés pour le peuple d'Ordu vers la Syrie. Ils vont envoyer certains Syriens à Idlib avant les élections pour faire le spectacle et les nourrir là-bas », a-t-il publié le 6 août 2022. Ce qui est critiqué ici, c'est la mauvaise politique de réfugiés de l'AKP. Le procureur dit que le gouvernorat d'Ordu a démenti cette déclaration d'Ümit Özdağ. Ce n'est pas tout à fait exact. Le gouvernorat d'Ordu a fait la déclaration : « Nous avons collecté l'argent auprès des ONG et l'avons envoyé ». La vérité ne peut apparaître qu'avec les rapports de la Cour des comptes. Il n'y a pas de Kayseri dans cette publication ; il n'y a pas d'incitation du peuple à la haine et à l'hostilité.

11) Le 13 août 2022, un compatriote appelant Ümit Özdağ depuis Gaziantep lui a transmis un incident dont il a été témoin : « Dans le quartier Karataş de Gaziantep, une fille marche dans la rue, écoutant de la musique avec des écouteurs. Une voiture s'approche par derrière et veut l'attirer à l'intérieur. La fille résiste, alors qu'ils la font monter dans la voiture, les citoyens interviennent. La gendarmerie qui passait par là voit la situation et prend le Syrien. Le procureur l'arrête. » et la publication est faite. Cette publication a été démentie par le gouvernorat de Gaziantep. Il a été dit que l'incident s'était produit dans un autre quartier et que le harceleur était turc. Cependant, Ümit Özdağ croit son ami de Gaziantep qui l'a appelé et qui a vécu l'incident. Il n'y a pas non plus d'incitation du peuple à la haine et à l'hostilité dans ce « récit d'incident ».

12) Le 22 septembre 2022, alors que toutes les presses publiaient des nouvelles selon lesquelles des réfugiés et des Syriens clandestins provoquaient des incendies de forêt entre la Turquie et la Grèce, Ümit Özdağ a fait une publication sur X : « Alors que la tension est à son comble entre la Turquie et la Grèce, les réfugiés provoquent des incendies de forêt ». Le ministre de l'Intérieur a démenti cette nouvelle. Le démenti ne signifie pas que cette information est fausse, et elle n'a rien à voir avec l'incitation du peuple à la haine et à l'hostilité.

Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

13) Le 22 novembre 2022, Ümit Özdağ a fait une publication : « 6 agresseurs afghans venus dans une station-service à Argıthanı, Konya, ont envoyé 2 employés turcs à l'hôpital. Selon l'allégation, ils l'ont fait sous les yeux de la gendarmerie. On a dit aux ouvriers turcs battus : « Ne mêlez pas le fait que les agresseurs sont afghans à l'affaire ». Les Afghans placés en garde à vue ont été libérés ». Les informations concernant cette publication ont été signalées à Ümit Özdağ par téléphone par des témoins de l'incident pour se plaindre de la gendarmerie. Ümit Özdağ a également partagé en disant « selon l'allégation ». La Direction de la presse et des relations publiques du gouvernorat de Konya a démenti le X. Étant donné qu'il s'agit de gendarmes rattachés au gouvernorat, logiquement, ils ne vont pas s'accuser eux-mêmes. Mais le sujet de ce X n'est pas non plus Kayseri, ni les Syriens. Ce n'est pas de la haine, ce n'est pas de l'hostilité.

14) Le 11 décembre 2022, Ümit Özdağ a partagé une vidéo de fiction sur son compte X en disant : « Il y a un terrible scénario de cauchemar prévu pour la nation turque. Il est temps de se réveiller pour ne pas vivre ce cauchemar... Grande nation turque, n'oubliez pas que : « Les nations qui dorment meurent ou se réveillent en tant qu'esclaves ». Cette vidéo vise à sensibiliser le peuple pour qu'un scénario similaire aux guerres civiles survenues à la suite des complots vécus au cours des 20 dernières années dans les deux pays voisins, l'Irak et la Syrie, ne se produise pas dans notre pays. Le procureur ignore les expressions sur la façon dont la Turquie se défend avec détermination dans cette fiction. Pourtant, le message de la vidéo est : « N'essayez pas, nous ne le permettrons pas ». C'est incroyable, mais le procureur qualifie même la vidéo de fiction d'incitation du peuple à la haine et à l'hostilité.

