Les propositions soumises par le CHP à la commission ont été révélées
Le CHP a présenté aux membres de la Commission pour la solidarité nationale, la fraternité et la démocratie, lors de sa 19e réunion, un travail complet basé sur son « Paquet de démocratisation » de 29 points, annoncé le 12 août 2025.
Le travail complet, préparé sur la base du « Paquet de démocratisation » de 29 points annoncé par le Parti républicain du peuple (CHP) le 12 août 2025, a été présenté aujourd'hui lors de la 19e réunion de la Commission pour la solidarité nationale, la fraternité et la démocratie.
Selon les informations relayées par T24, l'introduction du document souligne que les mesures à prendre pour assurer la démocratisation en Turquie et résoudre les problèmes de justice doivent être planifiées avec une perspective qui n'exclut pas la question kurde, sans pour autant s'y limiter. Le texte souligne qu'une grande partie des injustices et des illégalités vécues dans le pays ne découle pas de la Constitution actuelle, mais de la non-application, même aux normes minimales, des droits et libertés fondamentaux garantis par celle-ci, ainsi que des interventions politiques dans le système judiciaire.
Il est précisé que le CHP considère que la démocratisation et l'instauration de la paix sociale ne sont possibles qu'en mettant fin aux réglementations et pratiques législatives antidémocratiques. Le texte mentionne également que les décisions de la Constitution, de la Cour constitutionnelle (AYM) et de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) ne sont pas systématiquement appliquées, ce qui est qualifié de « projet de déconstitutionnalisation ».
LA RÉVISION CONSTITUTIONNELLE EXCLUE DU CHAMP DE LA COMMISSION
Le document rappelle qu'il s'agit d'une étape importante que tous les partis politiques aient annoncé, lors de la première réunion de la Commission pour la solidarité nationale, la fraternité et la démocratie créée à l'Assemblée nationale de Turquie (TBMM) grâce aux efforts du CHP, que les travaux de révision constitutionnelle étaient exclus du champ de compétence de la commission.
Le texte souligne en outre qu'il est impossible d'élaborer une Constitution dans un environnement où elle est de facto suspendue et où la liberté d'expression n'existe pas, et qu'il est nécessaire de lever les obstacles à l'application de la Constitution et de mettre fin aux pressions politiques sur le pouvoir judiciaire.
Le travail, préparé par les membres de la commission issus du CHP, a été partagé avec l'ensemble des membres de la commission par Murat Emir, vice-président du groupe parlementaire du CHP et député d'Ankara. Le texte présenté contient des propositions concrètes sur des sujets tels que l'indépendance judiciaire, la liberté d'expression, les pratiques de mise sous tutelle (kayyım), la paix sociale, les droits des femmes et des enfants, les crimes de haine, l'application des décisions de l'AYM et de la CEDH, le régime d'exécution des peines, la liberté de croyance et les droits personnels de la bureaucratie de sécurité.
Le CHP a demandé que le travail préparé soit évalué à l'ordre du jour de la commission.
LES PRINCIPAUX TITRES DU DOCUMENT ONT ÉTÉ DÉVOILÉS
Le travail soumis à la commission comprend les points suivants :
La levée des obstacles administratifs et politiques à la mise en œuvre des décisions de la Cour constitutionnelle et de la Cour européenne des droits de l'homme a été demandée.
Un appel a été lancé pour mettre fin aux pratiques administratives et politiques qui entravent l'exercice des droits et libertés inscrits dans la Constitution.
Il a été proposé de respecter le principe de certitude juridique dans la loi antiterroriste, de réviser le délit d'incitation du public à la haine et à l'hostilité, et de lever les obstacles à la liberté de la presse et d'organisation, notamment via les blocages d'accès et les lois qualifiées de lois de censure.
La nécessité de créer un environnement politique démocratique pour la résolution de la question kurde a été soulignée.
Il a été demandé de mettre fin aux pratiques de mise sous tutelle dans les administrations locales, ainsi qu'aux arrestations et aux procès utilisés pour façonner la politique par le biais du système judiciaire et pour réprimer l'opposition sociale.
La libération des politiciens et des bureaucrates injustement détenus dans le cadre de la tentative de coup d'État du 19 mars, la libération des personnes détenues dans le cadre des procès contre l'opposition sociale, notamment le procès Gezi, la fin de la pratique des témoins secrets, la prévention de la transformation du repentir actif en dénonciation calomnieuse, la levée des restrictions au droit à la défense et la prévention des décisions arbitraires des conseils d'administration des prisons ont été exigées.
Il a été proposé d'abroger les délits d'insulte au Président et aux agents publics, et de réviser les délits d'assassinat et d'attaque physique contre le Président.
Le document inclut la lutte efficace contre les crimes contre l'humanité et la torture, la sanction des crimes de haine et des discours de haine, et la transformation de l'Institution des droits de l'homme et de l'égalité de Turquie en une structure indépendante.
La nécessité d'une lutte efficace contre la violence faite aux femmes et aux enfants a été soulignée.
La fin des pratiques antidémocratiques et contraires aux droits de l'homme dans le système judiciaire et pénitentiaire a été exigée.
Il a été proposé d'établir un ordre dans lequel l'État est neutre vis-à-vis des croyances, d'accorder le statut de lieu de culte aux cemevis, de fermer la Présidence de la culture et des cemevis alévis-bektachis, de transformer Madımak en musée et de prévenir la discrimination dans l'accès aux services publics.
L'amélioration des droits personnels des forces de sécurité et des fonctionnaires civils travaillant dans la bureaucratie de sécurité figure également parmi les points abordés.
Source de l'actualité: 12punto
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