Ümit Özdağ envoie un message à Mehmet Şimşek et Erdoğan depuis Silivri : il rappelle ces propos d'Erdoğan
Depuis la prison de Silivri, le leader du Parti de la Victoire (Zafer Partisi), Ümit Özdağ, a adressé un message au président Erdoğan et au ministre du Trésor et des Finances, Mehmet Şimşek. Özdağ a déclaré à propos d'Erdoğan : « Va-t-il hisser les voiles de l'État de droit ou abandonner notre pays à la tempête ? »
Le président du Parti de la Victoire, Ümit Özdağ, détenu à la prison de Silivri, a affirmé que l'application d'un droit pénal de l'ennemi a coûté 43 milliards de dollars aux réserves de la Banque centrale. En adressant un message au ministre des Finances, Mehmet Şimşek, il a déclaré au sujet du président Recep Tayyip Erdoğan : « Nous verrons s'il hissera la voile de l'État de droit ou s'il abandonnera notre pays à la merci de l'ouragan. »
Dans une publication sur son compte X, Özdağ a écrit ce qui suit :
« Il y a deux ans, Mehmet Şimşek, comme si un nouveau parti venait d'arriver au pouvoir et qu'il venait d'être nommé ministre des Finances par un nouveau président, avait déclaré que "la gestion rationnelle serait rétablie dans l'économie et que les approches non scientifiques seraient abandonnées", accusant ainsi ouvertement la gestion économique précédente de l'AK Parti d'être dépourvue de raison et de science. »
Dès le premier jour, Mehmet Şimşek, avec son programme visant à réduire l'inflation en faisant peser le fardeau sur les revenus fixes et les ménages à faibles revenus, a appauvri davantage les pauvres. Pour augmenter les réserves de change, il a fait grimper le taux de change du dollar et a payé des taux d'intérêt élevés, permettant aux prêteurs d'obtenir un rendement de 25 % en dollars, tout en augmentant les réserves de change de la Banque centrale.
Après la nouvelle phase de l'opération politique menée le 19 mars, les réserves de la Banque centrale ont fondu de 43 milliards de dollars en 25 jours. La prime d'assurance contre le risque de faillite (CDS) est passée de 250 à 370.
L'impact de l'application du droit pénal de l'ennemi sur les seules réserves de la Banque centrale est de 43 milliards de dollars. Je ne parle même pas de l'effondrement de la bourse, de la perte d'image économique mondiale, de la baisse de la production et de la fuite des capitaux. Est-ce une coïncidence si, après 15 ans, le Trésor est contraint de recourir à des emprunts à 3 mois ?
Alors qu'Erdoğan déclare, dans le contexte de l'effet Trump mondial, qu'« un ouragan qui affectera tout le monde arrive », va-t-il hisser la voile de l'« ÉTAT DE DROIT », l'élément le plus important pour aider la Turquie à sortir de cet ouragan, ou va-t-il continuer à garder cette voile fermée et abandonner notre pays à la merci de cet ouragan ? Nous verrons. »
Source de l'actualité : 12punto
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