15) Ümit Özdağ (lors du séisme du 6 février 2023) s'est rendu personnellement dans la région et a commencé à partager sur X ce que le peuple racontait dans la zone du séisme. Le 8 février 2023, il a fait une publication : « Les pillages, principalement effectués par des réfugiés, se généralisent, les bijouteries sont pillées. Dans la région, les colliers et bracelets en or sont courants chez les femmes. Des bijoux en or ont commencé à être volés sur les cadavres restés sous les décombres. Certaines personnes ont commencé à monter la garde avec des armes. ». Dans ce X, il est exprimé que le pillage n'est pas effectué uniquement par des réfugiés. Dire « principalement » signifie « la majorité » et ne signifie pas seulement les réfugiés. De plus, il n'y a pas d'hostilité, de haine, de rancœur ou d'attaque envers les réfugiés dans ce X. Il y a juste un constat de situation. Il ne faut pas oublier que ce constat de situation est également une situation dont tout le public a parlé et qui a été versée dans les dossiers judiciaires par la suite.

16) La publication faite le 10 février 2023 : « Depuis le premier instant de la plus grande catastrophe vécue par la Turquie, les réfugiés et les clandestins pillent les villes. Cela s'appelle de la déshonneur ! C'est toi qui nous as apporté ce fléau @RTErdogan et ils partiront, toi aussi tu partiras » n'est pas une haine envers les Syriens, mais une critique claire de la politique de réfugiés de R.T. Erdoğan.

17) Le parquet a inclus dans l'acte d'accusation non seulement les publications d'Ümit Özdağ, mais aussi le fait qu'il a repartagé des publications X pour lesquelles aucune enquête n'a été ouverte par le parquet de la presse ou toute autre autorité judiciaire, en les considérant comme des délits. La publication faite le 10 février 2023 sur le compte du Parti de la Victoire : « Alors que notre nation se soucie de sa vie, les réfugiés et les clandestins pillent les tentes, les vêtements, la nourriture envoyés aux victimes du séisme. Ce n'est pas suffisant, ils pillent les bijouteries et même les cadavres. Il faut maintenant donner l'ordre de #Tirer sur les pillards » ne fait que constater la situation et appelle le gouvernement à utiliser des armes dans les cas nécessaires, en tenant compte de l'article additionnel 2 de la loi n° 3713 sur la lutte contre le terrorisme, de l'alinéa b de l'article 3 et de l'article 23 de la loi sur l'état d'urgence, dans le but de rétablir l'ordre public perturbé.

18) Le 5 mars 2023, 1 an et 4 mois avant les événements de Kayseri, Ümit Özdağ a fait une publication : « Voyant que la tension vécue avec les Syriens dans la zone du séisme pourrait se transformer en conflit, la Direction de la gestion des migrations a dirigé les Syriens vers nos provinces de l'ouest, principalement Istanbul. 600 000 Syriens sont venus à Istanbul et dans les provinces de l'ouest. J'ai expliqué ce sujet avec des documents. ». C'est un fait que les Syriens et les Turcs sont allés dans des régions non touchées par le séisme après le séisme. Les Turcs n'ont pas besoin d'autorisation pour partir. Les réfugiés, eux, ont besoin d'une autorisation légale. Ümit Özdağ a également partagé cette situation avec le public en publiant les documents d'autorisation. Il est impossible de comprendre comment cette question peut être qualifiée d'allégation de haine et d'hostilité. Il n'y a pas non plus d'élément constitutif d'un délit ici.

