Appel de Murat Bakan (CHP) au ministre de l'Intérieur Yerlikaya : « Si tu as le courage, parle en ton nom propre »

Murat Bakan, vice-président du CHP chargé du ministère de l'Intérieur, a réagi via son compte de réseau social aux propos très virulents du ministre de l'Intérieur Ali Yerlikaya, qui avait répondu aux allégations du président du CHP, Özgür Özel.

12punto

Le président du CHP, Özgür Özel, a formulé une allégation frappante lors du meeting de son parti à Zonguldak. Le président du CHP, Özgür Özel, a affirmé que le ministre de l'Intérieur, Ali Yerlikaya, menait des opérations contre ses propres vice-ministres et tentait de faire fuiter de prétendues informations vers l'opposition.

Suite à cette allégation d'Özel, le ministre de l'Intérieur Ali Yerlikaya lui a répondu en utilisant des termes très durs, déclarant notamment : « Le mensonge a fait son nid dans votre bouche ».

Après ces échanges, Murat Bakan, vice-président du CHP chargé du ministère de l'Intérieur, a critiqué le ministre Yerlikaya sur son compte de réseau social, affirmant qu'il avait donné des réponses inappropriées aux accusations portées contre lui.

Dans sa déclaration visant Ali Yerlikaya, Murat Bakan a exprimé les points suivants :

GARDE TES LIMITES, ALI YERLIKAYA

Ali Yerlikaya, au lieu de répondre en votre nom propre aux critiques politiques qui vous sont adressées, vous avez choisi de vous cacher derrière notre police et notre gendarmerie.

Pourtant, la police est la nôtre, tout comme la gendarmerie.

Nos forces de sécurité héroïques ne sont l'ombre politique de personne, ce sont les enfants honorables de cette nation.

Aujourd'hui, notre pays est devenu une zone géographique où opèrent non seulement des structures criminelles locales, mais aussi des réseaux criminels internationaux. Les organisations criminelles organisées ciblent des enfants de 15-16 ans. Dans notre pays, la consommation de substances s'est propagée jusqu'aux quartiers et aux villages, touchant désormais des enfants dès l'âge de 12 ans.

En Europe, le taux de jeunes consommateurs de substances a diminué en moyenne de 7 % au cours des cinq dernières années.

En Turquie, sur la même période, le taux de criminalité lié à la dépendance a augmenté de 42 %.

Ces données reposent sur les rapports de :

L'Organisation des Nations Unies,

L'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT),

Interpol, Europol.

Je pose la question : ces institutions appartiennent-elles au FETÖ ? Au METÖ ? Malgré les réalités internationales, vous ne pouvez pas échapper à vos responsabilités avec la « rhétorique du FETÖ ».

La Turquie est devenue aujourd'hui le centre de l'immigration internationale avec un taux de retour bien inférieur à la moyenne mondiale ; elle est devenue intégrée aux réseaux de trafic de drogue et d'êtres humains, de blanchiment d'argent et de paris virtuels.

Alors que la Direction générale de la sûreté est sous une lourde charge, vous êtes occupé à surveiller les policiers de l'opposition sur les réseaux sociaux.

Parmi tous les groupes professionnels, ce sont nos policiers et nos gendarmes qui présentent le taux de suicide le plus élevé.

Le personnel est seul, fatigué et en état d'épuisement professionnel.

Est-ce aujourd'hui que vous vous souvenez de la police et de la gendarmerie ?

Par le passé, des entretiens concernant des « imams secrets » vous concernant et des enquêtes sur la période de Şırnak ont été rendus publics.

Nous n'en avons jamais fait un outil politique. Parce que chez nous, il n'y a pas d'accusation sans preuve.

La gravité de l'État l'exige.

Mais vous, aujourd'hui, vous violez la bienséance de l'État en vous cachant derrière les institutions.

Si tu as le courage, parle en ton nom propre !

La vérité ne peut être dissimulée par des tweets.

Un ministre de l'Intérieur ne parle pas par polémiques sur les réseaux sociaux, mais par des actes.

Aucun résultat dans la lutte contre le crime organisé.

Aucune politique dans la gestion migratoire.

Quant à la sécurité des frontières, n'en parlons même pas.

Aucune stratégie face à la crise de la drogue et de la jeunesse.

Aucune volonté de protéger les droits de nos policiers.

Ce poste est un dépôt de la nation !

Vous ne travaillez pas pour servir la nation, mais pour protéger votre siège. Faites ce qui est nécessaire et quittez immédiatement cette fonction !