Déclarations de Destici : « C'était une loi que je pensais devoir absolument soutenir »
Le président du Parti de la grande unité (BBP), Mustafa Destici, s'est exprimé lors d'une émission en direct sur sa défense de la contribution à l'industrie de défense qui sera prélevée sur les cartes de crédit.
Voici les points saillants des déclarations de Destici :
L'armée de la République de Turquie doit être forte, et cela passe par la puissance de ses forces armées. Notre État doit devenir autosuffisant dans trois domaines : l'alimentation, les vaccins et l'industrie de défense...
Si vous n'êtes pas forts, le fait d'avoir raison ne sert à rien, nous le voyons dans les attaques d'Israël.
C'était une loi que je pensais devoir absolument soutenir.
Je n'ai jamais dit lors de la conférence de presse que ceux qui ne paient pas cet argent sont arméniens, grecs ou proches du DEM...
Lorsqu'il s'agit de l'armée et de la santé, l'État peut promulguer des lois et des décrets.
En tant que famille, nous avons fait notre don à la Fondation des forces armées turques (TSK).
J'ai fait un don de 658 000 lires en mon nom et au nom de ma famille. Ces chanteurs et ces membres des médias payés en dollars ont-ils fait un don ?
Je n'ai rien dit de mal, j'assume mes propos. Je n'ai traité personne de Grec, de membre du DEM ou d'Arménien. Nous réglerons cela devant la loi.
Ils se laissent emporter par le vent sans écouter mes explications. (Concernant la sortie de Şamil Tayyar) Pourquoi montes-tu dans le même wagon qu'eux ? Regarde d'abord ce que j'ai dit...
Je ne ferai pas marche arrière et je répondrai à chacun dans la langue qu'il comprend. J'en paierai le prix, nous dirons ce en quoi nous croyons !

DÉBATS SUR LA CONSTITUTION
Participant à une émission en direct sur Habertürk, Destici a poursuivi : Depuis la création du BBP, nous disons que la Turquie doit se débarrasser de la Constitution issue du coup d'État. Nous avons dit oui à toutes les propositions d'amendement. Nous sommes un parti favorable à la démocratisation.
Nous voulons avant tout une Constitution démocratique. La langue officielle de la Turquie est le turc, nous ne voulons pas qu'une autre langue y soit ajoutée. Chaque nation a un nom et notre identité commune est la Nation turque. Nous ne ferons aucune concession là-dessus.
Nous voulons que tout le monde puisse bénéficier des droits politiques, civils et sociaux.
Sans toucher aux 4 premiers articles, nous voulons que la définition de la laïcité soit clarifiée. Si c'est vraiment une question de liberté de croyance et d'opinion, alors pourquoi ces enfants n'étaient-ils pas admis à l'école avec leur voile ?
Mais ce sujet doit être évalué dans le cadre d'un autre article.
M. Numan (Kurtulmuş) a en fait abordé une question technique, il voulait peut-être dire qu'il pourrait y avoir une correction linguistique, mais dès qu'il s'agit des 4 premiers articles, notre nation est sensible et je pense que cela doit être pris en compte. Sinon, M. Numan n'a pas non plus proposé de modifier les 4 premiers articles.
J'exprime ce que j'ai compris, mais je ne pense pas comme M. Numan. Il a un titre académique et j'interprète cela comme un discours académique prononcé lors de l'ouverture de l'université.
Il a déclaré qu'il n'avait aucun problème avec les quatre premiers articles de la Constitution.
COMMENTAIRES SUR LE NOUVEAU PROCESSUS DE RÉSOLUTION
L'apaisement en politique et le dialogue entre les partis sont des situations que tout le monde souhaite. Mais notre ligne rouge, c'est le terrorisme et la violence.
Si un parti représenté au Parlement, qui est selon nous un parti politique de façade, ne prend pas ses distances avec l'organisation terroriste, ne condamne pas le terrorisme, c'est-à-dire s'il ne devient pas vraiment un parti de la Turquie, nous, en tant que BBP, ne leur serrerons pas la main, nous ne les saluerons même pas.
Ils ont le sang des soldats turcs sur les mains...
Qu'ils condamnent le terrorisme et je leur serrerai la main et je discuterai avec eux. Les déclarations de M. Bahçeli sont très claires, il est évident qu'aucun processus de résolution ne sortira de là.
Si l'on tente d'apporter un processus de résolution avec des mots enrobés de sucre, nous ne l'accepterons pas.
Les dirigeants du Parti DEM reçoivent des ordres soit de Kandil, soit d'Imrali. Dans ces conditions, il ne peut y avoir de dialogue ou de nouveau processus de résolution avec eux.
Nous sommes obligés de faire des pas ensemble et de produire des solutions pour notre pays, mais notre ligne rouge est le terrorisme et la violence. Si l'organisation terroriste poursuit ses attaques et que je perds des martyrs, je ne peux pas y voir de bonne volonté...
Dans ce cas, nous ne nous assoirons pas à une table de nouveau processus de résolution avec un tel parti de façade, un parti qui veut la liberté pour tous les terroristes.
Notre Président et les porte-paroles de l'AKP ont déclaré qu'une telle situation n'existait pas. M. Bahçeli a également expliqué dans quel but il avait fait ce pas. La décision appartient à notre nation...
Source de l'actualité: 12punto
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