19) Le parquet a considéré comme une incitation du peuple à la haine et à l'hostilité le fait qu'Ümit Özdağ, le 7 mars 2022 (le parquet a enregistré 2023), ait dit « Nous voulons l'ordre de TIRER sur les pillards » en réponse à la publication de la présidence provinciale de Kayseri du Parti de la Victoire. C'est incroyable. Le procureur a même considéré comme un délit le simple fait qu'un président de parti politique et député demande que soit prise une mesure réglementée par les lois contre les pillages.

Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

20) Le parquet a considéré comme de l'hostilité la publication X d'Ümit Özdağ du 9 mars 2022 (le parquet a dit 2023) intitulée « Séisme froid et pillage syrien à İskenderun ». Comme on peut le voir clairement dans le contenu des conversations de la vidéo, la publication X d'Ümit Özdağ est le récit de ce que les victimes du séisme ont vécu. « Femme 1 : Ils ont fait exploser les marchés. Au lieu d'acheter ce dont ils avaient besoin, ils ont pris les téléviseurs. Et on demande, mon frère, où emmènes-tu ça ? Cadeau pour ma belle-mère. Il n'a même pas de maison, les gens n'ont pas de maison et toi tu te soucies des téléviseurs. Homme : Ils en prennent 7-8, vous n'êtes pas les seuls. Il y a plein de familles. Femme 2 : Il prend, il envoie son autre enfant par derrière depuis la Syrie, il envoie son fils, il envoie son mari. Femme 3 : Ils sont déjà nombreux. Avec leur troupeau, ça ne nous suffit pas. Ümit Özdağ : J'espère que nous les renverrons tous dans leur patrie. Homme : Nous ne faisons confiance qu'à vous, monsieur le président. ». Il n'y a pas non plus d'élément constitutif d'un délit dans cette publication. (Le X a été publié le 8 février 2023.)

21) Le 3 juillet 2022, lors d'une réunion de la présidence provinciale d'Aydın du Parti de la Victoire, le procureur a inclus dans l'acte d'accusation une question posée à Ümit Özdağ et sa réponse. À savoir ; à la personne qui pose la question : « Si vous arrivez au pouvoir, vous étiez constamment à Istanbul hier, je suppose que vous allez et venez, par exemple nous ne voyons pas beaucoup de réfugiés ici à Aydın, il y a déjà entre sept mille et douze mille réfugiés à notre connaissance, quelle est la plus grande menace que ces réfugiés pourraient constituer pour la République de Turquie, pour l'État turc, pour la nation turque », Ümit ÖZDAĞ a répondu : « Guerre civile, guerre civile, il n'y a rien de plus grand, le coût économique a déjà dépassé cent milliards de dollars, nous payons le prix chaque jour, nos rues deviennent dangereuses, des gangs se forment, mais au final une guerre civile éclatera, quel est le pourcentage de probabilité, quatre-vingt-dix-neuf, non, cent pour cent. La question est de savoir quand cela arrivera, oui ». Il n'y a pas d'incitation ni d'hostilité dans cette réponse. Il y a un désir de démasquer et d'avertir le peuple à cause d'un complot mis en place dans notre pays par l'impérialisme avec l'ingénierie migratoire stratégique. Il n'y a pas d'élément constitutif d'un délit sur le plan juridique.

22) Ümit Özdağ a partagé une vidéo sur son compte Instagram le 8 novembre 2022 et a fait une déclaration en dessous : « Êtes-vous vraiment fiers de ce tableau ? Êtes-vous fiers de ne pas montrer aux enfants turcs l'intérêt que vous ne montrez pas pour que les Syriens réussissent, d'allouer le quota universitaire des jeunes turcs aux réfugiés, de pousser les enfants turcs au désespoir ? ». Le parquet a également reflété cette question et cette déclaration comme de la haine et de l'hostilité. Pourtant, il y a très clairement une critique des politiques de l'AKP. Il n'y a pas non plus d'élément constitutif d'un délit ici sur le plan juridique.

