L'İSKİ défie la TOKİ... Un ultimatum fixé pour Sazlıdere : une coïncidence avec l'opération de l'İBB
Les projets de construction de logements lancés par la TOKİ dans le bassin du barrage de Sazlıdere, situé sur le tracé du projet Kanal İstanbul, ont provoqué une crise. L'İSKİ a pris une décision de « démolition » tout en fixant un délai. Si le chantier n'est pas évacué dans un délai d'une semaine, l'İSKİ entamera les travaux de démolition.
Un développement critique a eu lieu concernant le projet Kanal İstanbul, présenté par le président Erdoğan comme son « projet fou ». L'Administration des eaux et des égouts d'Istanbul (İSKİ) est passée à l'action concernant les constructions de logements lancées par la TOKİ dans le bassin du barrage de Sazlıdere, sur le tracé du projet. L'İSKİ a pris une décision de démolition, précisant qu'il est interdit de construire dans cette zone qui constitue un bassin d'eau potable.
La décision a été affichée sur le site du chantier et notifiée par l'intermédiaire du chef de quartier (muhtar). Le délai accordé à la TOKİ expire le 25 mai. Si le site de construction n'est pas évacué d'ici cette date, les équipes de l'İSKİ entreront sur le terrain pour procéder à la démolition et en factureront les coûts à la TOKİ.
COÏNCIDENCE AVEC L'OPÉRATION CONTRE LA MUNICIPALITÉ D'ISTANBUL
Un autre développement remarquable a eu lieu au moment où l'İSKİ affichait l'avis de démolition. Le même jour, une opération a été menée contre des responsables de l'İSKİ dans le cadre d'une enquête pour « corruption » visant la municipalité métropolitaine d'Istanbul (İBB).
Alors que le directeur général de l'İSKİ, Şafak Başa, a été condamné à une assignation à résidence, la directrice générale adjointe, Begüm Çelikdelen, a été placée en garde à vue avant d'être remise en liberté. Cette opération a également été interprétée comme une « tentative d'entrave » à la décision de démolition prise à l'encontre des constructions.
LES CONSTRUCTIONS SE POURSUIVENT MAIS AU RALENTI
Selon les observations sur place d'Ali Can Polat, journaliste du quotidien Sözcü, des panneaux indiquant « Il est interdit de construire » ont été installés dans la zone située dans le bassin d'eau potable. Cependant, à quelques mètres de ces panneaux, des bétonnières continuent de fonctionner.
Les ouvriers travaillant sur le chantier ont indiqué que les travaux progressaient beaucoup plus lentement que d'habitude :
« Nous ne travaillons pas à pleine capacité en ce moment. Nous ne savons pas pourquoi, mais tout le monde semble attendre que quelque chose se passe. »
LES VILLAGEOIS SONT INQUIETS ET EN COLÈRE : « ON NE NOUS A PAS AUTORISÉS À CONSTRUIRE UN POULAILLER ! »
Les villageois de la région ont exprimé leur mécontentement en rappelant que, depuis des années, aucune autorisation de construire, même la plus minime, ne leur a été accordée. Les villageois affirment que la TOKİ est également dans l'attente face à ces développements.
LA TENSION MONTE AUTOUR DE LA DÉMOLITION
Si la TOKİ ne fait pas marche arrière d'ici le 25 mai, l'İSKİ, qui a la responsabilité de protéger les ressources en eau potable d'Istanbul, devrait intervenir sur le site pour entamer la démolition.
Source de l'actualité : 12punto
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