« Appel à la justice » du député CHP Bulut : « Ce traitement infligé à Ayşe Barım est la manifestation d'une volonté de vengeance manifeste »

La manager Ayşe Barım, libérée sous assignation à résidence avant d'être à nouveau placée en détention sur recours du parquet par la 27e Cour d'assises d'Istanbul, a été hospitalisée en urgence le 2 octobre après un malaise à son domicile. Le vice-président du CHP et député d'Adana, Burhanettin Bulut, a fait une déclaration concernant l'état de santé de Mme Barım.

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S'exprimant sur la situation d'Ayşe Barım, le vice-président du CHP, Burhanettin Bulut, a déclaré : « Les médecins ont indiqué qu'Ayşe Barım devait subir une opération à cœur ouvert en urgence.

Alors que son pronostic vital est clairement engagé, le traitement qui lui est réservé ne peut s'expliquer par le droit mais par l'oppression, non par la justice mais par une justice d'exception.

Rester silencieux alors que le droit à la vie d'une personne est aussi ouvertement menacé blesse la conscience commune de l'humanité. Ce traitement infligé à Ayşe Barım est devenu la manifestation d'une volonté de vengeance manifeste. »

Dans sa déclaration, M. Bulut a ajouté ce qui suit :

« Le pouvoir du Palais a mis en pièces le système juridique et les traditions politiques en Turquie. Nous sommes passés à un système juridique à deux vitesses. Une justice d'exception est désormais appliquée à la quasi-totalité de l'opposition. Ayşe Barım en est le parfait exemple. Un mandat d'arrêt a été émis contre elle un jour après sa libération. Elle est actuellement soignée à l'hôpital sous surveillance policière. Les médecins ont indiqué qu'Ayşe Barım devait subir une opération à cœur ouvert en urgence. Alors que son pronostic vital est clairement engagé, le traitement qui lui est réservé ne peut s'expliquer par le droit mais par l'oppression, non par la justice mais par une justice d'exception. Rester silencieux alors que le droit à la vie d'une personne est aussi ouvertement menacé ne constitue pas seulement une injustice, mais blesse également la conscience commune de l'humanité.

« LA MANIFESTATION D'UNE VOLONTÉ DE VENGEANCE MANIFESTE »

Dans ce tableau sombre où la justice, la compassion et les valeurs humaines sont mises à l'épreuve, ce n'est pas seulement une citoyenne qui est touchée, mais le droit de nous tous. Ce traitement infligé à Ayşe Barım a dépassé toutes les limites humaines et morales ; il est devenu, bien au-delà d'une simple sanction, la manifestation d'une volonté de vengeance manifeste. Dans un État de droit, le droit à la santé, et surtout le droit à la vie, ne devraient même pas être sujets à débat. La justice ne s'exerce pas par la vengeance, mais par la conscience, l'équité et le respect de la dignité humaine. Ce que vit Ayşe Barım aujourd'hui nous rappelle une fois de plus ceci : quand la justice se tait, l'oppression prend la parole. »