À l'ordre du jour de la TBMM : le nouveau paquet judiciaire introduira le crime d'« espionnage » dans le TCK
Le 9e paquet judiciaire, dont la soumission à la présidence de la TBMM par les députés de l'AKP est attendue en semaine, créera une nouvelle infraction dans le Code pénal turc (TCK) afin de lutter efficacement contre les activités d'espionnage.
12punto
Abdullah Güler, président du groupe AKP, a présidé la finalisation des travaux sur la proposition de loi connue du public sous le nom de « 9e paquet judiciaire », qui contient diverses réformes dans le domaine judiciaire.
DISPOSITION SUR L'ESPIONNAGE
La proposition créera une nouvelle infraction dans le TCK afin de lutter efficacement contre les activités d'espionnage.
Un article sera ajouté à la section du TCK intitulée « Infractions contre les secrets d'État et espionnage ». Cet article sera inséré après l'article 339 intitulé « Détention de documents relatifs à la sécurité de l'État », sous l'intitulé « Commission d'une infraction contre la sécurité de l'État ou ses intérêts politiques ».
Ainsi, en dehors de la « fourniture ou divulgation de documents et d'informations » déjà sanctionnée par ladite loi, toute personne commettant une infraction dans l'intérêt stratégique ou sur instruction d'un État étranger ou d'une organisation étrangère, au détriment de la sécurité de l'État ou de ses intérêts politiques intérieurs ou extérieurs, sera condamnée à une peine d'emprisonnement de 3 à 7 ans. L'auteur pourra être condamné séparément tant pour cette infraction que pour l'infraction connexe commise.
Si l'acte est commis en temps de guerre ou a mis en danger les préparatifs de guerre, l'efficacité militaire ou les opérations militaires de l'État, l'auteur sera condamné à une peine d'emprisonnement de 8 à 12 ans.
Si l'infraction est commise par des personnes exerçant leurs fonctions au sein d'unités, de projets, d'installations ou de services d'importance stratégique pour la sécurité nationale, la peine prononcée sera doublée.
L'engagement de poursuites pour cette infraction sera subordonné à l'autorisation du ministre de la Justice.