Recul sur le 11e paquet judiciaire : développement majeur concernant les responsables du séisme
Alors que les allégations selon lesquelles les responsables du séisme pourraient bénéficier de l'extension du dispositif d'exécution des peines lié au Covid-19, prévue dans le 11e paquet judiciaire, suscitaient des réactions, les demandes des familles de victimes manifestant à Ankara ont été entendues. L'AKP a annoncé que les responsables du séisme ne seraient pas inclus dans le champ d'application de la mesure.
Le 11e paquet judiciaire a élargi la portée du dispositif d'exécution des peines lié à la période du Covid-19. Il a été rapporté qu'environ 90 000 détenus et condamnés seraient libérés dans le cadre de cette mesure. Bien que le gouvernement affirme que ce dispositif n'est pas une « amnistie », il a été perçu par l'opinion publique comme une « amnistie déguisée ».
LES PROCÈS DU SÉISME ONT SOULEVÉ DES PROTESTATIONS
Les informations selon lesquelles le dispositif inclurait également les responsables des bâtiments effondrés lors des séismes du 6 février ont suscité des réactions. Les proches des victimes des séismes, qui ont fait plus de 50 000 morts selon les données officielles, ont entamé une action à Ankara pour protester contre la possibilité que les personnes jugées dans les procès liés au séisme soient libérées.
LES FAMILLES ONT MONTRÉ LA GARDE À ANKARA
Les familles des victimes ont monté la garde pendant trois jours au parc Cemal Süreya, situé à environ 15 minutes de la porte Dikmen de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM). Les familles ont appelé les autorités à faire en sorte que les responsables du séisme ne bénéficient pas du 11e paquet judiciaire.
DÉCLARATION DE L'AKP
Suite aux réactions, le vice-président du groupe parlementaire de l'AKP, Abdullah Güler, a annoncé qu'une disposition spécifique serait prise pour exclure les responsables du séisme du dispositif d'exécution des peines. Ainsi, il a été indiqué que les personnes jugées dans les procès liés au séisme ne pourront pas bénéficier du 11e paquet judiciaire.
Les proches des victimes, qui tenaient une « garde pour la justice » au parc Cemal Süreya, ont également exprimé leurs revendications lors de la réunion du groupe parlementaire du CHP. Pendant le discours du président du CHP, Özgür Özel, les familles ont scandé les slogans : « Y a-t-il quelqu'un pour entendre notre voix ? », « Nous voulons la justice » et « Nous voulons nos droits ».
Source de l'actualité: 12punto
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