Aucun élément constitutif d'infraction n'avait été trouvé dans le premier rapport : le deuxième rapport du MASAK étend l'enquête à la mère et au fils d'İmamoğlu !

Suite à l'arrestation du maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, un deuxième rapport préparé par le MASAK allègue des transactions suspectes s'élevant à 65 millions de TL impliquant sa famille et ses entreprises.

12punto

Le maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul (İBB), Ekrem İmamoğlu, a fait l'objet d'un deuxième rapport préparé par le Conseil d'enquête sur les crimes financiers (MASAK) du ministère du Trésor et des Finances, suite à son arrestation.

Selon les informations rapportées par Sözcü, ce deuxième rapport formule de nouvelles accusations à l'encontre de la famille İmamoğlu et des entreprises qui leur sont liées. Ce nouveau document, long de 181 pages, examine diverses transactions financières, alors qu'aucun élément constitutif d'infraction n'avait été relevé dans le premier rapport.

Ce rapport a passé au crible les comptes du père d'Ekrem İmamoğlu, Hasan İmamoğlu, de sa mère Havva İmamoğlu, de son épouse Dilek İmamoğlu, de son fils aîné Selim İmamoğlu et de son fils cadet Semih İmamoğlu (20 ans), ainsi que ceux du PDG d'İmamoğlu A.Ş., Tuncay Yılmaz, et des sociétés SBB Gayrimenkul, Güllüce Tarımcılık et SEKU Yatçılık.

En particulier, des transactions portant sur 65 millions de TL et 600 000 euros liées au transfert de propriété de 25 biens immobiliers ont été examinées sous l'angle du blanchiment d'argent. Bien que ces opérations ne soient pas considérées comme inhabituelles pour une entreprise opérant dans le secteur de la construction, elles constituent le fondement des accusations.

Bien que les montants totaux, n'atteignant pas 100 millions de lires, ne soient pas particulièrement frappants pour une entreprise de construction, les accusations reposent sur ces éléments. Comme on le sait, une première allégation de corruption portant sur 560 milliards de lires, un montant dépassant le budget de l'İBB, avait été formulée à l'encontre d'İmamoğlu.

Le rapport du MASAK recommande la saisie de 23 biens immobiliers appartenant à Hasan İmamoğlu et à deux autres personnes. De plus, les transferts de fonds effectués par Selim İmamoğlu vers son entreprise en Croatie ont été qualifiés de revenus criminels, et une commission rogatoire internationale a été demandée.

PROTESTATIONS À KOCAELİ ET PROCESSUS JUDICIAIRE

Un procès a été ouvert contre 72 personnes interpellées lors des manifestations organisées à Kocaeli en réaction aux enquêtes visant Ekrem İmamoğlu. L'acte d'accusation requiert des peines allant de 6 mois à 4 ans d'emprisonnement. Il est allégué que, lors de ces manifestations, certains individus avaient le visage masqué et ont lancé divers objets sur la police. Le président de la branche provinciale du CHP à Kocaeli, Bülent Sarı, a déclaré que les jeunes avaient exercé leurs droits démocratiques de manière pacifique et qu'il les soutiendrait tout au long du processus juridique.