Analyse marquante de Kılıçdaroğlu sur la Syrie : « La Turquie a refusé cela il y a cent un ans »

L'ancien président du CHP, Kemal Kılıçdaroğlu, a partagé sur son compte de réseau social une analyse concernant les événements en cours en Syrie. Kılıçdaroğlu a mis en garde : « Nous n'avons pas le luxe de dériver ou de commettre des erreurs en politique étrangère ».

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Alors que les groupes djihadistes lancés contre les forces d'Assad continuent leur progression vers Damas, des images de conflits et de violence continuent d'émaner de la région.

Tandis que diverses interprétations circulent sur l'évolution possible de ces affrontements, l'ancien président du CHP, Kemal Kılıçdaroğlu, a fait une déclaration sur la situation dans la région.

Kılıçdaroğlu a formulé les observations importantes suivantes concernant la situation régionale :

La Turquie a refusé de devenir l'un des dominos il y a cent un ans !

Tant que notre République, couronnée par la démocratie, ne reviendra pas au principe de la séparation des pouvoirs, l'avenir de notre État sera menacé et en danger.

Alors que notre région est devenue un cercle de feu et que nous sommes entourés par des centaines de bases militaires, nous n'avons pas le luxe de dériver ou de commettre des erreurs en politique étrangère.

L'État ne peut pas penser au jour le jour !

Le réflexe de l'État ne peut pas être tardif !

L'État est pérenne grâce à sa nation ; il ne peut mettre en péril sa structure unitaire !

Il ne peut modifier la structure démographique de la nation !

Bagdad regarde vers Tripoli ;

Tripoli regarde vers Damas ;

Damas regarde vers Ankara.

Erdoğan, qui disait il y a deux mois « Je veux mener des pourparlers de paix avec la Syrie », sur quel ordre a-t-il de nouveau changé de cap en politique étrangère ?

Lorsque la maison de votre voisin brûle et qu'il y a une dispute là-bas, vous ne pouvez pas trouver la paix dans votre propre maison.

La Turquie doit se débarrasser au plus vite de ce régime de palais à homme unique, qui concentre tous les pouvoirs, qui est sous tutelle et qui peut être menacé.

Elle doit être dirigée par des cadres compétents capables de réaliser des réformes dans les domaines de la justice, de l'économie, de l'éducation, de la santé et de la sécurité, en commençant par la politique étrangère, et où la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire est établie.