Ces propos n'ont pas été considérés comme des menaces : la vive réaction de Şirin Payzın à la décision du tribunal
La journaliste Şirin Payzın a exprimé son indignation après que le tribunal a statué que les propos « Il faut éliminer cette traînée », qui lui étaient adressés sur les réseaux sociaux, ne constituaient ni une « menace » ni une « insulte ».
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La journaliste Şirin Payzın a annoncé, dans une déclaration sur son compte de réseau social, la décision rendue par le tribunal dans le cadre du procès intenté suite à une publication contenant des propos virulents à son encontre. Payzın a souligné que la décision prise considère les menaces et les insultes proférées à l'encontre des membres de la presse et des femmes comme relevant de la « liberté d'expression ».
Payzın a rapporté qu'un utilisateur des réseaux sociaux lui avait envoyé un message disant : « Il faut éliminer cette traînée, infligeons-lui la plus lourde des peines ». Elle a précisé que ses avocats avaient engagé des poursuites judiciaires suite à ce message.
LA DÉCISION DU TRIBUNAL SUSCITE L'INDIGNATION
Selon les explications de Payzın, le tribunal a statué que ces propos ne pouvaient être qualifiés de menaces ou d'insultes. Indiquant avoir reçu la décision aujourd'hui, Payzın a déclaré que le tribunal avait conclu à l'absence de tout élément constitutif d'une infraction pour les propos en question.
Voici la publication de Şirin Payzın :
'Un déséquilibré m'a écrit ceci sur les réseaux sociaux : « Il faut éliminer cette traînée, infligeons-lui la plus lourde des peines ». Mes avocats ont porté plainte. La décision du tribunal est arrivée aujourd'hui. Ces mots ne seraient pas considérés comme des menaces. Ce ne serait pas non plus une insulte. En somme, toutes sortes de menaces, d'insultes et d'intimidations à l'encontre des journalistes, des femmes, des jeunes et des artistes relèvent de la liberté de pensée. Mais si un journaliste tente d'expliquer quelque chose en citant un exemple historique, les peines commencent à 4 ans de prison.'