Allégations de « Service de renseignement Furkan » et d'« escadron de la mort » dans l'enquête sur la Fondation Furkan !
Dans le cadre de l'enquête sur la Fondation Furkan, qui a conduit à l'arrestation de 35 personnes, dont Alparslan Kuytul et son épouse Semra Kuytul, il est allégué qu'une structure baptisée « Service de renseignement Furkan (FİT) » a été mise en place au sein de la fondation. Cette structure aurait collecté des informations privées sur les membres, surveillé ceux qui souhaitaient quitter la fondation ou critiquer son fonctionnement, et soumis certains membres à des menaces et à des violences.
12punto
Dans le cadre de l'enquête menée à Adana sur la Fondation Furkan, 35 personnes, dont le dirigeant de la fondation Alparslan Kuytul et son épouse Semra Kuytul, ont été placées en détention provisoire et incarcérées.
Le dossier d'enquête, instruit par le parquet général d'Adana, fait état d'allégations selon lesquelles une structure nommée « Service de renseignement Furkan (FİT) » aurait été créée au sein de la fondation. Le dossier suggère que les personnes souhaitant quitter la structure ou la critiquer étaient placées sous surveillance.
ALLÉGATIONS DE « COLLECTE D'INFORMATIONS SUR LA VIE PRIVÉE »
Selon les informations publiées par le journal Türkiye, dans sa déposition, un ancien membre de la fondation, M.G., a affirmé que la structure FİT, prétendument dirigée par Mevlüt Kaynarpunar, collectait des informations sur la vie privée des membres et transmettait ces données à Alparslan Kuytul.
Le dossier d'enquête avance également que des réunions faisant office de « tribunal interne » étaient organisées dans les locaux de la fondation, où les membres étaient interrogés en public.
Il est allégué qu'une personne nommée N.A. a été interrogée par un comité présidé par Semra Kuytul après avoir critiqué Alparslan Kuytul, et qu'elle a été forcée de s'agenouiller et soumise à des violences.
ALLÉGATION D'« ESCADRON DE LA MORT »
Il est également avancé qu'un groupe appelé « Escadron de la mort », rattaché à Erol Ardıç, présenté comme le bras droit de la structure, menaçait les personnes considérées comme des opposants.
Selon le dossier, certaines personnes auraient reçu des messages indiquant « Ta sentence est prononcée » (littéralement « Ton stylo est brisé »), suivis d'agressions physiques. En outre, il est allégué que certains membres étaient punis par la bastonnade et des coups pour non-respect des règles internes de la fondation.
LE COUPLE KUYTUL NIE LES ACCUSATIONS
Alparslan Kuytul et Semra Kuytul ont nié les accusations lors de leurs auditions. Le couple a soutenu que les personnes à l'origine de ces allégations nourrissaient une hostilité personnelle à leur égard et envers la communauté.
QUE S'EST-IL PASSÉ ?
Dans le cadre de l'enquête du parquet général d'Adana sur la Fondation Furkan, une opération a été menée le 20 août 2026 dans 49 adresses réparties dans 6 provinces, avec Adana comme épicentre. Avant l'opération, les propos du conseiller principal du président, Oktay Saral, à l'encontre d'Alparslan Kuytul, après ses critiques sur les opérations visant Alihan Kuriş, le dirigeant des Süleymancı, avaient fait grand bruit : « L'eau chauffe pour toi, tu n'as pas appris la leçon ». Suite à cette sortie de Saral, Kuytul, son épouse Semra Kuytul et de nombreuses autres personnes avaient été placées en garde à vue.
Le ministre de la Justice, Akın Gürlek, avait annoncé que des poursuites judiciaires avaient été engagées contre 32 personnes dans le cadre de l'opération, que des administrateurs judiciaires avaient été nommés pour 5 entreprises et qu'une interdiction d'accès avait été prononcée à l'encontre de 349 comptes sur les réseaux sociaux.
À l'issue des procédures policières, 44 suspects avaient été déférés devant le tribunal avec une demande de placement en détention, et 9 autres sous contrôle judiciaire. 3 personnes avaient été remises en liberté par le parquet. Finalement, 35 personnes, dont Alparslan Kuytul et Semra Kuytul, ont été placées en détention, tandis que 18 autres ont été soumises à des mesures de contrôle judiciaire.