Appel de l'Association médicale turque : « Les hausses des tarifs hospitaliers doivent être annulées »

Le Conseil central de l'Association médicale turque (TTB) a exprimé son opposition aux augmentations des frais de consultation médicale, qui varient entre 200 % et 542,8 %. Dans une déclaration, la TTB a appelé à « l'annulation de ces hausses ».

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Le Conseil central de l'Association médicale turque (TTB) a réagi aux augmentations des frais de consultation médicale. Dans un communiqué, la TTB a exigé le retrait de ces hausses, qui s'échelonnent de 200 % à 542,8 %.

« Nous appelons le conseil d'administration de l'Institution de sécurité sociale (SGK), qui comprend des représentants des travailleurs, des fonctionnaires, des commerçants et des retraités, à annuler ces augmentations qui entravent l'accès aux services de santé », indique le communiqué, qui poursuit en ces termes :

« Alors que la SGK n'a fait aucune déclaration sur le sujet, le ministère de la Santé, via son compte "Sağlıklı Çözüm", a justifié la hausse décidée par la SGK en affirmant qu'elle visait à "garantir que les demandes auprès des établissements et institutions de santé soient effectuées dans la mesure nécessaire". Les tickets modérateurs pour les consultations avaient été instaurés par la loi n° 5510 sur les assurances sociales et l'assurance maladie universelle sous prétexte de "prévenir l'utilisation inutile". Cependant, alors qu'en 2008, année d'entrée en vigueur de la loi, le nombre de consultations médicales par personne en Turquie était de 6,8, il a atteint 11,4 en 2023 selon les dernières statistiques publiées. Comme on peut le constater, les tickets modérateurs ne préviennent pas l'"utilisation inutile", mais constituent un fardeau important pour les patients démunis.

'POUR NOS PATIENTS ÂGÉS ET DÉMUNIS...'

À une époque où même l'Institut turc des statistiques reconnaît qu'en 2023, 30,7 % de la population est exposée au risque de pauvreté ou d'exclusion sociale, où près de 20 millions de citoyens vivant dans environ 5 millions de foyers tentent de survivre grâce aux aides sociales, et où nos concitoyens font face à de graves problèmes de nutrition, de logement et de subsistance, ces hausses exorbitantes des tickets modérateurs empêcheront particulièrement nos patients âgés et pauvres, souffrant de maladies chroniques, d'accéder aux soins de santé. Par ailleurs, le fait que les tickets modérateurs soient réduits de 50 % pour les patients se rendant dans des établissements de santé de second niveau avec une orientation de leur médecin de famille comporte le risque de transformer les centres de santé familiale en "centres d'orientation", ce qui pourrait mettre les médecins et les patients en conflit. »