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23) Le 2 juillet 2023, Ümit Özdağ a partagé un incident survenu à Dilovası/Kocaeli avec une publication X : « Hier soir, vers 24h00, un groupe de Syriens frappe des chiens errants avec des bâtons. Les habitants de Dilovası qui voient cela interviennent dans l'incident. Ensuite, le groupe de réfugiés attaque les maisons des citoyens. Ensuite, un groupe nombreux les attaque aussi. La police intervient dans l'incident. ». Le but est de montrer comment un incident simple peut se transformer en polémique sociale. Le parquet dit que le gouvernorat de Kocaeli a démenti l'incident, mais le député Lütfü Türkkan déclare qu'il était lui-même présent à Dilovası pour apaiser les événements. L'incident a même été reflété à la Grande Assemblée nationale de Turquie. Il y a des documents. Il n'est pas possible de parler d'incitation du peuple à la haine et à l'hostilité ici non plus.

24) Le 29 juillet 2023, Ümit Özdağ a partagé sa vidéo et a dit : « La police a mené une opération contre un kamikaze à Reyhanlı/Hatay. Il est indiqué que le terroriste placé en garde à vue est syrien ». Ce n'est pas son opinion/information. Cela a été partagé dans des centaines d'endroits et une opération contre un kamikaze a été menée. Les images sont là. Le parquet dit que le Centre de lutte contre la désinformation a démenti cette nouvelle. Qu'ont-ils démenti ? La police n'a-t-elle pas mené d'opération contre un kamikaze à Reyhanlı ? Ou bien le Syrien capturé n'en était-il pas un ? On ne peut pas penser qu'une telle publication X incite le peuple à la haine et à l'hostilité.

25) Le parquet a considéré comme une incitation du peuple à la haine et à l'hostilité la question qu'Ümit Özdağ a posée à l'Institution de sécurité sociale (SGK) sur X le 27 octobre 2023, sur la base d'une information qui lui a été transmise. Ümit Özdağ a partagé la traduction : « Alors que le pays traverse des jours très difficiles, que l'inflation reste élevée et que les conditions de vie s'opposent, la SGK accorde un soutien de 4600 TL pour aider les citoyens et faciliter leur vie. Appuyez ici pour l'inscription » et a demandé à la SGK : « Est-ce vrai ? ». Le parquet dit que le Centre de lutte contre la désinformation a démenti ce X. Nous avons également appris que la question peut être démentie. C'est difficile à croire, mais le parquet pense que ce X a également incité Ümit Özdağ aux événements survenus à Kayseri le 30 juin 2024. Il n'y a pas non plus d'élément constitutif d'un délit ici.

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Monsieur le Juge ;

Aucun de ces X n'incite le peuple à la haine et à l'hostilité selon l'article 216/1 du Code pénal turc et la jurisprudence de la Cour de cassation. Aucune accusation n'a été portée concernant aucun d'entre eux, bien que des années se soient écoulées. Le parquet ne viole pas seulement les limites du droit, il représente aussi l'absence de conscience.

Monsieur le Juge ;

Nous avons demandé que le rapport officiel préparé par la Direction de la lutte contre la cybercriminalité de la Direction de la sécurité de la province de Kayseri, contenant la liste des comptes de réseaux sociaux ayant incité aux événements de Kayseri, soit inclus dans le dossier. Il est clair que parmi ces comptes, il n'y a pas mon compte, ni aucun compte officiel du Parti de la Victoire, ni même le compte d'aucun membre du Parti de la Victoire. S'il y en avait eu, le parquet général de Kayseri aurait déjà ouvert une enquête.

Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

Monsieur le Juge ;

Le parquet, qui a préparé l'acte d'accusation en ne mettant pas les preuves en ma faveur, en occultant les preuves en ma faveur ; prétend maintenant que je suis coupable à cause de mes publications X qui ne constituent pas des délits et demande ma condamnation. Bien sûr, si votre tribunal prononce une peine sur la base de cet acte d'accusation et de ce réquisitoire qui seront une source de honte, cela ira en appel et à la Cour de cassation. Cependant, ce qui m'intrigue, c'est la psychologie d'un juriste, d'un procureur, lorsqu'il sait que l'accusé est innocent mais qu'il le déclare coupable. Comment un être humain, un juriste, peut-il dire coupable à quelqu'un dont il sait qu'il est innocent ? Ensuite, comment rentre-t-il chez lui, pose-t-il sa tête sur l'oreiller et dort-il ? N'a-t-il pas peur de Dieu ? Dieu dit : « Ne vous écartez pas de la justice, même si c'est contre vous-mêmes, vos parents et vos proches... Si vous vous écartez de la justice ou si vous tardez à faire ce qui vous incombe, sachez que Dieu est conscient de ce que vous faites ». Monsieur le procureur doit savoir que Dieu est conscient de l'injustice qu'il commet, et les gens le sont aussi. Je suis sûr que le procureur fera tôt ou tard l'expérience de la justice divine de Dieu.

Jour de décision pour Ümit Özdağ... Voici la défense d'Ümit Özdağ devant le tribunal !

Monsieur le Juge ;

Je sais que c'est un procès très difficile, une décision très difficile pour vous. Je suis ici dans le cadre d'une enquête politique. Si j'avais été un politicien pro-gouvernemental, je ne serais jamais arrivé devant vous. Même si j'étais arrivé, il aurait été très facile pour vous de rendre une décision d'acquittement. Cependant, je ne suis pas pro-gouvernemental et nous traversons une période où c'est un délit. Pour cette raison, votre travail n'est pas facile du tout. Je suis sûr qu'il y a une grande pression sur vous. Tous ceux qui vous connaissent disent que vous êtes un bon juriste. Avec la décision d'acquittement, qui est la seule décision juste que vous prendrez aujourd'hui, vous donnerez le message aux 86 millions de personnes, à la nation turque qui attend avec curiosité le résultat de ce procès, qu'il y a des juges indépendants même s'il n'y a pas de justice indépendante dans notre pays, et vous permettrez aux gens de reprendre espoir en la justice.

Vous avez vous-même vu à quel point les preuves dans le dossier, l'acte d'accusation et le réquisitoire du procureur sont vides. Dans les arrêts de la Cour de cassation, il est dit que l'auteur doit viser subjectivement la haine et l'hostilité. Pourtant, je vous ai montré les preuves des déclarations que j'ai faites pour empêcher la haine et l'hostilité, et même des plaintes pénales que j'ai déposées. Les preuves que j'ai présentées dans ma défense ont montré, de manière à empêcher toute discussion, que je suis une personne qui ne laissera pas la sécurité de la Turquie sous menace. Si nous vivions dans un pays où la justice est réellement indépendante, je ne serais pas en prison depuis 149 jours. Nous ne serions pas en train d'avoir cette conversation avec vous.

Monsieur le Juge ;

Je sais que ce que je vous demande est difficile. Mon avocat a déclaré que le courage ne fait pas partie des qualités que les juges doivent posséder. Si nous étions un État de droit, il aurait eu raison. Je vous dis de ne pas avoir peur, je vous dis « n'ayez peur de personne d'autre que de Dieu ». Comme je sais qu'il y a un climat de peur et comment la pression est exercée sur les juges, je sais aussi à quel point il est difficile de vous dire de ne pas avoir peur. En vous disant « n'ayez pas peur », je ne peux pas non plus dire que je suis en mesure d'arrêter les pressions sur vous pour aujourd'hui si vous rendez une décision d'acquittement. Cependant, la décision d'acquittement que vous rendrez sera conforme aux principes les plus fondamentaux du droit, de la Constitution et des lois. Que Dieu vous aide.


Source de l'actualité : 12punto

Le président du Parti de la Victoire Ümit Özdağ